A votre santé !

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Nous répondons à toutes vos questions sur la santé des femmes

vendredi 18 novembre 2011

Grippe: pas encore de vaccination chez les personnes à risque

L'arrivée de l’automne amène chaque année une nouvelle saison de grippe. Combien de Belges se font vacciner contre cette maladie saisonnière ? Dans son troisième rapport, l'Agence Intermutualiste (AIM) passe au crible les chiffres des campagnes de vaccination 2007-2008 et 2008-2009.  
Les plus de 65 ans, les personnes résidant dans une institution, les femmes enceintes, les diabétiques,… figurent parmi les groupes à risque pour lesquels le Conseil Supérieur de la Santé recommande une vaccination contre la grippe. Pour les plus de 65 ans, l'Organisation mondiale de la Santé avance même pour objectif un taux de vaccination de 75 %. Quels sont les chiffres en Belgique ? L'AIM a analysé les données de l'échantillon permanent (EPS), un instrument fiable pour les études de santé, pour les hivers 2007-2008 et 2008-2009 et les a listés dans son troisième rapport !

Légère amélioration chez les plus de 65 ans

Dans l'ensemble de la population, le taux de vaccination s'élève à 15,5 % pour l'hiver 2008-2009. Ce chiffre est toutefois légèrement sous-estimé, l'AIM ne disposant pas des données relatives aux vaccinations des services de médecine du travail. Pour les plus de 65 ans, l'agence dispose néanmoins de données complètes : 63 % ont été vaccinés au cours de l'hiver 2008-2009. Ce qui représente une légère amélioration par rapport aux deux études précédentes pour lesquelles les taux étaient de 60 % durant l'hiver 2006-2007 et de 59 % durant l'hiver 2003-2004. Autre constatation intéressante : le DMG a visiblement un impact positif sur le taux de vaccination. 70 % des plus de 65 ans résidant à domicile et disposant d'un DMG sont vaccinés, contre 49 % pour les plus de 65 ans sans DMG.

Et les autres groupes à risque ?

·         Vaccination systématique des résidents de maisons de repos : environ 82 % des résidents de maisons de repos ont été vaccinés durant l'hiver 2008-2009.
·         Taux de vaccination plus élevé des patients diabétiques : les personnes diabétiques de plus de 65 ans et reprises dans la convention du diabète atteignent la norme OMS de 75 %. Les patients diabétiques qui ne prennent que des médicaments oraux n'atteignent quant à eux pas la norme (72 %).
·         Taux de vaccination plus faible des femmes enceintes : l'AIM n'a constaté aucune différence entre les femmes n'ayant pas accouché et celles ayant accouché durant la première moitié de 2009. Les deux groupes ont en effet atteint un taux de vaccination de 2 %. Il semble donc clair que ce groupe cible doit être davantage et mieux sensibilisé aux avantages de la vaccination contre la grippe.

Meilleure sensibilisation

Certains groupes spécifiques atteignent donc l'objectif de vaccination de l'OMS de 75 % (les résidents de maisons de repos par exemple), mais ce n’est pas le cas pour les personnes de plus de 65 ans résidant à domicile. L'AIM plaide dès lors pour une meilleure sensibilisation à la vaccination contre la grippe chez les malades chroniques et autres personnes vulnérables. L'importance de la vaccination doit également être mise en avant pour les femmes enceintes.

Faut-il un test de dépistage systématique des dysfonctionnements de la thyroïde pendant la grossesse


La grossesse est une étape de la vie d'une femme où s’exerce une forte contrainte sur la thyroïde.  A titre d'exemple, l’hyperthyroïdie maternelle non contrôlée pendant la grossesse expose le fœtus à des risques de malformations et de mort in utero. Ceci est rare maintenant car les femmes sont correctement prises en charge. Au Québec, un débat a lieu pour l'instant sur la question du suivi des femmes enceintes et de leur thyroide. Moins d'une femme sur quatre (24 %) se soumet à un test de dépistage des dysfonctionnements de la thyroïde pendant la grossesse, et ce, malgré les risques possibles pour la santé de la mère et de l’enfant à naître, selon un récent sondage d’Harris Decima. (source: canoe.ca)


Pourtant, un problème de thyroïde non traité peut augmenter le risque d’avortement spontané, d’anomalies congénitales et de troubles de développement et d’apprentissage chez l’enfant.
Le test de la thyroïde pendant le premier trimestre de la grossesse devrait être obligatoire, selon la Dre Andrée Boucher, spécialiste de la thyroïde au Centre universitaire de santé de Montréal. «L’approvisionnement en hormones thyroïdiennes de l’enfant à naître est assuré par la mère. Un apport insuffisant en hormones peut se traduire par un retard de croissance et perturber le développement du cerveau», explique-t-elle.
Le Québec a déjà ouvert la voie quand, en 1972, le chercheur québécois Jean Dussault mettait au point un nouveau test sanguin pour dépister l’hypothyroïdie congénitale, un trouble présent à la naissance caractérisé par une glande thyroïde insuffisamment active. L’année suivante, le Québec devenait le premier au monde à mettre en place un programme universel de dépistage chez les bébés (piqûre au talon du nouveau-né). Considéré comme une avancée majeure en matière de santé publique, le programme a depuis lors été mis en œuvre dans l’ensemble des pays industrialisés.
Aujourd’hui, de nombreux médecins voudraient que le Québec montre une fois encore la voie en rendant obligatoire le dépistage systématique des troubles de la thyroïde chez les femmes enceintes.(source: canoe.ca)

jeudi 17 novembre 2011

2240 dragées pour les prématurés !


Les députées Muriel Gerkens (Ecolo-Groen), Meyrem Almaci (Ecolo-Groen), Maya Detiège (Sp.a), le néonatologue Bart Van Overmeire (chef du service de néonatologie de l’hôpital Erasme à Bruxelles et président de l’Association belge de néonatologie) et le pédiatre Prof. José Ramet (chef du service de pédiatrie à l’UZA à Anvers) ont choisi la Journée internationale de la prématurité pour frapper à la porte de la Ministre Onkelinx afin de demander l’élargissement du remboursement du traitement contre la bronchiolite. Afin de soutenir leur requête, ils lui ont remis un bocal contenant 2 240 dragées symbolisant le nombre de petits prématurés pour lesquels ils réclament cet élargissement. Aujourd’hui, seuls les grands prématurés ont accès à une immunisation passive bien que les prématurés nés entre 32- 35 semaines de grossesse  courent le même risque en cas d’infection à un virus respiratoire (VRS) grave.



Depuis mars 2010, Ecolo et Groen se mobilisent au sein du parlement fédéral pour que des dispositions soient prises de manière à permettre d’éviter au maximum les naissances prématurées, d’accompagner les parents et l’enfants durant au moins les huit premières années après la naissance et idéalement encore durant l’adolescence, de soutenir le développement des bonnes pratiques via des équipes pluridisciplinaires associant pédiatres spécialisés, médecins généralistes, infirmières, kinés, psychologues, tant au sein des centres néonataux spécialisés que dans les services de pédiatrie et qu’au domicile.

Pour avancer sur ces questions, il faut d’abord disposer d’une harmonisation belge sur la manière d’enregistrer les données et les méthodes de suivis des prématurés.
Le 4 mars 2010, Muriel Gerkens, Maya Detiège(SP.a) et Yolande Avoontroodt (Open-VLD) organisaient un colloque au parlement fédéral, permettant aux parents ainsi qu’au corps médical d’exposer leurs besoins non rencontrés. Une résolution fut ensuite déposée en octobre 2010 par les écologistes Muriel Gerkens et Meyrem Almaci et la Spa, Maya Detiège, traduisant ces recommandations.
Depuis, des évolutions positives ont eu lieu relatives à l’enregistrement des données, l’organisation du suivi pluridisciplinaire jusqu’à l’âge de 7 ans et ce via un budget 2011 de 2 millions à charge de l’Inami. Le collège des médecins directeurs a reçu des rapports consensuels des pédiatres spécialisés et néonatologues qui serviront à établir les conventions entre Inami et les centres néonataux spécialisés (NIC) intégrant le recours aux meilleures pratiques.

Cette résolution a été examinée en Commission santé le 9 novembre dernier, soit un an après son dépôt. Comme quoi, le travail parlementaire nécessite persévérance et mobilisation sur le long terme.

Les auteures de la proposition, ont proposé de l’actualiser en y intégrant les réalisations obtenues et en concentrant les demandes sur les recommandations non encore rencontrées, à savoir :

1. de finaliser le travail d’harmonisation des systèmes d’enregistrement des données relatives aux naissances et au suivi des enfants prématurés au-delà des enregistrements belges et des obligations européennes de manière à utiliser des items qui permettent aux études de l’OMS d’intégrer les données belges dans ses statistiques ;

2. de donner suite au rapport et avis qui résulteront du collège des médecins directeurs de manière à développer au mieux les bonnes pratiques dans le suivi des enfants et de leurs parents dans le cadre des conventions avec les centres NIC, les services de maternité et de pédiatrie des hôpitaux ainsi que les médecins généralistes et les équipes multidisciplinaires intra et extra hospitalières ;

3. de répertorier et d’évaluer l’adéquation entre le nombre de centres et les besoins à la fois de qualité du suivi spécialisé des enfants ainsi que les taux d’occupations des 19 centres NIC (service de néonatologie intensive) afin d’en améliorer les conventions via une amélioration du nombre de lits agréés et subventionnés et de la répartition de ces lits sur l’ensemble du territoire.

4. d’assurer une prévention optimale des prématurés contre les infections qui sont les plus sévères  en :
- assurant une meilleure information des parents quand ils quittent l’hôpital sur les facteurs externes favorisant la survenue de complications respiratoires (facteurs climatiques - hiver, humidité.., pollution - tabac, … personnes avec des affections respiratoires contagieuses - toux, rhume, grippe, …)

- en élargissant le remboursement du traitement préventif contre la bronchiolite aux prématurés nés entre la 32ième et la 35ième semaine de grossesse avec des facteurs de risques pour les infections VRS (dont la plus fréquente est la bronchiolite) sur base des avis scientifiques attestant de l’utilité pour ces enfants et sur base d’une évaluation du coût de cet élargissement. Une négociation avec les firmes pharmaceutiques devra également être menée pour limiter le coût de cette mesure au prix juste. Des accords avec les autres pays européens remboursant déjà ce vaccin, pourraient être encouragés pour en diminuer encore les coûts estimés  aujourd’hui à 8 millions.

C’est dans ce contexte que Muriel Gerkens, Maya Detiège et Meyrem Almaci se sont rendues au cabinet de la Ministre de la Santé ce jeudi.

La Ministre, via son représentant le Dr Kupperberg, s’est engagée à répondre au mieux aux besoins de ces enfants dans le respect des procédures et du budget. Le processus de demande de remboursement est en cours entre la firme pharmaceutique et la commission de remboursement des médicaments de l’INAMI (CRM).
L’entretien organisé en compagnie des représentants des médecins spécialistes a permis à ceux-ci de défendre les besoins en traitement de ces enfants.
L’input est donné, ils adresseront cette analyse scientifique et de terrain à la CRM ainsi qu’à la commission santé du Parlement qui reprendra ses travaux sur ce sujet fin novembre.

 

Manque de spécialistes pour prendre en charge la douleur


Les premiers résultats concernant à la mise en œuvre du document politique « Road Map for Action » ont été présentés lors du symposium sur l’impact sociétal de la douleur en Europe dans le cadre du 7e congrès de la Fédération des Chapitres Européens de l’IASP® (EFIC®)  : le plan d’action détaillé est disponible sur www.sip-meetings.org/press .
En Belgique, un plan d’action national contre la douleur a été lancé et d’excellents progrès ont été faits en élevant la prise en charge de la douleur au rang des principales priorités des autorités nationales de régulation en soins de santé. Les patients belges bénéficient d’un meilleur accès aux soins de santé que dans d’autres pays européens et une politique de traitement de la douleur chronique assurant un financement et un temps d’attente adéquats a été mise en place. Toutefois, au vu du manque important de spécialistes de la douleur, la Belgique devrait se concentrer davantage sur l’introduction des soins et de la médecine de la douleur comme disciplines obligatoires. D’autre part, les autorités n’ont encore pris aucune mesure pour renforcer la recherche relative à la douleur ni mis en place un programme éducatif en physiopathologie de la douleur pour le public général.
Le Professeur Kris Vissers, professeur en médecine de la douleur et médecine palliative au Centre Médical Universitaire St-Radboud à Nimègue (Pays-Bas), observe : « L’enquête a montré que la Belgique consacre 4,8 % de son produit intérieur brut à la douleur, plus particulièrement aux frais causés indirectement par la douleur comme les médicaments et l’absentéisme. En pleine période de crise, il est primordial d’accorder suffisamment d’attention au traitement de la douleur, puisque cela engendrera automatiquement des économies. » Le Professeur Vissers explique également le rôle important des médecins généralistes dans le traitement de la douleur chronique : « Si la douleur d’un patient ne disparaît pas après deux ou trois mois, il est très important que le médecin généraliste envoie ce patient chez un spécialiste de la douleur, car cette persistance est le signe que la douleur peut devenir chronique. »

Aspartame: danger pendant la grossesse

Une étude avait été publiée en 2010 dans l'American Journal of Clinical Nutrition. Elle était consacrée à l'impact des boissons light (avec édulcorant) sur les femmes enceintes. Il en était ressorti que pour une femme enceinte consommant une canette de soda light par jour, les risques d'accoucher prématurément étaient augmentés de 27 %. Ils passaient à 78% pour une consommation quotidienne de quatre canettes ! « Plusieurs études sont venues confirmer les risques pour la santé consécutifs à la naissance prématurée tardive », soit à partir de 32 semaines. (source: francesoir.fr)

Des chiffres alarmants au vu des conséquences de la prématurité sur les bébés. Problème de développement plus importants, risques d'autisme, morbidité respiratoire, vulnérabilité infectieuse, risque de dépression à la naissance sont quelques-uns des effets néfastes des naissances prématurées.
Le nombre de prématurés ne cesse d'augmenter. Selon un rapport de la DRESS (direction de l'administration centrale des ministères sanitaires et sociaux) paru en octobre, « la prématurité est passée de 5,9 % en 1995 à 7,4 % en 2010, toutes prématurités confondues, soit 15 % en 15 ans ».
Gynécologues, pédiatres et scientifiques du Réseau Environnement Santé (RES) ont alerté le ministre de la Santé, Xavier Bertrand. Cette question de santé publique a été soulevée dans une lettre. « Les données scientifiques sont suffisantes pour agir », expliquent les spécialistes. « Vous avez déclaré, à propos de l'affaire du Mediator, que le doute devait désormais profiter au malade. Dans le cas présent, il nous semble que le doute devrait profiter au consommateur ». Les scientifiques demandent donc au ministre une position claire. Un message de prévention auprès des futures mères permettrait de réduire le taux de prématurité. En cette journée mondiale de la prématurité, il est effectivement de bon ton de mettre en garde les consommateurs.(source: francesoir.fr)

mercredi 16 novembre 2011

Alimentation et Alzheimer: un livre très intéressant !

Un très bon livre sur l’alimentation et la maladie d’Alzheimer vient de sortir: “Alimentation et Alzheimer, s’adapter au quotidien.” (Plus d'infos sur : Source: santé vous bien)
Il est rédigé notamment par une belge Hélène Lejeune, diététicienne et coordinatrice au sein de l’UPDLF du groupe des diététiciens spécialisés en gériatrie pour les maisons de retraite. Elle est aussi chef de service Alimentation et nutrition au Grand hôpital de Charleroi. Il s’agit d’un guide qui s’adresse aux familles, aux professionnels et aux aidants. Ils y trouveront l’informations indispensable pour optimiser l’alimentation de leurs proches et de leurs patients.
On y trouve de nombreux schémas et tableaux très clairs et précis. Un outil didactique vraiment intéressant pour les familles et les professionnels de la santé.

Thrombose et pilule: le point

Quelque 54% des femmes belges ont pris la pilule lorsqu'elles ont eu leur premiers rapports sexuels. Elles décident d'ailleurs elles-mêmes quels contraceptifs elles désirent utiliser, et la majorité des femmes (67%) restent fidèles à leur premier choix de contraceptif.
Une étude publiée dans le British Medical Journal (BJM) fait état d’un risque plus élevé de thrombose veineuse (ou phlébite) chez les femmes utilisant des contraceptifs oraux de troisième et quatrième génération. Suite à ces résultats alarmants, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) se veut rassurante : elle rappelle en effet que la balance bénéfice/risque reste malgré tout positive pour les femmes qui prennent la pilule. (source: terrafemina.com)

L'Afssaps appelle néanmoins les professionnels de santé à porter une attention toute particulière aux différents facteurs de risque chez les patientes afin de leur prescrire la pilule la mieux adaptée à leur profil et éviter ainsi au maximum les risques.

L’étude en question, réalisée par des chercheurs danois, a mis en évidence un risque deux fois plus élevé de thrombose veineuse chez les femmes consommant des contraceptifs de troisième génération ( pilules à base de désogestrel ou de gestodène) et de quatrième génération (à base de drospirénone) par rapport à celles utilisant une pilule de deuxième génération à base de lévonorgestrel.

Les résultats ont été confirmés par l’Agence européenne du médicament (EMA). L’institution a cependant rappelé comme l’Afssaps que le rapport bénéfice/risque était positif pour les patientes.Les contraceptifs oestroprogestatifs continuent de faire l’objet d’une surveillance active par l’Afssaps qui reste attentive à toute nouvelle donnée scientifique. Des informations complémentaires figurent sur le site Internet de l’Afssaps(dossier contraceptifs (01/01/1970)  et sur le site de l’EMEA http://www.emea.europa.eu/