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mercredi 11 juillet 2012

Accessibilité à la FIV : "faire les bons choix politiques"

Lors du congrès annuel de l’European Society for Human Reproduction and Embryology (ESHRE) qui se déroulait cette semaine à Istanboul, une étude a été présentée sur le remboursement des traitements par FIV en Europe. "Jusqu’à présent, la Belgique est toujours très performante, mais il faut bien réfléchir aux prochains choix politiques qui vont être posés", prévient le Professeur Michel De Vos, chef de clinique au Centre de Médecine reproductive (Centrum voor Reproductieve Geneeskunde – CRG) de l’UZ Brussel. (Source: Mediquality.net)

Dans cette étude, le Dr Mark Connolly (Université de Groningen) et ses collègues ont classé le taux de remboursement des traitements par FIV dans 23 pays européens. Au cours de la période 2004-2008, la Belgique était en tête avec le Danemark. "En 2012, la Belgique est toujours performante, avec 6 essais de FIV remboursés par patiente, avant l’âge de 43 ans", commente le Pr De Vos.
Cette étude a démontré un lien significatif entre le taux de remboursement et le nombre de traitements par FIV par habitant. Etant donné que la prévalence de réduction de fertilité ne diffère pas entre pays, cela signifie que dans les pays avec un taux de remboursement limité de la FIV, de nombreux couples qui rencontrent des problèmes de fécondité sont privés de traitement par FIV.

Par ailleurs, il n’a pas été trouvé de corrélation avec l’accessibilité des traitements. "Cela signifie qu’il n’existe pas de surconsommation dans les pays où la technique est remboursée. On pourrait penser que ‘meilleur est le remboursement, plus souvent la technique est utilisée de manière inutile’, mais ce n’est pas le cas", souligne le spécialiste de la fertilité.
En outre, cette étude met aussi en évidence qu’un large taux de remboursement s’accompagne d’une faible incidence de jumeaux. Selon le gynécologue, c’est la preuve que le choix de coupler le remboursement de la FIV au nombre d’embryons réimplantés, pour ainsi réduire le nombre de jumeaux, était justifié.
"Un autre point important est que dans les pays où le remboursement n’est pas aussi avantageux qu’en Belgique, les patientes qui ont peu de moyens financiers reportent un traitement de fertilité, d’où leurs chances de réussite sont nettement inférieures", ajoute Michel De Vos.
Par ailleurs, des économies dans le secteur de la santé s’imposent et le remboursement des techniques de médecine reproductive est également dans la ligne de mire. L’abaissement de l’âge maximal pour le remboursement est l’une des possibilités. Le spécialiste de la fertilité peut concevoir cette option, mais attire néanmoins l’attention sur d’éventuels pièges, ce qui démontre qu’une concertation approfondie reste cruciale.
"D’une part, les traitements par FIV après l’âge de 40 ans sont assortis d’un taux de réussite nettement inférieur. D’autre part, on ne peut décourager de nouvelles évolutions en médecine reproductive, qui visent une approche efficace du problème de la fécondité décroissante avec l’âge", indique le gynécologue.
"Prenons la congélation d’ovocytes chez la femme jeune comme mesure préventive par rapport à une diminution de fécondité à un âge plus avancé. Il semble peu judicieux de ne plus rembourser le traitement par FIV de ces femmes qui ont fait congeler leurs ovocytes à l’âge de 30 ou 35 ans parce qu’elles n’avaient pas encore trouvé l’homme idéal, lorsqu’après 40 ans, elles décident de les utiliser pour être enceintes", conclut le Pr De Vos.
Plus d'infos sur www.eshre.eu et sur www.brusselsivf.be (Source: Mediquality.net)

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