A votre santé !

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Nous répondons à toutes vos questions sur la santé des femmes

mardi 7 février 2012

Dépression...si vous travaillez plus de 11 h !

Selon une étude, travailler plus de onze heures par jour accroît le risque de dépression, autant que le chômage. (source: figaro.fr)

Le travail a un effet protecteur sur la santé mentale, mais dans certaines limites seulement. On sait depuis longtemps que le risque de dépression est multiplié par deux en cas de chômage: 16 % de risque pour un chômeur ou un inactif, contre 8 % pour un actif, selon les chiffres de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees, décembre 2006). Les taux de suicide sont plus élevés chez les personnes sans emploi que chez les individus actifs. Mais un temps de travail excessif serait aussi associé à un risque accru de dépression.

C'est ce que viennent de montrer les données d'une nouvelle étude publiée par la revue scientifique en ligne Plos One qui révèlent cette fois que le surmenage n'est pas non plus favorable à la santé mentale. En effet, le risque de dépression est doublé chez ceux qui travaillent au moins onze heures par jour par rapport à ceux qui y consacrent «seulement» entre sept et dix heures.

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont analysé les réponses de plus de 2 .000 employés de la cohorte britannique Whitehall II qui avaient répondu à des questionnaires détaillés à la fin des années 1990.

lundi 6 février 2012

Les Médecins ? Pas des agents administratifs de l’Etat

 Le Journal du Médecin poursuit sa série... sur la vision des présidents de parti de l’accord fédéral sur les soins de santé, c’est autour de Charles Michel de répondre aux questions. Le président du MR revient sur un aspect, qui selon lui, n’a pas été assez mis en avant : « Grâce à cet accord, on garde les mêmes types de remboursement au sud et au nord du pays. Les médecins, de Bruxelles et d’ailleurs, ne doivent pas remplir des documents complètement différents suivant les patients qu’ils soignent. Ce n’était pas un aspect si évident… lorsque la crise faisait craindre l’éclatement. Par ailleurs, avec l’accord institutionnel, on va intensifier l’aide aux personnes via les Communautés. »

Pour lui, le plus important reste l’utilisation de tous les moyens : « Le budget sera en phase avec la réalité des dépenses. Evidemment, des économies ont été faites…mais on a épargné au mieux les patients. On poursuivra le travail d’amélioration des soins de santé en concertation avec les médecins et les autres acteurs de la santé. Au MR, nous avons toujours accordé une grande attention au secteur médical. C’est essentiel pour garder une santé de qualité pour l’ensemble de la population. On est, en outre, très attaché à la liberté thérapeutique. Le sénateur et médecin, Jacques Brotchi a réalisé d’ailleurs un important travail en la matière. »
Charles Michel est conscient que les médecins font aussi des efforts : « Je salue le travail et les sacrifices qui ont été faits dans le cadre de l’accord médico-mutuelle. Cela permet aussi de stabiliser le modèle social. »
Avec la nouvelle réforme institutionnelle, le président du MR est conscient que les médecins et les acteurs de la santé sont parfois perdus dans tous les transferts de compétence : « En santé, comme dans d’autres domaines, on va devoir faire preuve de pédagogie. Je me rends déjà souvent sur le terrain pour expliquer ce que cet accord changera concrètement pour  les gens. Nous sommes à la disposition de tous les acteurs de la santé. On expliquera comment cet accord va faire évoluer leur pratique quotidienne. »
Au cœur du débat, l’avenir du Numerus clausus a mis de la tension autour de la table fédérale : « On a beaucoup bataillé sur les numéros Inami à la table des négociations. Il faudra une évolution. Tant au Nord qu’au Sud, les acteurs politiques en sont conscients. Un assouplissement est indispensable » souligne Charles Michel qui pourfend le débat francophone sur les études de médecine : « Je reste favorable à un examen d’entrée. M. Brotchi a défendu cette ligne contre le texte du ministre Jean-Claude Marcourt. Je déplore que certains partis tiennent un double langage en la matière. »
Enfin, il attend toujours un vrai cadastre des médecins : « Je sais qu’un travail a déjà été réalisé en la matière, mais c’est insuffisant. Il est urgent d’avoir un vrai cadastre des médecins qui travaillent à soigner les gens dans ce pays. Ce sera la seule solution pour avoir un impact objectif sur l’avenir des numéros Inami. Vouloir ce cadastre, ce n’est pas une position idéologique. Je veux que tous les acteurs politiques se rendent compte que la société a évolué ces dernières années. Certains médecins veulent travailler moins. D’autres ne veulent plus être au contact des patients. Je le respecte. Notre travail est toutefois d’être certain qu’il y aura assez de médecins pour tout le monde.»
Dans ce contexte, il est favorable à une évolution des gardes des médecins : « On défend notamment les projets dans certaines communes de mettre en place des taxis sociaux qui conduisent les patients chez le médecin. »
Il garde aussi toute sa confiance dans les médecins pour le dépistage du cancer du sein : « Le médecin généraliste doit vraiment être au centre du dispositif. C’est un dépistage qui devrait sans doute être aussi mieux développé localement. On peut encore mieux le cibler, le personnaliser. Seule la proximité peut permettre d’améliorer le taux dépistage. On doit aussi tenir compte d’un aspect générationnel. Je sens que les femmes évoluent face à cette maladie et à son dépistage. »
A Wavre justement, Charles Michel mise sur la santé au niveau local : « J’ai une échevine de la santé. Des études, au niveau mondial, montre une amélioration de la santé de la population d’une ville lorsque l’on mène une politique locale de la santé. On voit déjà les premiers effets après 4 à 5 ans. » A bon entendeur…
Vincent Lievin

Cigarette électronique: bonne ou pas?

Le débat sur la cigarette électronique anime certains médecins en Belgique. En France aussi . Une enquête du Parisien le montre: La cigarette électronique, un moindre mal face au tabac? En France, bon nombre de médecins et de chercheurs tirent la sonnette d’alarme sur un florissant et dépourvu de contrôles rigoureux. Apparue en 2007, la e-cigarette est un dispositif électrique qui a la forme d’un cylindre comparable à la cigarette. Lorsque l’on tire une bouffée, une diode simule virtuellement la combustion. (Source: le Parisien.fr)
A l’autre extrémité, une partie « filtre » héberge une cartouche composée d’une solution à base de propylène glycol ou de glycérol, et de divers arômes (menthe, fraise, tabac…). A cela peut être ajoutée une certaine dose de nicotine. Au consommateur de choisir.
Le fumeur inhale ces composants et c’est de la vapeur d’eau qui est expirée. Un moyen de ne pas rompre complètement avec la cigarette, grâce à l’apport nicotinique ou au maintien de la gestuelle. De nombreuses objections ont été formulées depuis quelques années contre la e-cigarette. Parmi elles, la présence de propylène glycol, composé chimique pouvant entraîner des irritations de la gorge ou, à forte dose, des états d’ébriété.

samedi 4 février 2012

Tabacstop : 60% d'appels en plus !

Depuis l’obligation de mentionner Tabacstop sur les paquets de cigarettes, les appels téléphoniques ont augmenté de 66 %. La Fondation contre le Cancer souhaite que la même mention apparaisse sur les paquets de tabac à rouler. 86 % des Belges sont pour.
Le 4 février, la ministre de la Santé publique Laurette Onkelinx prendra place à la centrale téléphonique de Tabacstop. Une visite organisée à l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, et suite à l’énorme succès rencontré par Tabacstop depuis que la loi oblige à mentionner le numéro 0800 111 00 sur les paquets de cigarettes. Les appels téléphoniques ont en effet augmenté de 66 %, tandis que le nombre de visiteurs du site a connu une hausse de 53 %. Pour la Fondation contre le Cancer, cela montre clairement qu’il serait tout aussi utile de mentionner également Tabacstop sur les paquets de tabac à rouler.

vendredi 3 février 2012

Mutilations génitales féminines : les chiffres

Le nombre de femmes excisées augmentent constamment en Belgique bien que cette pratique soit punie depuis 2001, ont expliqué vendredi des associations comme Intact et le Gams Belgique lors d'une conférence de presse à l'occasion de la journée internationale contre les mutilations génitales féminines le 6 février.

Par mutilation génitale féminine, il faut entendre toute intervention qui conduit à l'ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toutes autres mutilations de l'appareil génital féminin qui sont pratiquées pour des raisons non thérapeutiques.
 Une étude a ainsi démontré que 1.975 petites filles courent le risque d'être excisées en Belgique. De même, près de 6.260 femmes excisées habitent notre pays. L'augmentation de leur nombre s'explique par l'immigration ces dernières années de nombreuses femmes issues de pays où les mutilations génitales sont pratiquées.

80 pc des femmes victimes de mutilations génitales qui vivent en Belgique sont originaires des mêmes 10 pays africains dont la Guinée, la Somalie, l'Egypte, le Nigeria et la Côte d'Ivoire. La problématique est particulièrement aiguë en Flandre où 3.550 petites filles et femmes sont excisées ou courent le risque de l'être. Bruxelles et la Région wallonne suivent avec respectivement 3.037 et 1.648 victimes.

Dents : une première belge !

Une mâchoire artificielle conçue grâce à une technique innovante d'imagerie 3D a été implantée à une patiente aux Pays-Bas, qui a notamment retrouvé ainsi l'usage de la parole, a annoncé jeudi l'équipe qui a réalisé cette opération présentée comme une première mondiale.
La technique consiste à modéliser en trois dimensions, sur ordinateur, la partie du squelette malade, dans ce cas une grave inflammation de la mâchoire, et à "imprimer" une prothèse en titane reprenant exactement ses dimensions.

jeudi 2 février 2012

Drogués? Un cerveau avec des anomalies !

Les chercheurs savaient déjà que le cerveau d’une personne souffrant d’accoutumance à la drogue présentait certaines caractéristiques, sans toutefois arriver à trancher si celles-ci existaient avant l’usage de la drogue ou en résultaient.
Pour tenter d’en savoir plus, les auteurs de cette étude parue dans la revue américaine Science datée du 3 février, ont étudié les réactions chez des sujets frères et sœurs, les uns prenant régulièrement de la drogue et les autres n’ayant pas d’antécédent d’abus d’alcool ou de drogue.
 
Les chercheurs ont comparé le cerveau de ces sujets à celui d’autres personnes dites « saines », c’est-à-dire sans aucune accoutumance, qui ont servi de groupe témoin.
Ils ont d’abord testé la capacité des sujets de tous les groupes à contrôler leurs pulsions, en utilisant pour cela un test qui permet de mesurer la rapidité d’une personne à passer de l’exécution d’une série d’instructions à une autre série, expliquent ces scientifiques.
Le groupe des fratries a obtenu de mauvais résultats comparé aux personnes du groupe témoin.
Les chercheurs ont ensuite procédé à des scanners du cerveau chez les sujets de tous les groupes, afin de voir s’il y avait des différences physiologiques entre les participants.
Ils ont ainsi été en mesure d’observer plusieurs anomalies dans la partie frontostriatale du cerveau des participants du groupe des fratries, anomalies absentes dans le groupe témoin. (lesoir.be)