A votre santé !

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Nous répondons à toutes vos questions sur la santé des femmes

jeudi 2 février 2012

Fibromes chez la femme : la recherche belge avance !


Une avancée majeure vient d’être réalisée dans le domaine des fibromes. Deux études publiées dans le New England Journal of Medicine (NEJM) ouvrent de nouvelles perspectives de traitements pour les patientes atteintes de fibromes, ces tumeurs utérines bénignes les plus fréquentes chez les femmes. Le premier auteur de ces deux articles est le Pr Jacques Donnez, chef du Service de gynécologie aux Cliniques universitaires Saint-Luc (UCL).
Les léiomyomes utérins – plus fréquemment appelés fibromes – sont les tumeurs utérines bénignes les plus communes chez les femmes en âge de reproduction, elles concernent 20 à 40% de ces femmes. Les symptômes les plus communs sont les ménorragies (règles très abondantes) et l’anémie (déficience en fer), pouvant mener à de la fatigue chronique qui ne peut être contrôlée de manière adéquate avec seuls des compléments en fer.

Lire dans vos pensées ? C'est possible

En septembre, des scientifiques de l'université de Berkeley (Californie) réussissaient l'exploit de reconstituer des images de personnes dont seul le cerveau avait, jusqu'ici, le secret. Les participants regardent un film, et les signaux cérébraux correspondant aux images qu'ils voient sont convertis en modèles informatiques permettant de les redessiner, certes un peu floues, mais reconnaissables. La voie était potentiellement ouverte à une technologie permettant de déceler ce qui se trame dans notre tête, jusqu'aux rêves ou aux souvenirs.
Cette fois, une autre équipe de l'université de Berkeley va un peu plus loin dans ce fantasme d'intrusion dans le mental humain, en décodant non plus des images mais des mots, pensés par les participants d'une étude publiée dans la revue PLoS Biology. Les scientifiques ont placé des électrodes à la surface du lobe temporal supérieur de 15 patients – lobe chargé de l'audition mais aussi de certaines étapes du processus de la parole, telles que la conversion de sons en "phonèmes" signifiants. Ils ont ainsi enregistré leur activité neuronale au moment où ils écoutaient des mots et phrases pré-enregistrés. Puis deviné, et même reconstruit ces mots directement à partir de cette activité cérébrale, en des sons plutôt compréhensibles. On appelle cela de la "reconstruction de stimulus". Brian Pasley, neuroscientifique à Berkeley, qui a mené l'étude, y voit des "preuves que la perception et l'imagination peuvent être assez similaires dans le cerveau", dit-il dans la revue Nature.
(Source: le monde)

mercredi 1 février 2012

Offrir une plus grande sécurité sanitaire


Après le bouclage des accords institutionnels et budgétaires, le Journal du Médecin fait le point sur ces accords et sur les défis de l’année 2012 en matière de santé avec les 4 présidents des partis francophones. Le premier, Thierry Giet, président du PS faisant fonction depuis le 6 décembre 2011, est député socialiste (PS) de la circonscription électorale de Liège depuis 1995. Moins connu des médecins peut-être, il a déjà abordé des dossiers liés à la santé dans sa carrière politique. En effet il s’est déjà signalé dans le cadre des débats à la Chambre sur la chirurgie esthétique. Il revient d’ailleurs sur l’affaire des prothèses mammaires PIP : « Il n’est pas normal que les contrôles ne soient pas plus poussés dans ce secteur.
Dans les années à venir, nous devrons au niveau du Parlement et du Sénat permettre la mise en place de textes qui offriraient une plus grande sécurité sanitaire à la population. Il en va de notre responsabilité. Il y a même une demande en ce sens du monde la chirurgie esthétique. L’image de cette dernière souffre inévitablement de l’absence de normes plus strictes. »
Thierry Giet rappelle qu’il existe une proposition en la matière, cosignée par d’autres parlementaires. Elle avait été déposée à la Chambre pour améliorer la législation en matière de chirurgie esthétique. Cette
proposition visait notamment « à exiger des établissements qui se livrent à la pratique de la chirurgie esthétique le respect de normes sanitaires strictes et à assurer au patient une qualité de soin irréprochable, via l’encadrement des prestataires autorisés à poser tel ou tel acte. Cette proposition souhaitait également définir minutieusement la relation médicale entre le patient et le prestataire et  lutter contre les abus en matière de remboursement de prestations qui n’ont rien de thérapeutique » précise-t-il.
Si cet élément d’actualité n’est pas dans l’accord du gouvernement, l’avenir du Numerus clause l’est ! Avec Jean-Claude Marcourt, ministre francophone de l’enseignement supérieur et Laurette Onkelinx ministre fédéral de la santé, le PS a toutes les cartes en main pour espérer une évolution de ce dossier : « C’est un sujet sensible tout le monde le sait. Toutefois, il y a une ouverture sur ce sujet dans l’accord de gouvernement. On va donc évaluer le nombre de numéro Inami. Sur cette base, le Numerus clausus connaîtra une évolution plus ou moins importante. L’avenir de la santé de la population passera par une adaptation du nombre de médecins sur le terrain mais aussi dans les autres secteurs d’activité où il faut des médecins. »
Pour lui, le dossier ne pourra donc pas être enterré au niveau communautaire: « Ce n’est dans l’intérêt de personne. Quand on a conclu un accord, chaque mot est important. Mais s’il y a un blocage, on pourra montrer du doigt la ligne de l’accord où il était prévu que l’on parle du Numerus. C’est écrit ! » précise-t-il avec sagesse.
Le manque de médecin pose de vrais problèmes sur le terrain : « J’en suis conscient. J’ai un frère médecin généraliste. Il m’explique son quotidien. Il me parle souvent de la lourdeur de la charge administrative qui pèse sur les médecins. Avec Impulséo 3, on a voulu faire évoluer cette problématique. Les médecins pourront faire appel à un télésecrétariat ou à du personnel pour les soulager de toute cette paperasserie. Le médecin doit pouvoir consacrer plus de temps aux malades. Ma réflexion est la même pour les problèmes de garde de médecins. On doit aider les médecins qui le souhaitent à mieux travailler ensemble pour les gardes notamment en milieu rural. S’il le faut, les communes doivent pouvoir mettre à leur disposition un local pour les gardes.»
Il n’est toutefois pas favorable au projet de la consultation par téléphone évoquée en cette fin d’année 2011 : « Il faut savoir jusqu’où on peut aller. Il en va de la déontologie de chacun et de la responsabilité professionnelle de chacun. La sécurité de la santé du patient doit rester la priorité de tout projet. »
Enfin, il ne croit pas que la féminisation de la profession rend le médecin moins disponible : « C’est un faux débat. Tant les hommes que les femmes d’aujourd’hui aspirent à avoir plus de vie de famille. Ils souhaitent profiter de leur enfant le week-end. Ils ne veulent plus travailler 24 h/24, 7 jours sur 7. »
Pour lui, cela explique en partie le succès de certaines maisons médicales : « Je remarque que de plus en plus de médecins expriment le besoin de travailler ensemble. Ce n’était pas du tout le cas il y a une vingtaine d’années. C’est une évolution du métier. Je ne suis toutefois pas favorable à la généralisation des maisons médicales. On doit pouvoir laisser le choix des deux pratiques, maisons médicales ou médecin indépendant, au patient. Chaque pratique possède ses qualités. L’important, c’est la disponibilité des soins pour la population. »
Vincent Lievin




« Vendre les médicaments par comprimé »

Dans le cadre des rencontres avec les présidents de Parti, Le journal du Médecin fait le point sur les soins de santé: Jean-Michel Javaux et Sarah Turine depuis mi-2009 sont les co-présidents d’Ecolo. Dans quelques semaines, ils seront remplacés par un duo soit Muriel Gerkens et Benoit Hellings, soit Olivier Deleuze et Emily Hoyos ou enfin Marie Corman et Bernard Wesphael. Le monde de la santé, pour son implication parlementaire à la Chambre, connaît principalement la députée Muriel Gerkens parmi les nouveaux prétendants à la présidence du parti. Si Ecolo a participé à la réalisation de l’accord institutionnel avec le transfert de certains aspects de la santé vers les Régions et Communauté, il a été écarté de l’accord socio-économique du gouvernement. Pour Sarah Turine, le premier volet de la négociation est intéressant : « les Régions et Communautés vont pouvoir mieux travailler en matière de prévention maintenant que l’ensemble de la matière est transférée. »
La co-présidente attire toutefois l’attention de Mme Onkelinx : « La ministre fédérale de la santé aura toujours un rôle à jouer en matière de prévention. Elle garde notamment la possibilité d’interdire la mise sur le marché de produits ou de substances qui pourraient être dangereux pour la santé des Belges. »

Pour la co-présidente, la crise a un impact direct sur la santé des Belges. « C’est préoccupant pour les médecins sur le terrain. Les inégalités augmentent  tant dans les villes que dans les milieux ruraux. Les médecins découvrent des patients de plus en plus en souffrance tant mentale que financière. » Dans ce contexte, Ecolo s’inquiète de voir le récent accord de gouvernement baisser la norme de croissance. « On ne peut faire des économies en matière de santé n’importe comment. On comprend que des efforts doivent être faits… mais on demande que l’on protège avant tout les patients et la première ligne de soins. »
Certaines mesures en faveur des médecins la laisse dubitative :  «  L’avenir d’Impulséo m’inquiète pour les médecins sur le terrain. On voit que l’accord du gouvernement prévoit une amplification des mesures. C’est bien, mais actuellement, les résultats des Impulséo précédents ne sont pas satisfaisants. Il y a toujours trop de zones où l’on constate des pénuries de médecins. Impulséo ne m’apparait donc pas comme la seule bonne solution. Je crois que pour sortir durablement de la pénurie de médecin, on doit penser l’avenir du pays en territoire de santé. En travaillant avec tous les acteurs de la santé de la première ligne, on permettrait, même dans des régions en pénurie, d’offrir une offre de soins plus importante » martèle-t-elle.
L’accord du gouvernement n’est pas rassurant non plus, selon elle, pour les patients diabétiques notamment. « De nombreux médecins généralistes attirent notre attention sur le projet de trajet de soins sur le diabète. Ils sont inquiets. Concrètement, les médecins vont devoir automatiser vis-à-vis de leur patient une série d’examens techniques qui ne seraient pas toujours nécessaires. A terme, ce trajet de soins pourrait réduire le rôle du médecin généraliste dans le suivi de son patient diabétique. »
L’avenir des maisons médicales est aussi bousculé par le récent accord de gouvernement : « On peut y lire qu’il y aura une diminution des budgets pour les maisons médicales. Ce n’est pas cohérent… lorsque sur le terrain, on doit faire face à une pénurie de médecins. Au contraire, je suis persuadée qu’il faut augmenter les maisons médicales sur le terrain dans les années à venir. Cela permettrait de répondre à la pénurie de médecin et à la volonté de plus en plus forte de nombreux médecins de travailler en équipe. Le gouvernement devra donc trouver de l’argent à terme pour ce secteur. »
Ecolo veut aussi lutter contre la charge administrative trop lourde des médecins : « Pour les bas revenus, il faut une automatisation du statut administratif médical comme Omnio. Cela serait plus simple pour le médecin. On constate qu’aujourd’hui, il y a encore trop de patients qui ne connaissent par leur droit ou qui ont trop de papiers à remplir. Il faut une simplification pour le médecin. Malheureusement, le gouvernement ne propose pas assez en la matière. » 
Enfin, à proximité des hôpitaux, les médecins ont aussi un rôle à jouer. « C’est déjà le cas dans certains hôpitaux bruxellois. On doit intensifier le lien entre les médecins généralistes et les hôpitaux pour éviter que les patients se rendent aux urgences. Les postes de garde avancés de médecins généralistes comme à l’hôpital Saint Luc notamment apportent une saine complémentarité. »
Vincent Lievin



Au cœur de l’accord du gouvernement, l’avenir de la prescription de médicaments interpelle également la co-présidente d’Ecolo: « Je ne comprends pas pourquoi le modèle Kiwi a été abandonné par le gouvernement ! Cela aurait permis de faire de vraies économies. Dans la même réflexion, les médecins généralistes doivent augmenter leurs prescriptions de génériques et en DCI. Il est toutefois essentiel que le médecin garde un certain regard sur le médicament qui sera finalement délivré. »
Face aux problèmes du coût des médicaments, Sarah Turine croit à l’avenir de la prescription du comprimé à l’unité : « Le gouvernement doit aller dans cette direction comme  au Canada. Cela permettrait une vraie diminution du coût des soins de santé. Il faut évidemment bien réfléchir. Cette mesure ne doit pas devenir une charge supplémentaire pour les médecins généralistes. Ce serait insupportable pour eux. Cette mesure serait aussi bonne pour les patients parce qu’elle réduirait l’automédication et le gaspillage. A long terme, c’est toute la Belgique qui bénéficierait d’une meilleure médecine. »
Sarah Turine regrette une certaine évolution de la vie des médecins généralistes : « Le médecin généraliste n’a plus le temps en ville d’être un médecin de famille. Je ne veux pas généraliser, mais c’est bien souvent une réalité. C’est pourtant une dimension humaine importante de son rôle ! »
L’évolution du Numerus clausus retient aussi son attention : « A la Fédération Wallonie-Bruxelles, je trouve que le compromis actuel est intéressant. Il faut pouvoir réorienter les jeunes étudiants. Pour le volet fédéral du dossier, il est encore un peu tôt pour savoir si le dossier va évoluer. Même si l’accord du gouvernement en parle, cela ne veut pas dire que l’on aboutira à une réforme. »
L’avenir des maisons de repos et des hôpitaux passera par de grandes réformes, reconnaît-elle. « On ne peut plus attendre pour entamer un profonde changement de la nomenclature hospitalière. Trop d’actes de médecins ont évolué en 10 ans ! Tout doit être remis à plat et vite.  A propos des maisons de repos, on devra évidemment dégager des moyens financiers. Toutefois, ceux-ci n’étant pas extensibles, une réflexion sera menée sur les résidences services et le maintien à domicile. Les médecins devront y être associés. Il est en effet essentiel de garder une certaine proximité entre les personnes concernées et les médecins généralistes. Ce n’est pas encore assez le cas actuellement. »
Face à des problématiques comme celle de la vaccination HPV, Ecolo veut plus d’expertise.  Pour les Verts, les médecins généralistes sont les mieux à même d’éclairer leur patient mais ces derniers doivent être correctement et suffisamment alertés en amont des éventuelles contre-indications et conséquences problématiques des vaccins administrés. Concernant le HPV, le Conseil Supérieur de la Santé recommandait en 2007 déjà qu’en cas d’introduction de la vaccination, un système de surveillance, soutenu par des registres, soit mis en place en accordant de l’attention à l’efficacité et aux effets indésirables à long terme de la vaccination et réalisant un monitoring des types de HPV.
Enfin, si elle disposait de plusieurs millions d’euros, Sarah Turine investirait dans les soins de première ligne et les métiers en pénurie. « On ne peut avoir des soins de qualité dans un pays que si on dispose d’un nombre suffisant de médecins et d’infirmières de qualité »  conclut-elle.
Vincent Lievin



Stress au travail : tous les chiffres belges !

L’année 2011 a été marquée par une crise économique mondiale sans précédent. Le marché et le monde du travail en sont profondément impactés. Dans ce contexte, l’IME, institut de médecine environnementale, a mené l’ESTIME, une étude internationale en partenariat avec l’Institute of NeuroCognitivism (INC) & TNS Sofres, auprès de 7 025 répondants (ensemble des actifs, hors chômeurs) dans 5 pays et régions : France, Belgique francophone et néerlandophone, Suisse romande et Québec.
L’ESTIME est issue de 25 années de recherche et d’un modèle scientifique interdisciplinaire, allant des neurosciences aux sciences de l’organisation. Son questionnaire fouillé (100 questions) analyse le moral et le stress au travail selon les 3 dimensions de l’Individu, du Management et de l’Organisation. Au-delà des éléments descriptifs au cœur de la plupart des enquêtes, cette étude apporte surtout des réponses quant aux facteurs explicatifs du stress et du moral au travail, essentiels pour permettre aux dirigeants et managers d’apporter des réponses efficientes et durables.
Satisfaction et épanouissement professionnels
74 % des salariés interrogés se disent satisfaits de leur travail et 57 % trouvent qu’ils s’y épanouissent. Cette forte satisfaction trouve ses sources, sur le plan organisationnel, dans une bonne adéquation entre pouvoirs décisionnels et responsabilités (60 %), sur le plan individuel, dans la motivation élevée qu’ont les salariés vis-à-vis de leur travail (58 %), et sur le plan managérial, le bon esprit d’équipe avec leurs collègues (56 %). La première raison de l’épanouissement des salariés est le sens au travail : 79 % considèrent que leur travail fait « sens » pour eux.
Dégradation du sommeil et de la santé
1 salarié sur 3 rapporte que son sommeil est perturbé à cause du travail et 1 sur 4 estime que son travail dégrade sa santé. Cela s’explique à la fois par l’hyperinvestissement émotionnel au travail (41 %), le fait de réaliser certaines tâches agaçantes ou socialement gênantes (29 %) et, sur le plan organisationnel, les pressions exercées par la hiérarchie pour taire des problèmes (20 %). A noter le rôle particulier joué par la démotivation et/ou l’absence de motivation due au travail en lui-même (28 %) ou à la difficulté du manager à trouver les bons leviers de motivation (21%).
Epuisement psychologique et stress au travail
29 % des salariés affirment que leur travail les épuise psychologiquement. L’analyse des résultats montre que cet épuisement est d’abord lié au fait d’être assigné à des tâches agaçantes ou socialement gênantes (29 %). Un service où la mauvaise foi entre collègues est très présente (27 %) ou bien une pression trop forte du management (19 %) sont aussi des facteurs explicatifs. Enfin, 27 % des salariés estiment que leur travail les stresse.
Ce sont l’hyperinvestissement émotionnel et, sur le plan organisationnel, le décalage par rapport au cœur de fonction (40 %), la mauvaise circulation de l’information (27 %) qui expliquent le mieux que les salariés considèrent leur travail comme stressant.


Prothèses PIP: on enlève en Belgique !

Laurette Onkelinx a reçu ce mercredi le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) qui lui a fait part de ses recommandations concernant la prise en charge des patientes porteuses de prothèses mammaires produites par la firme PIP.

Tout d’abord, le CSS précise qu’aucun risque accru de cancer n’est démontré. Ensuite, au vu de la certitude de non-conformité par rapport au dossier de certification des enveloppes de silicone ainsi que du gel qu’elles contiennent, le CSS estime que les prothèses PIP présentent un risque anormal de rupture et de fuite de gel irritant susceptible d’induire des réactions inflammatoires.

Le CSS confirme donc la recommandation antérieure de l’Agence Fédérale des Médicaments et Produits de Santé (AFMPS) de procéder à l’explantation urgente des prothèses rompues.

Pour les prothèses encore intactes, le CSS recommande l’explantation dans un délai raisonnable, sans urgence. Si une patiente refusait cette explantation, la recommandation du CSS est alors d’assurer un suivi renforcé tous les 6 mois par IRM. Laurette Onkelinx a décidé de suivre les recommandations du CSS.

Leur mise en œuvre sera discutée demain jeudi 2 février 2012, lors de la deuxième réunion du groupe de travail mis en place par la Ministre qui réunit des représentants de l’AFMPS, de la Société royale belge de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, de l’INAMI, du Cabinet de la Ministre, du secteur des dispositifs médicaux, du SPF Santé publique ainsi que le président de la Commission d’évaluation des dispositifs médicaux.

Ce groupe de travail sera chargé d’élaborer les directives pour la communication aux patients ainsi qu’aux professionnels de la santé et d’examiner comment un système d’analyse systématique des prothèses explantées pourra être organisé.

En ce qui concerne le remboursement, la Ministre rappelle qu’en cas de rupture de la prothèse, la nomenclature INAMI prévoit déjà le remboursement.

Le remboursement est également prévu en cas d’explantation préventive lorsque le médecin atteste une complication documentée. Pour le CSS « Ce code devrait pouvoir être appliqué également à l’explantation préventive des prothèses PIP ou M-Implant. ». Ce point sera également discuté lors du groupe de travail de ce jeudi.

La réimplantation pour raison esthétique n’est évidemment pas remboursée par l’INAMI.

Pour rappel, sur base de l’information reçue par l’AFMPS, 674 prothèses PIP ont été implantées en Belgique. Une analyse est actuellement en cours via des inspections chez les distributeurs potentiels afin de déterminer si des prothèses produites par la firme PIP sous d’autres dénominations auraient été distribuées et éventuellement implantées sur le territoire belge. Les prothèses sont en effet commercialisées sous différentes dénominations : PIP, M-Implant et Tibreeze, comme l’AFMPS vient de le notifier récemment à la Ministre.

Un contact a par ailleurs été pris avec la Société royale belge de chirurgie plastique, qui reste à disposition des patientes concernées.

Alcool : toxique ou protecteur, le débat !

Lorsque pris à petites doses, l'alcool serait bénéfique pour la santé cardiaque. Toutefois, ces bénéfices pourraient être réduits, voire annulés par les risques accrus de développer d'autres maladies. (source: canoe.ca)

Selon le Centre de toxicomanie et de santé mentale de Toronto, l'alcool aurait un effet protecteur sur le cœur, bien qu'il ne soit pas nécessairement le même pour tout le monde.

Selon le Centre, les avantages varient selon le sexe du consommateur et les habitudes de consommation. Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont analysé 44 études sur la question, auxquelles avaient participé environ un million de personnes.

Qui plus est, la consommation d'alcool, même en petites quantités, peut avoir un impact négatif sur de nombreuses maladies, notamment le cancer. «Par exemple, chaque verre d'alcool quotidien accroît le risque de développer un cancer du sein», a expliqué Juergen Rehm, coauteur de l'étude.

La consommation excessive d'alcool, soit plus de quatre verres pour les femmes et cinq pour les hommes en une soirée, même une seule fois par mois, vient éliminer tous les avantages potentiels de l'alcool.
Les chercheurs recommandent de s'en tenir aux limites actuelles, soit 10 consommations par semaine pour les femmes, avec un maximum de deux verres par jour. Pour les hommes, on parle plutôt d'une limite de 15 consommations hebdomadaires avec un maximum de trois verres par jour.
Les résultats de cette recherche ont été publiés dans la revue scientifique Addiction.