A votre santé !

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Nous répondons à toutes vos questions sur la santé des femmes

mardi 8 novembre 2011

Grossesse et café: prudence !

La caféine, c'est bien connu, est un stimulant; elle facilite la transmission de la dopamine, un neurotransmetteur associé aux sensations de plaisir, et augmente la pression artérielle ainsi que le rythme cardiaque. (source: technoscience.net)
Certaines études ont montré qu'une consommation de quatre à sept tasses de café par jour chez une femme enceinte doublait le risque de faire une fausse couche, d'avoir un enfant mort-né ou un enfant de faible poids à la naissance. Mais qu'en est-il d'une consommation de moindre importance ?

C'est ce qu'Anick Bérard, professeure à la Faculté de pharmacie de l'Université de Montréal, et son étudiante à la maitrise Rihab Gamaoun ont voulu savoir en recherchant les corrélations possibles entre consommation de café et nouveau-nés de faible poids.
Première constatation, il n'existe aucune norme canadienne à laquelle peuvent se référer les femmes enceintes relativement à leur consommation de café. "La seule norme concerne toutes les femmes en âge de procréer, à qui l'on conseille de se limiter à trois tasses par jour", mentionne Anick Bérard qui voit, dans l'absence de lignes plus précises, un manque de souci à l'égard de la santé périnatale.

Si la norme s'adresse à toutes les femmes en âge d'avoir des enfants, c'est à cause des risques de fausse couche, un avortement spontané pouvant survenir avant même que la femme sache qu'elle est enceinte. Aux États-Unis, les organismes de santé recommandent aux femmes enceintes de s'en tenir à deux tasses quotidiennement.


dimanche 6 novembre 2011

Aider les couples infertiles: pénurie de don d'Ovocytes en France

Acheter 10 kg de couches tous les mois, avoir un collier de nouilles à chaque fête des mères : l'Agence de la biomédecine a choisi d'évoquer la parentalité sur un mode humoristique pour sensibiliser au don de gamètes, spermatozoïdes ou ovocytes, qui offre "le bonheur d'être parents".
Le don permet chaque année à des couples infertiles, ou susceptibles de transmettre une maladie particulièrement grave, de devenir parents dans le cadre d'une assistance médicale à la procréation (AMP).
Parmi les 21.759 enfants nés grâce à l'AMP en 2009, 1.110 sont nés grâce à un don de spermatozoïdes, 190 grâce à un don d'ovocytes.
Car si les dons de spermatozoïdes permettent le plus souvent de répondre à la demande des couples concernés, la France est en situation de "pénurie marquée" pour les ovocytes, a souligné vendredi devant la presse le Pr Dominique Royère (Agence de la biomédecine).
Au 31 décembre 2009, 1.673 couples étaient en attente d'un don d'ovocytes et les délais peuvent aller jusqu'à plusieurs années, poussant certains d'entre eux à se rendre à l'étranger.

samedi 5 novembre 2011

Guide de secours de ma grossesse

Faut-il manger plus quand on est enceinte? Quand doit-on annoncer son congé maternité? Quel accouchement choisir? Autant de questions qu'une femme peut se poser durant sa maternité. Jeune maman d'une petite Aurélie, aujourd'hui âgée de 2 ans, Audrey Loubens s'est elle aussi posée mille et une questions. (source: laprovence.com)
Cette journaliste scientifique a récemment publié son premier livre, intitulé Guide de secours de ma grossesse, aux éditions "Les carnets de l'info", avec Ambre Michel, sage-femme libérale à Martigues. Du sérieux sans tabou et avec beaucoup d'humour, le cocktail gagnant d'un ouvrage qui recueille de toutes parts des critiques unanimes.
Pourquoi avoir écrit ce "Guide de premiers secours de ma grossesse"?
Quand j'attendais Aurélie, je me suis posée toutes sortes de questions et j'ai eu beau chercher, je n'ai pas trouvé de livre qui correspondait à mes attentes. Résultat: quand ma fille a eu l'âge d'entrer en crèche, je me suis mis à rédiger l'ouvrage que j'aurai aimé trouver lors de ma grossesse. J'avais tenu un carnet pendant 9 mois donc ça m'a aidé mais pour moi, il n'était pas question de faire un livre de témoignage mais bien un ouvrage journalistique.

vendredi 4 novembre 2011

Cures de vitamines: demandez à votre médecin

Les fruits et les légumes sont excellents et indispensables pour votre santé (au moins 5 par jour). Les autres apports en vitamines, sans avis médical, font actuellement l'objet de plusieurs débats. Si vous avez un doute, votre médecin généraliste reste plus que jamais votre meilleur interlocuteur...pour analyser au mieux vos besoins supplémentaires en vitamines !

Que se passe-t-il? Une nouvelle étude vient allonger la liste des dangers potentiels pour la santé d'une supplémentation en vitamines. L'étude, baptisée Select («Essais de prévention du cancer par le sélénium et la vitamine E»), a consisté à suivre, depuis 2001, plus de 35.500 hommes issus de trois pays (États-Unis, Canada, Porto Rico). (source: le figaro.fr)

Au mois de septembre 2008, à la surprise générale, le comité de surveillance de Select avait demandé l'arrêt pur et simple de l'étude en cours. Il faut dire que non seulement le risque de cancer de la prostate ne diminuait pas grâce à la supplémentation en sélénium et vitamine E, mais les statisticiens notaient en outre une tendance inattendue à l'augmentation du risque.
Comme l'effet de la prise d'un traitement, qu'il soit positif ou négatif, peut être retardé, les investigateurs de Select ont eu la bonne idée de poursuivre l'observation des patients qui s'étaient engagés dans l'étude. Les résultats, publiés ce mois-ci dans le Journal of the American Medical Association, confirment hélas la tendance observée. Alors que le risque de base d'avoir un cancer de la prostate s'est traduit par 529 cancers dans le groupe sous placebo (produit inactif), les auteurs ont noté 620 cancers dans le groupe prenant de la vita- mine E, autrement dit une augmentation du risque de 17 %.

jeudi 3 novembre 2011

Cancer du sein: les dangers de l'alcool

Consommer de trois à six verres de vin par semaine accroîtrait le risque de cancer du sein de 15% selon une étude dont les résultats sont publiés mardi dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).
Les femmes qui boivent davantage, à savoir deux verres de vin par jour en moyenne, voient ce risque augmenter de 51% par rapport à celles qui ne boivent jamais d'alcool.
Ces chercheurs ont également constaté que consommer de l'alcool de 18 à 40 ans augmentait le risque de cancer mammaire.
Ce risque persistera même si les femmes réduisent leur consommation de boissons alcoolisées au-delà de 40 ans.

Des beuveries, même peu fréquentes, augmentent le risque de cancer du sein même après avoir pris en compte une consommation régulière d'alcool.
Cette recherche a été menée avec 105.986 participantes. Elles ont été suivies de 1980 à 2008, précisent les auteurs dont l'étude paraît dans le JAMA daté du 2 novembre.
L'objectif initial de cette recherche était de mesurer le risque de développer un cancer du sein métastasé.
Pendant la période de l'étude, 7.690 cas de tels cancers ont été diagnostiqués parmi les participantes.
Bien que le mécanisme précis de cette corrélation entre la consommation d'alcool et le cancer du sein reste inconnu, une explication possible pourrait être les effets de l'alcool sur le niveau des oestrogènes circulant dans le sang, relèvent les auteurs de l'étude. (source: afp)

mercredi 2 novembre 2011

Des femmes électro-hypersensibles

Deux femmes souffrant d'électro-hypersensibilité s'apprêtent à passer l'hiver sans chauffage ni électricité, dans une grotte reculée des Hautes-Alpes, afin d'échapper aux ondes des téléphones portables et d'internet. (source: afp)
Au fond de la cavité à laquelle on n'accède que par une échelle, Anne Cautain et Bernadette Touloumond ont installé sur un parquet de fortune deux lits, une petite table sur laquelle ont été déposées des bougies rapidement consumées et un réveil mécanique, pour "ne pas se laisser aller".
"Cela fera bientôt mon troisième hiver ici, pourtant croyez-moi, je préférerais être dans une maison au coin du feu", affirme dépitée Anne Cautain, blottie sous plusieurs couches de pulls, alors que la température dans la grotte ne dépasse guère les 10°C.
Souffrant de "brûlures dans le crâne et sur la peau", cette femme de 55 ans explique avec détails comment un jour de janvier 2009, alors qu'elle était agent technique dans une université de Nice, sa vie s'est transformée en celle d'un "animal traqué".
Tout était bon pour tenter de se protéger des radiofréquences, sources de "maux de tête insupportables", qui la conduisent à dormir dans le coffre d'une voiture, une cave de restaurant, en passant par des parkings souterrains et les champs de la campagne bourguignonne.
L'association Robin des Toits, qui milite pour la reconnaissance de la maladie, estime à quelques dizaines les cas extrêmes "d'intolérance" dont souffrent les deux femmes, mais affirme qu'environ 3% de la population française souffrirait d'électro-hypersensibilité (EHS).
"Aucune preuve scientifique d'une relation de causalité entre l'exposition aux radiofréquences et l'hypersensibilité électromagnétique n'a pu être apportée", objecte l'Agence nationale de sécurité sanitaire dans un rapport de 2009, qui ne conteste cependant pas "la réalité du vécu de ces personnes".
Professeur en cancérologie à l'université Paris-Descartes, Dominique Belpomme assure au contraire que des études cliniques ont prouvé les effets des champs électromagnétiques sur la santé. Il regrette toutefois l'attitude "marginale" adoptée par Anne Cautain et Bernadette Touloumond.
"Je ne doute pas de leur souffrance, mais il existe des traitements comme les antihistaminiques pour les soulager. Encore faudrait-il qu'elles viennent me consulter", déclare le médecin.
"Je me suis déjà rendue à Paris, mais je ne m'en suis jamais remise à cause des innombrables antennes relais qui jalonnaient le parcours", avance Anne Cautain, préférant aujourd'hui se soigner avec des méthodes naturelles.
Entreposées dans des cagettes soigneusement rangées à l'entrée de la grotte, les courges, pommes et poires issues de la culture biologique sont "érigées comme une thérapie destinée à nous aider à tenir le coup", affirment les deux femmes, qui refusent d'être considérées comme des marginales.
"Quand je me suis trouvée dans cette grotte, je me suis demandé ce que j'avais fait pour en arriver là, je n'arrivais pas à y croire", relate Bernadette Touloumond, hôtesse de l'air pendant 25 ans à Paris, réfugiée depuis quelques mois dans la grotte de Beaumugne.
"On m'a traitée de folle, j'ai perdu la plupart de mes amis, ma famille a du mal à comprendre et je sais aujourd'hui que je ne pourrai pas retourner dans des musées", regrette la sexagénaire aux cheveux soigneusement tirés en arrière.
Les deux femmes réclament la création en urgence de "zones blanches", même si elles savent que leur demande va à l'inverse de la tendance visant à couvrir l'intégralité du territoire français par les réseaux de téléphonie mobile.(source: afp)

mardi 1 novembre 2011

Jeune ou vieux...une histoire de cellule !

Des chercheurs ont réussi à redonner leur jeunesse à des cellules de donneurs âgés de plus de 100 ans, en les reprogrammant au stade de cellules souches, démontrant ainsi que le processus du vieillissement est réversible.  
Ces travaux sur la possibilité d’effacer les marques de vieillissement des cellules, publiés dans la revue spécialisée « Genes & Development » du 1er novembre, marquent une nouvelle étape vers la médecine régénérative pour corriger une pathologie, note Jean-Marc Lemaitre de l’Institut de génomique fonctionnelle (Inserm/CNRS/université de Montpellier), responsable de ces recherches.
Autre débouché important : mieux comprendre le vieillissement et corriger ses aspects pathologiques, selon le chercheur de l’Inserm.
Les cellules âgées ont été reprogrammées in vitro en cellules souches pluripotentes « iPSC » (pour « Induced pluripotent stem cells ») et ont ainsi retrouvé leur jeunesse et les caractéristiques des cellules souches embryonnaires (hESC).
Elles peuvent se différencier à nouveau en cellules de tous types (neurones, cellules cardiaques, de peau, de foie…) après la cure de « jouvence » concoctée par les chercheurs.
Depuis 2007, des chercheurs ont montré que l’on pouvait reprogrammer des cellules adultes humaines en cellules souches pluripotentes (iPSC) dont les propriétés sont similaires à celles des cellules souches embryonnaires. Cette reprogrammation à partir de cellules adultes évite les critiques sur l’utilisation de cellules souches d’embryons.
Mais jusqu’alors, la reprogrammation de cellules adultes se heurtait à une limite, la sénescence, point ultime du vieillissement cellulaire.
L’équipe de Jean-Marc Lemaitre vient de franchir cette limite.
Les chercheurs ont d’abord multiplié des cellules de la peau (fibroblastes) d’un donneur de 74 ans pour atteindre la sénescence caractérisée par l’arrêt de la prolifération des cellules.
Ils ont ensuite procédé à la reprogrammation in vitro de ces cellules. Comme cela n’était pas possible avec la préparation classique à base de quatre facteurs génétiques (OCT4, SOX2, C MYC et KLF4), ils en ont ajouté deux autres (NANOG et LIN28).
Grâce à ce nouveau « cocktail » de six ingrédients, les cellules sénescentes reprogrammées ont réacquis les caractéristiques de cellules souches pluripotentes de type embryonnaire, ne conservant aucune trace de leur vieillissement antérieur.
« Les marqueurs de l’âge des cellules ont été effacés, et les cellules souches iPSC que nous avons obtenues peuvent produire des cellules fonctionnelles, de tous types avec une capacité de prolifération et une longévité accrues », explique Jean-Marc Lemaitre.
Les chercheurs ont ensuite testé leur cocktail sur des cellules plus âgées de 92, 94, 96 jusqu’à 101 ans, avec succès y compris sur les centenaires. « L’âge des cellules n’est définitivement pas une barrière à la reprogrammation », conclut-il.
Ces travaux ouvrent la voie à terme à l’utilisation des cellules reprogrammées iPS comme source idéale de cellules adultes tolérées par le système immunitaire, pour réparer des organes ou des tissus chez des patients âgés, ajoute le chercheur.