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mardi 18 octobre 2011

Arrêter de fumer sans grossir !

Arrêter de fumer fait grossir. Tout le monde le dit...et pourtant ce n'est pas toujours le cas, loin de là ! "Les fumeurs qui veulent arrêter sont souvent refroidis...par le risque de prendre du poids. On ne le sait pas assez, mais 30% des personnes qui arrêtent de fumer ne prennent pas un kilo" note le Dr Pierre Nys Tabacologue qui fait le point dans le Journal du Médecin, sur le tabac et la santé en Belgique. "Evidemment, 12% des gens prennent plus de 15 Kg."

La proportion des fumeurs est en hausse, particulièrement chez les femmes. Selon une enquête de l’association Droit des non-fumeurs, en France, 36 % des femmes débutant une grossesse seraient fumeuses et 22 % le seraient encore au moment de l’accouchement. (source : carevox.fr)
La nicotine, en plus de ses effets collatéraux, dont la dépendance qui fait absorber à grandes inspirations les 4 000 composés toxiques de la cigarette… permet de brûler quotidiennement 200 petites calories supplémentaires si l’on fume 24 cigarettes par jour. Fumer ne fait donc pas vraiment maigrir : la cigarette limite juste la prise de poids consécutive à un minuscule faux-pas alimentaire ou à une certaine inertie physique.
À l’inverse, arrêter de fumer peut faire grossir, environ une femme sur quatre, souvent mince, peu sportive et qui se prive plutôt à mauvais escient.
Sans tabac, on retrouve le plaisir de la table, les parfums, les goûts, les textures… Facteur de risque aussi de prise de poids, la survenue de pulsions alimentaires pour le sucre surtout. Il s’agit par conséquent de ne pas remplacer les cigarettes savourées au moment du café (d’autant plus apprécié par les fumeurs qu’il potentialise l’effet psychostimulant de la cigarette) ou grillées lors d’un stress, par un en-cas superflu, gras et/ou sucré, aussi rapidement satisfaisant que la cigarette d’autrefois.
 

mardi 26 juillet 2011

Tabac chez les femmes enceintes



Les dégâts de la cigarette sur les nouveau-nés  sont effroyables. L’UCL a présenté récemment ses résultats  de la recherche sur le tabac, et en particulier ceux  d’une étude qui traite du syndrome de manque développé par les nouveau-nés de mères fumeuses au cours de premiers jours de leur vie. Le Dr Véronique Godin a suivi dix-sept  femmes enceintes fumant plus de dix cigarettes par jour et seize femmes enceintes non fumeuses, ainsi que leurs bébés respectifs jusqu’à cinq jours après leur naissance. Pour le député, André du Bus de Warnaffe, CDH, cette étude a démontré que les nouveau-nés exposés au tabagisme maternel durant la grossesse présentaient des syndromes de sevrage au cours de leurs cinq premiers jours de vie. On doit mettre en place plus de préventions en la matière. »

Fadila Laanan, ministre de la Santé a un avis tranché sur la question : «  Bien qu’il faille favoriser l’arrêt du tabagisme  chez les futures mères, le principe de tolérance zéro n’a guère de sens. Il faut proposer des réponses réalistes qui soient en adéquation avec les décisions des futures mères. Nous savons tous que certaines arrêteront de fumer, d’autres réduiront leur consommation et les troisièmes n’arrêteront pas. Il convient donc d’offrir des structures d’aide et un accompagnement ad hoc aux futures mères. Il existe un programme de prise en charge comprenant huit consultations par grossesse destiné à aider les femmes enceintes à arrêter de fumer. Elles sont assurées par un tabacologue, docteur en médecine ou professionnel de la santé, spécialisé dans le sevrage tabagique. »



Pour la ministre, il suffit que la femme demande une attestation de grossesse au gynécologue  qui la suit afin que ces séances soient remboursées par sa mutualité. Les équipes d’accompagnement des futures mères les incitent à réduire au tant que possible leur consommation. « Il faut garder à l’esprit que de nombreux facteurs influencent la consommation de tabac. La connaissance des risques ne suffit malheureusement pas pour arrêter de fumer, c’est pourquoi il faut accompagner les femmes enceintes dans leur démarche de modification de leur comportement tabagique » ajoute la ministre bruxelloise.
 Le Fares, soutenu par l’Inami et le SPF de la Santé publique, travaille dans ce sens en sensibilisant et en formant des gynécologues,  des médecins généralistes, des sages-femmes et d’autres acteurs de la petite enfance. La Communauté française s’associe aux messages de prévention du tabagisme. Elle est d’ailleurs déjà associée au projet du Fares via l’ONE.
De son côté,
Marie-Dominique Simonet, ministre de l’Enseignement obligatoire, est vigilante aux actions menées dans les écoles contre le tabac : «  Dans la promotion de la santé et l’éducation au bien-être en milieu scolaire, les intervenants sont très nombreux. On observe parfois un encombrement de mesures et de dispositifs, ce qui entraîne paradoxalement un morcellement des actions. Afin d’éviter la multiplication d’interventions de qualité mais non coordonnées, nous avons eu l’idée, avec ma collègue Fadila Laanan, de créer une cellule bien être dans les écoles. Elle serait composée de l’ensemble des acteurs de première ligne qui se concerteraient régulièrement afin d’aider le chef d’établissement scolaire à définir les lignes de force pour son école. »