A votre santé !

A votre santé !
Nous répondons à toutes vos questions sur la santé des femmes
Affichage des articles dont le libellé est ULB. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ULB. Afficher tous les articles

mardi 20 mars 2012

Cédric Blanpain et les cellules souches contre le cancer

Ce mardi 20 mars, Rudy Demotte et Jean Marc Nollet se sont au sein des laboratoires de l’ULB, afin de rencontrer le professeur Cédric Blanpain, le lauréat du prix annuel du jeune investigateur le plus méritant dans le domaine des cellules souches.
Ce Prix très prestigieux a été décerné pour les travaux que le Dr Blanpain et son équipe de l’ULB, composée aujourd’hui d’une trentaine de chercheurs, ont réalisés dans le domaine des cellules souches et du cancer.

Pour rappel, le projet de Cédric Blanpain propose d’utiliser de nouvelles approches multidisciplinaires combinant traçage de cellules isolées, analyse clonale tridimensionnelle sur tissus entiers des cellules marquées aux cours du temps et modélisation mathématique des données obtenues en collaboration de l’équipe du Pr. Ben Simmons du département de physique de l’Université de Cambridge.
Cette nouvelle approche intégrée de homéostasie tissulaire devrait permettre à l’équipe de Cédric Blanpain de faire des avancées majeures dans la compréhension de la dynamique de prolifération des cellules souches durant l’homéostasie tissulaire et le développement des cancers.

lundi 19 décembre 2011

Cancer du sein : un suivi personnalisé

C'est le Soir qui l'annonce...le suivi du cancer du sein sera encore plus personnalisé. Toutes les femmes souffrant d'un cancer du sein ne sont pas égales devant la maladie. Certains cancers sont plus agressifs que d'autres. Certains se soignent mieux, d'autres moins et parfois même de manière parfaitement incompréhensible. Pourquoi ? (source: le soir.be) (Par Christian Du Brulle)

« Jusqu'à présent, nous connaissions déjà différents types de cancers. Mais ce qui nous étonne, c'est l'évolution différente chez certaines patientes de cancers pourtant parfaitement identiques », explique le docteur François Fuks, du laboratoire d'épigénétique du cancer de l'ULB (Erasme).
Pourquoi chez l'une, le traitement semble-t-il bien fonctionner et pas chez une autre ? « La réponse réside sans doute dans l'épigénome », estime François Fuks.
Notre génome est écrit avec quatre lettres, quatre nucléotides désignés par les lettres A, T, C et G dont les séquences forment notre ADN. Mais il existe aussi une cinquième lettre dans cet alphabet de la vie : « 5mC ».
Cette cinquième lettre sert à habiller chimiquement nos gènes par un phénomène de méthylation. Quand un gène est ainsi habillé (méthylé), il ne fonctionne plus de manière optimale. La tumeur peut se développer.
C'est cette cinquième lettre qui intéresse beaucoup l'équipe de l'ULB et de l'Institut Bordet.
La méthylation de nos gènes peut avoir diverses origines. Soit il s'agit d'un caractère hérité, soit d'un phénomène induit par l'environnement.
« Dans l'un ou l'autre de ces cas, elle n'est pas irréversible. Mais avant d'agir sur cette méthylation, notre travail se concentre sur sa détection », précise le Dr Sotiriou (Bordet).
« Et nous venons d'enregistrer quelques avancées dans ce domaine, précise le Dr Fuks. La première, c'est d'avoir identifié trois nouveaux sous-types de cancers du sein lié à des différences épigénétiques. Nous en connaissions trois, cela fait donc six au total. En outre, dans les trois nouveaux cas, nous remarquons que cette méthylation se produit lorsque certaines tumeurs sont gorgées de lymphocytes T, des lymphocytes qui en théorie devraient éliminer les cellules malades (et cancéreuses). Cela montre l'importance de l'épigénétique dans l'hétérogénéité des cancers, estime-t-il. Si la méthylation est surabondante ou au contraire sous-exprimée, à cancers strictement similaires, le traitement ne donnera pas les mêmes résultats. Nous avons donc là un nouvel indicateur pronostique et prédictif. »
Le but de ces travaux ? On l'aura compris : améliorer la prise en charge des patientes en fonction de leur épigénome. « Mais aussi pouvoir dépister très tôt la présence de ces défauts de méthylation, simplement dans une prise de sang, commente François Fuks. Pour l'instant, on détecte ces modifications de méthylation au niveau des tumeurs. Demain, nous espérons pouvoir détecter les marqueurs de ces défauts épigénétiques dans le sang. » Des outils spécifiques doivent encore être établis. Les chercheurs de l'ULB s'y attachent !  (source: le soir.be)