A votre santé !

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Nous répondons à toutes vos questions sur la santé des femmes

jeudi 1 décembre 2011

La chambre individuelle est 4 fois plus chère !

La facture globale du patient a encore diminué. C’est ce que révèle le baromètre de la facture hospitalière, réalisé chaque année par la Mutualité chrétienne (MC). Cependant, la différence entre la facture en chambre individuelle et la facture en chambre commune (chambre double comprise) continue de s’accroître et atteint 970 euros. Pour réduire cet écart, la MC demande à nouveau de limiter les suppléments d’honoraires et de rendre le choix de la chambre individuelle plus explicite. Par défaut, le coût de la chambre commune est d’application.  

Un séjour à l’hôpital coûte en moyenne 282 euros en chambre commune et 1.250 euros en chambre individuelle en 2010. L’hospitalisation en chambre privée coûte donc 4 fois plus cher qu’une hospitalisation en chambre commune.

Cette grande différence de coût à charge du patient est imputable pour 75% aux suppléments d’honoraires (soit le montant que les médecins facturent en plus du tarif officiel) (cf. graphique 4 du dossier de presse). Autrement dit, pour un même traitement auprès d’un même médecin, un patient payera plus qu’un autre, uniquement sur base de son choix de chambre.

Un quart de la différence de la facture est à attribuer aux suppléments de chambre. Ces suppléments sont supprimés depuis 2010 en chambre à deux lits. Les suppléments de chambre en chambre individuelle sont justifiés par le service additionnel qui est offert au patient.

La différence entre les factures des deux types de chambre s’accroît chaque année. En 2005, elle était encore de 752 euros. En 2010, elle s’élève à 970 euros. Entre 2009 et 2010, la différence a augmenté de 7%. « Le choix de la chambre n’a jamais eu autant d’impact. Cette évolution doit absolument être maîtrisée » déclare Jean Hermesse, secrétaire général de la MC.

Les augmentations à charge des patients ne sont cependant pas uniformes. Ainsi on observe de très fortes augmentations dans un petit groupe d’hôpitaux qui majorent systématiquement le coût d’un séjour en chambre individuelle (Top 10 : cf. tableau 2 ). Jean Hermesse : « Ils s’adressent explicitement aux patients qui ont les moyens. Cela nous conduit vers une médecine de classe, ce que nous ne pouvons pas tolérer. » 

Dans un plan d’actions en sept points, la Mutualité chrétienne plaide pour une limitation des suppléments d’honoraires en chambre individuelle à 100% du tarif officiel. La MC demande aussi que le choix d’une chambre commune soit acté pour chaque patient par défaut, sauf si ce dernier fait explicitement le choix d’une chambre individuelle. Jean Hermesse : « Nos membres nous signalent régulièrement avoir été  soumis à une pression pour choisir une  chambre individuelle. Le patient est vulnérable. Afin de ne pas compromettre sa relation avec le médecin, il est alors poussé à choisir une chambre individuelle c’est-à-dire le type de chambre le plus cher. Pourtant, le choix d’un type de chambre ne peut en aucun cas influencer la qualité des soins. »  



A ses membres qui doivent être hospitalisés, la MC conseille de s’informer au préalable à propos du coût de leur traitement (voir notamment notre module de comparaison des tarifs des hôpitaux http://www.mc.be) et d’examiner attentivement la déclaration d’admission de l’hôpital. Si nécessaire, les membres MC peuvent également demander conseil auprès de leur conseiller mutualiste, tant avant leur hospitalisation qu’après, pour faire vérifier leur facture d’hospitalisation.

Dépistage et prévention chez la femme : quels risques?

Dans la lutte contre les cancers et les maladies cardiovasculaires, fléaux de notre civilisation, la prévention et le dépistage jouent un rôle important. (article intéressante dans le Vif et sur vif.be)
 
En premier lieu, il est nécessaire de définir, avec son médecin traitant, son profil de risques. Celui-ci déterminera le type « standard » ou « particulier » et la fréquence des examens de dépistage. En second lieu, on pèsera le pour et le contre, en évaluant le rapport bénéfice-risque du dépistage. Car on ignore ou on oublie trop souvent que tout examen médical, quel qu'il soit, comporte aussi des risques et des inconvénients potentiels.

Les jeunes face aux cancers

Les femmes jeunes sont concernées par le dépistage du cancer du col de l'utérus. Le premier frottis doit être effectué dans l'année qui suit les premières relations sexuelles ou, au plus tard, à l'âge de 25 ans. Les tests se poursuivront tout au long de la vie jusque 65 ans. « En Belgique, de nombreuses femmes en font beaucoup trop souvent, déplore le Dr Didier Vander Steichel, directeur médical et scientifique de la Fondation contre le cancer. Environ 60 % des femmes, entre 25 et 65 ans, font un frottis tous les ans ce qui est tout à fait exagéré. Quand les résultats ne montrent aucune anomalie, les recommandations internationales préconisent un frottis tous les trois ans. En revanche, 40 % des femmes n'en font jamais. »

mercredi 30 novembre 2011

Surveiller le poids des femmes enceintes

De plus en plus de personnes présentent une surcharge pondérale, en France et dans le monde. Cette situation pose un certain nombre de questions en termes de santé publique, car le surpoids et l'obésité peuvent avoir des conséquences à court et à long terme sur la santé des individus (qui ont plus de risque de développer des pathologies telles que le diabète et l'hypertension). ( Source: le figaro.fr)

Barbara Heude, chargée de recherche Inserm au Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations à Villejuif, fait le point sur la question.
Les femmes enceintes aussi sont concernées : nous avons pu observer, à l'aide des «enquêtes nationales périnatales françaises», que de plus en plus de femmes entament leur grossesse en état de surcharge pondérale, ou même obèses. C'est un constat inquiétant, dans la mesure où nous savons que l'obésité est associée à un risque élevé de complications liées à la grossesse, comme par exemple le diabète gestationnel ou l'hypertension gravidique. Des conséquences peuvent aussi porter sur la santé du fœtus qui dépend de l'environnement nutritionnel intra-utérin dans lequel celui-ci se développe. Par exemple, les enfants nés de mamans obèses ont plus de risques de naître trop gros pour leur âge gestationnel. Ces augmentations de risques ont été observées dans une étude épidémiologique française, l'étude Eden, portant sur 2.000 femmes enceintes et leurs enfants, coordonnée dans notre équipe à l'Inserm.

"Nous avons aussi pu constater dans nos études que les femmes prennent en moyenne plus de poids pendant leur grossesse au début du XXI e siècle que dans les années 1970 ou 1980. Or, une prise de poids excessive pendant la grossesse est, elle aussi, associée à un risque plus important de complications." Il faut toutefois noter que, à l'inverse, les femmes maigres ou qui prennent trop peu de poids pendant la grossesse présentent quant à elles un sur-risque d'accoucher prématurément et/ou que leur enfant présente un retard de croissance intra-utérin.
Ainsi, de plus en plus d'études épidémiologiques, dont les nôtres, mais aussi des études animales, convergent pour souligner à quel point le fœtus a besoin d'un environnement nutritionnel intra-utérin optimal pour se développer. L'état nutritionnel maternel pendant la grossesse représente donc un enjeu majeur de santé publique vis-à-vis de la santé des femmes mais aussi de celle des bébés. Mais l'enjeu pourrait être encore plus vaste et concerner la santé de plusieurs générations futures d'individus.

Doit-on prendre des vitamines pendant la grossesse ?
En effet, actuellement, un pan entier de la recherche en épidémiologie, mais aussi en physiologie animale, s'intéresse aux conséquences à très long terme de conditions nutritionnelles altérées pendant la vie fœtale. Les conditions nutritionnelles et environnementales dans lesquelles le fœtus et le petit enfant se développent pourraient influencer à très long terme la santé de l'individu.
Les mécanismes expliquant ces relations restent encore à élucider. L'une des principales pistes explorée actuellement est celle des phénomènes dits «épigénétiques». Notre génome est constitué de séquences d'ADN mais aussi d'un nombre très important de marques et de molécules qui permettent la régulation de l'expression des gènes. Ces marques «épigénétiques» peuvent être modulées par l'environnement, et inscrire à plus ou moins long terme dans nos cellules de nouveaux «programmes» de fonctionnement, sans que l'ADN lui-même n'ait été modifié.
En épidémiologie, nous n'avons pas encore les moyens techniques d'étudier ces phénomènes épigénétiques dans de grandes populations, mais nous pouvons suivre pendant plusieurs années le développement et la santé d'enfants après avoir mesuré leurs expositions environnementales et nutritionnelles précoces. L'étude Eden a déjà mis en évidence le rôle de l'évolution du poids des mères avant la grossesse et en tout début de grossesse vis-à-vis du déroulement de la grossesse et de la croissance fœtale.

Ces résultats suggèrent qu'une prise en charge nutritionnelle de la mère en tout début de grossesse, voire avant la conception, pourrait contribuer à prévenir les cas de croissance fœtale extrême ; et un changement de régime alimentaire pendant la grossesse seulement ne suffirait pas à renverser la tendance. Il faut à présent connaître les conséquences à plus long terme de ces évolutions pondérales autour de la conception et pendant la grossesse, ce que nous allons faire à l'Inserm dans la cohorte Eden, où les enfants ont maintenant tous 5 ans, mais aussi grâce aux données de la cohorte Elfe qui a débuté cette année et qui suivra presque 20 000 enfants pendant vingt ans.
http://eden.vjf.inserm.fr www.elfe-france.fr

mardi 29 novembre 2011

Vive la marche nordique bien faite !

La marche nordique est idéale pour la santé.  90% des muscles travaillent en moyenne pendant cette activité. Il en découle une dépense énergétique de 400 à 600 kcal en 1h de pratique. (1h de marche nordique équivaut à 2 à 3h de marche « normale »). Plus d'infos sur Santé vous bien !

Environ 1 Belge sur 5 souffre des symptômes de la rhinite allergique

Environ 1 Belge sur 5 souffre des symptômes de la rhinite allergique dont l’une des causes principales est l’allergie aux pollens. La prévalence globale de l’allergie a augmenté de façon spectaculaire au cours de ces 30 dernières années, en particulier dans les pays industrialisés, et les experts estiment que 500 millions de patients de par le monde souffrent de rhinite allergique, tandis que 15 à 20% d’entre-eux souffrent d’une forme sévère de la maladie, impactant considérablement la qualité de vie.  Il est également important de noter que 40% des patients avec rhinite allergique présentent un asthme concomitant. Environ la moitié (45%) des patients présentant une rhinite allergique consulte un médecin à ce sujet. 


La rhinite allergique représente donc un problème majeur de santé publique en Europe, non seulement de par le nombre important de patients qui en souffrent, mais aussi à cause de l’impact de cette pathologie sur la qualité de vie des patients présentant une forme sévère de rhinite allergique. Les symptômes caractéristiques, tels que rhinorrhée (nez qui coule), larmoiements, éternuements à répétition, prurit (démangeaison) au niveau des yeux, du nez, des oreilles et de la gorge ainsi que fatigue généralisée, sont souvent accompagnés de problèmes de sommeil et de concentration, ce qui, bien sûr, a un impact non négligeable sur le quotidien, les performances scolaires, la productivité au travail et par conséquent le bien-être psychosocial.

Soigner mieux vos dents !

A l’occasion de la conférence inaugurale du Congrès de l’Association dentaire française (ADF) qui s’est tenue cette semaine, une étude commanditée par l’ADF auprès de l’Institut de sondages Opinion Way s’est penchée sur le comportement des 40 ans et plus en matière de santé bucco-dentaire afin d’évaluer leur opinion sur la possibilité de proposer un examen des dents systématique au moment du départ en retraite et de mesurer leur niveau de connaissance et les pratiques actuelles en termes d’auto-observation de la bouche. Voici les principaux résultats. (source: senioractu)


En théorie, une connaissance imparfaite des principes d’une bonne hygiène bucco-dentaire
Avoir des dents et des gencives saines : base de la bonne santé bucco-dentaire
En première citation, pour près d’une personne sur deux, avoir des dents et des gencives saines est le principal facteur perçu d’une bonne santé bucco-dentaire.

Seulement une personne sur quatre y associe une bonne hygiène de la bouche ou des dents bien soignées et une minorité (4% des interviewés) évoque le fait d’avoir une bonne haleine alors que cette dernière est essentielle à la bonne santé bucco-dentaire.

lundi 28 novembre 2011

Amiante: la famille de Françoise Jonckheere indemnisée

Le tribunal civil de Bruxelles a jugé aujourd'hui le fabricant belge d'amiante Eternit responsable de la mort d'une femme qui habitait à proximité de son usine et l'a condamné à verser 250.000 euros à sa famille, une première décision de ce type en Belgique saluée par les victimes.

La demande faite il y a plus de dix ans par Françoise Jonckheere, l'épouse d'un ancien ingénieur d'Eternit, qui produisait du béton-amiante à Kapelle-op-den-Bos, au nord de la capitale belge, est "fondée", a déclaré le juge devant une quarantaine de proches de personnes mortes du mésothéliome, le cancer causé par l'amiante, en Belgique, en France, en Italie ou encore en Afrique du Sud.


L'ingénieur est décédé du mésothéliome en 1987. Sa femme a elle-même succombé à la maladie en 2000. La famille habitant jusqu'en 1991 à proximité de l'usine, elle estimait avoir été contaminée par l'amiante présente dans l'air ambiant ou par des poussières ramenées à la maison par son mari. Françoise Jonckheere avait fait promettre à ses cinq fils de poursuivre son combat judiciaire, ce qu'ils ont fait. Mais deux d'entre eux sont également décédés d'un cancer de la plèvre.

"Les faits ne sont pas prescrits", a ajouté le juge, en condamnant la société à payer 250.000 euros de dommages et intérêts à sa famille. "Eternit est reconnu responsable du dommage causé à maman. C'est extraordinaire. Justice a été rendue", a immédiatement réagi Xavier Jonckheere, l'un des survivants de cette famille.

Ce procès, le premier en Belgique intenté par des victimes "environnementales" de l'amiante, pourrait faire jurisprudence, a-t-il estimé. "On va pousser les gens à aller devant les tribunaux", a ajouté le fils de François Jonckheere. Son frère Eric s'est lui aussi réjoui de "la première victoire d'une simple famille contre la multinationale Eternit". "Je suis très heureux de cette décision, même si mes enfants me demandent qui sera 'le suivant'. Je suis moi-même rempli d'amiante", a-t-il ajouté.

L'avocat d'Eternit, Johan Verbist, qui avait plaidé la prescription des faits et estimé que la société avait pris les précautions nécessaires au fur et à mesure de l'avancée des connaissances sur les dangers de l'amiante, a réaffirmé après le jugement que "pour Eternit", il n'y avait pas eu de faute". Il a ajouté que la société examinerait l'opportunité de faire appel.