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lundi 18 juin 2012

Lancement de BioVacSafe : mieux comprendre les mécanismes immunitaires impliqués dans la vaccination

Les vaccins sont reconnus pour être un moyen efficace et bon marché de lutte contre les maladies infectieuses. Avec des milliards de doses de vaccins administrées dans le monde chaque année, la sécurité des vaccins a toujours été une priorité pour les entreprises pharmaceutiques, les régulateurs, les professionnels de la santé et le grand public. Dans ce contexte, développer de nouvelles approches, méthodes et outils pour renforcer cette sécurité est une priorité.

 Le 1er mars 2012, le projet « Biomarkers for Enhanced Vaccine Immunosafety » (BioVacSafe) a été lancé avec pour objectif une meilleure compréhension des mécanismes immunitaires qui entrent en jeu dans la vaccination et l’identification de nouveaux biomarqueurs prédictifs de l’innocuité des vaccins. BioVacSafe est un consortium public-privé de 19 partenaires issus à la fois d’entreprises pharmaceutiques spécialisées dans la vaccination (consortium privé), dont GSK Vaccines, et d’experts d’institutions académiques majeures, de petites et moyennes entreprises et d’ organisations non-gouvernementales (consortium public).

Avec un budget de 30,2 millions d’euros pour cinq ans, le projet BioVacSafe permet aux 19 partenaires du projet de développer des biomarqueurs prédictifs permettant le développement de vaccins encore plus sûrs.
Christophe Weber, Président et General Manager de GSK Vaccines, explique : « Notre entreprise est particulièrement fière de participer à cet important projet. Nous mettrons notre expertise à disposition du projet en impliquant nos chercheurs et en partageant notre expérience en recherche et développement, tant au niveau clinique que pré-clinique.».

vendredi 2 mars 2012

Vaccination contre le rotavirus : une évolution

Les symptômes caractéristiques de l’infection à rotavirus sont des diarrhées liquides, des vomissements, de la fièvre et des douleurs abdominales. La sévérité de l’infection s’étend de formes asymptomatiques (dans la plupart des cas) à des formes graves, entraînant une déshydratation considérable qui peut être mortelle. La réhydratation est le traitement clé et doit être pratiquée le plus vite possible.

A l’âge de cinq ans, pratiquement tous les enfants auront vécu un épisode de gastroentérite à rotavirus. Avant l’homologation de la vaccination contre le rotavirus, on estimait que parmi les enfants européens âgés de 5 ans ou moins, environ 200 à 250 mouraient chaque année d’une infection à rotavirus. On estimait également que 87 000 (1 sur 54) étaient hospitalisés chaque année pour une gastroentérite à rotavirus, que 700 000 (1 sur 7) nécessitaient une consultation médicale et que 3,6 millions vivaient un épisode de gastroentérite à rotavirus.

Le rotavirus étant très contagieux et résistant à son environnement. La vaccination est reconnue comme la seule mesure ayant un impact significatif sur l’incidence des gastroentérites aiguës à rotavirus.

mardi 31 janvier 2012

HPV : Fadila Laanan toujours favorable au vaccin

Au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Fadila Laanan, la ministre de la santé a fait le point sur la vaccination HPV. "Afin de disposer d’un avis clair sur la vaccination HPV, ma collègue fédérale Laurette Onkelinx en charge de la Santé publique, a demandé un rapport complet sur les effets secondaires des vaccins HPV à l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFPMS)  ainsi que l’avis du Conseil Supérieur de la Santé."


Ainsi, début janvier, le Centre belge d’information pharmacothérapeutique a confirmé que la balance bénéfice-risque de la vaccination HPV est positive en prévention des infections par le HPV et des dysplasies cervicales, mais qu’il n’est pas prouvé à l’heure actuelle que la vaccination diminue l’incidence des cancers du col utérin.
En outre, il mentionne que les données actuellement disponibles indiquent que, chez les femmes âgées de 15 à 25 ans n’ayant pas été infectées par le HPV, les vaccins HPV sont très efficaces en prévention des infections par les génotypes présents dans les vaccins et des dysplasies cervicales.
Il mentionne aussi que les effets indésirables des vaccins contre le HPV consistent principalement en des troubles bénins et transitoires comme une douleur, une rougeur , un gonflement, et que le suivi après commercialisation n’a pas mis en évidence d’effets indésirables graves.
"En ce qui me concerne, j’ai fait le choix de m’appuyer sur des recommandations scientifiques issues d’un mécanisme fédéral éprouvé dont la mission est de documenter les services publics. Je fais confiance à ces organes d’avis scientifiques. C’est pourquoi, tant que je ne disposerai pas du nouvel avis du Conseil Supérieur de la Santé, je considère comme prématuré de modifier la mise à disposition du vaccin HPV choisi par le Gouvernement. Par contre, si, à l’issue des rapports complets qui seront délivrés, des éléments objectifs devaient amener les autorités fédérales à inverser le rapport bénéfices/risques de la vaccination contre le HPV, il est évident que je prendrai les dispositions nécessaires.  Je rappelle que les vaccinateurs sont toujours des médecins. Ils s’assurent d’abord de l’état de santé du patient avant toute intervention. La vaccination contre le HPV est effectuée dans ce cadre. D’autre part , les parents des jeunes filles susceptibles de recevoir le vaccin HPV sont informés par le biais d’un dépliant spécifique remis par les services PSE et/ou, plus généralement, par les vaccinateurs. Ce document est téléchargeable sur le site web de la Direction générale de la Santé. En conclusion, je souhaite m’appuyer sur des avis scientifiques solides et confirmés avant d’envisager toute action. Dans ce sens, je fais confiance aux organes d’avis qui rassemblent les meilleurs experts dont dispose la Belgique et ce n’est qu’à l’issue de ce processus scientifique que je prendrai une nouvelle décision politique, le cas échéant."

vendredi 18 novembre 2011

Grippe: pas encore de vaccination chez les personnes à risque

L'arrivée de l’automne amène chaque année une nouvelle saison de grippe. Combien de Belges se font vacciner contre cette maladie saisonnière ? Dans son troisième rapport, l'Agence Intermutualiste (AIM) passe au crible les chiffres des campagnes de vaccination 2007-2008 et 2008-2009.  
Les plus de 65 ans, les personnes résidant dans une institution, les femmes enceintes, les diabétiques,… figurent parmi les groupes à risque pour lesquels le Conseil Supérieur de la Santé recommande une vaccination contre la grippe. Pour les plus de 65 ans, l'Organisation mondiale de la Santé avance même pour objectif un taux de vaccination de 75 %. Quels sont les chiffres en Belgique ? L'AIM a analysé les données de l'échantillon permanent (EPS), un instrument fiable pour les études de santé, pour les hivers 2007-2008 et 2008-2009 et les a listés dans son troisième rapport !

Légère amélioration chez les plus de 65 ans

Dans l'ensemble de la population, le taux de vaccination s'élève à 15,5 % pour l'hiver 2008-2009. Ce chiffre est toutefois légèrement sous-estimé, l'AIM ne disposant pas des données relatives aux vaccinations des services de médecine du travail. Pour les plus de 65 ans, l'agence dispose néanmoins de données complètes : 63 % ont été vaccinés au cours de l'hiver 2008-2009. Ce qui représente une légère amélioration par rapport aux deux études précédentes pour lesquelles les taux étaient de 60 % durant l'hiver 2006-2007 et de 59 % durant l'hiver 2003-2004. Autre constatation intéressante : le DMG a visiblement un impact positif sur le taux de vaccination. 70 % des plus de 65 ans résidant à domicile et disposant d'un DMG sont vaccinés, contre 49 % pour les plus de 65 ans sans DMG.

Et les autres groupes à risque ?

·         Vaccination systématique des résidents de maisons de repos : environ 82 % des résidents de maisons de repos ont été vaccinés durant l'hiver 2008-2009.
·         Taux de vaccination plus élevé des patients diabétiques : les personnes diabétiques de plus de 65 ans et reprises dans la convention du diabète atteignent la norme OMS de 75 %. Les patients diabétiques qui ne prennent que des médicaments oraux n'atteignent quant à eux pas la norme (72 %).
·         Taux de vaccination plus faible des femmes enceintes : l'AIM n'a constaté aucune différence entre les femmes n'ayant pas accouché et celles ayant accouché durant la première moitié de 2009. Les deux groupes ont en effet atteint un taux de vaccination de 2 %. Il semble donc clair que ce groupe cible doit être davantage et mieux sensibilisé aux avantages de la vaccination contre la grippe.

Meilleure sensibilisation

Certains groupes spécifiques atteignent donc l'objectif de vaccination de l'OMS de 75 % (les résidents de maisons de repos par exemple), mais ce n’est pas le cas pour les personnes de plus de 65 ans résidant à domicile. L'AIM plaide dès lors pour une meilleure sensibilisation à la vaccination contre la grippe chez les malades chroniques et autres personnes vulnérables. L'importance de la vaccination doit également être mise en avant pour les femmes enceintes.

vendredi 9 septembre 2011

La fin des vignettes de vaccination

Chaque année de nombreuses mamans ou papas perdent les vignettes de vaccinations. Une bonne nouvelle, cela va changer ! C'est le Journal du Médecin qui l'annonce. La rentrée scolaire et politique 2011 est un peu plus chargée que les autres années en matière de vaccination. La ministre de la santé de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Fadila Laanan,  détaille l’ensemble des nouveautés. La première sera administrative avec l’abandon progressif des vignettes de vaccination.

Pourquoi avez-vous décidé un tel changement ?
« Depuis de très nombreuses années, les vaccinateurs commandent les vaccins via un système de vignettes.  C’est un système qui doit être revu depuis longtemps car il est peu pratique et dépassé : le système papier est obsolète par rapport à l’essor informatique. Jusqu’à présent, un système électronique de commande de vaccins n’a jamais pu être mis en place en Fédération Wallonie-Bruxelles car il nécessite –au-delà de la participation de tous les vaccinateurs- une informatisation de tous les vaccinateurs, un système informatique centralisé, un partage des données et des accès aux bases de données.  Cette année scolaire 2011-2012 sera consacrée à la mise en place de ce projet ambitieux. »


Comment comptez-vous le mettre en place ?
« Concrètement, dans un premier temps, ce système s’adressera aux services de promotion de la santé à l’école et aux centres psycho-médico-sociaux de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Cela concernera non seulement le HPV mais aussi le RRO (rougeole, rubéole, oreillons), le DTPa (diphtérie, tétanos, coqueluche) et l’hépatite B (adulte). Dans un deuxième temps, il s’adressera à tous les vaccinateurs et donc aussi aux médecins généralistes et aux pédiatres. Les différents utilisateurs potentiels de ce système ont marqué un intérêt positif pour un tel système. »
Cela va-t-il changer quelque chose pour le médecin ?
« Il s’agira d’un programme informatique qui permettra de gérer les commandes, les stocks, d’initier les commandes et de générer la base de données « vaccinations » qui se remplira progressivement.  En pratique, chaque vaccinateur (médecin ou institution) pourrait dès lors se connecter au système via sa carte d’identité électronique et serait ensuite identifié comme utilisateur autorisé par la plateforme e-health, qui lui donnerait alors accès à ce système informatisé. »
En 2011, 10 nouveaux lots de vaccins ont été attribués ?

« Effectivement. Il y aura 4 nouveautés : Cervarix, Prévenar, celui de l’hépatite  avec deux doses au lieu de trois et celui de la rougeole-rubéole et oreillons. On va aussi lancer une grande campagne de sensibilisation en radio et en TV pour améliorer le taux de couverture. »

Vous avez réussi à faire des économies en faisant un appel d’offre européen pour l’achat de vaccins ?

« On a pu économiser des milliers d’euros en jouant notamment sur la durée des contrats. Les montants annuels prévisibles sont très différents pour deux ou pour quatre ans. En effet, pour deux ans, les dépenses annuelles sont estimées à 7.910.530 euros et pour quatre ans, elles sont estimées à 6.434.883 euros. »