A votre santé !

A votre santé !
Nous répondons à toutes vos questions sur la santé des femmes

vendredi 29 juillet 2011

Diabète gestationnel: les femmes en savent plus !



Une étude canadienne s’est penchée sur les facteurs susceptibles de déclencher un diabète de type 2 chez les femmes présentant un diabète gestationnel. Pour la première fois, des scientifiques ont découvert quels facteurs pouvaient engendrer le plus de risques pour elles (source: psychoenfants.fr). Durant la grossesse, un certain nombre de femmes sont atteintes de diabète gestationnel, un diabète qui peut survenir lorsqu’une femme est enceinte et qui disparaît naturellement dans les semaines qui suivent l’accouchement. Ces femmes ont malheureusement plus de chances que les autres de développer plus tard dans leur vie un diabète de type 2, c’est-à-dire un diabète causé par différents facteurs « environnementaux ». Mais, jusqu’à présent, aucun facteur influençant ce phénomène n’avait été réellement repéré.


Cette étude canadienne, du Women's College Hospital de Toronto, a évalué 110 femmes atteintes de diabète gestationnel pour relever dans les six mois suivant leur accouchement les facteurs et les symptômes associés à de forts risques de maladies cardiaques, d’AVC et de diabète. Le suivi de ces sujets a duré environ cinq ans. Durant cette période, 23 femmes (21%) ont présenté un diabète de type 2.

Les conclusions de cette enquête ont montré que le risque de développer ce type de diabète était sept fois plus élevé chez les femmes ayant une tolérance réduite au glucose après l’accouchement. Les femmes de 35 ans et celles qui présentent un taux faible de cholestérol HDL (dit "bon cholestérol") voient leurs risques d'avoir un diabète de type 2 multipliées par trois.





Comme pour tous types de diabète, les scientifiques ont également déterminé que les personnes en surpoids ou obèses étaient plus susceptibles de développer un diabète de type 2. En effet, le risque est multiplié par deux pour les femmes ayant un tour de taille supérieur à 88 centimètres dans les trois à six mois après l’accouchement. En dessous de 80 centimètres, la probabilité est fortement réduite.
Les chercheurs appellent également à la prudence car le risque augmenterait de façon significative en présence de deux facteurs ou plus. Une prochaine étude est d’ores et déjà prévue pour approfondir ce sujet dans le but, un jour, de pouvoir mettre en place un mode de vie préventif et une sensibilisation face à ce problème

Cancer du sein: le débat


Une étude comparative entre différents pays d'Europe suggère que les programmes de dépistage n'ont eu que peu d'impact sur la réduction de la mortalité par cancer du sein ces 20 dernières années. L'équipe de Philippe Autier (International Prevention Research Institute, Lyon, France) a comparé l'évolution de la mortalité par cancer du sein dans trois "paires" de pays européens ayant un système de soins similaire, mais avec une différence dans l'ancienneté de la mise en place d'un programme de dépistage.






Entre 1989 et 2006, la mortalité par cancer du sein a décru de 29% en Irlande du Nord (dépistage organisé depuis le début des années 90) contre 26% en République d'Irlande (introduction du dépistage organisé en 2000).
Elle a diminué de 25% aux Pays-Bas (programme de dépistage organisé introduit en 1989 et généralisé en 1997) contre 20% en Belgique (programme national de dépistage mis en place en 2001) et 25% en Flandre, partie néerlandophone de la Belgique.

La baisse a été de 16% pour la Suède (pionnière en matière de dépistage, dès 1986) contre 24% en Norvège (programme généralisé en 2005).
Selon les auteurs, ces comparaisons laissent à penser que le dépistage n'a pas joué un rôle direct dans les réductions de mortalité ces dernières années. Les progrès des traitements et l'amélioration des systèmes de santé "peuvent être des explications plus plausibles", estiment-ils.

"J'ai moi-même beaucoup poussé au dépistage du cancer du sein dans les années 90", a déclaré Philippe Autier à l'AFP. "Depuis que nous étudions les effets à long terme sur la mortalité, pas mal de données nous montrent que l'impact est soit faible soit nul", a-t-il ajouté.

Interrogé par l'AFP, le Dr Jérôme Viguier, responsable du département dépistage à l'Institut national du cancer (INCa), a émis des réserves sur la méthodologie de l'étude, publiée vendredi en ligne dans le British Medical Journal (BMJ).
"L'amélioration du pronostic du cancer du sein est quelque chose de multifactoriel. C'est très difficile de faire la part entre les différentes évolutions qui sont complémentaires et qui ont été menées parallèlement", a-t-il ajouté.

Le Dr Viguier a également souligné que la diminution de la mortalité, même si elle est l'objectif d'un dépistage systématique, n'est pas son seul effet. "Le but d'un dépistage systématique, c'est aussi d'arriver plus tôt dans la maladie, pour avoir des traitements moins lourds, moins mutilants, avec moins de séquelles", a-t-il souligné.

Les femmes vivent 15 ans de plus !

 Les femmes qui "vivent sainement" peuvent espérer vivre au moins 15 ans de plus que celles qui ne le font pas. Pour les hommes, dame nature est un peu moins généreuse car leur espoir est limité à 8 ans et demi de plus, ont affirmé vendredi les quotidiens "De Standaard" et "Het Nieuwsblad", citant les résultats d'une enquête de l'université néerlandaise de Maastricht.

Les enquêteurs ont suivi durant 25 ans 120.000 personnes âgées de 55 à 69 ans.
Quinze années, cela représente environ un cinquième de la durée de vie moyenne d'une femme en Belgique (82,4 ans). Pour un homme, 8,5 ans représentent un neuvième de l'espérance de vie moyenne (77,1).

Les auteurs de l'enquête ont mesuré le nombre d'années de plus que pouvait rapporter le fait de ne pas fumer, de ne pas être en surpoids, de bouger et de manger sainement.  
 
 
 

Près de 60 % des patients en gastro-entérologie sont des femmes

Selon les dernières statistiques, les femmes seraient plus exposées aux désordres gastro-intestinaux que les hommes. Elles représenteraient ainsi près de 60 % des patients en gastro-entérologie. (sources: dh.be) Elles souffriraient notamment plus souvent du syndrome du côlon irritable, de dyspepsie, de maladie cœliaque, de constipation chronique et d’hépatite auto-immune.
Pourquoi ? Selon la Fédération européenne de gastro-entérologie (UEGF), "bien que ces différences entre sexes soient encore obscures, on pense que les hormones sexuelles, des prédispositions génétiques ainsi que des facteurs sociaux ou liés au style de vie y contribuent peu ou prou."
Ces différences peuvent également s’expliquer par des différences physiques au niveau du système gastro-intestinal.
Ainsi, "les femmes sont capables de ressentir l’amer et le sucré d’une façon plus aiguë que les hommes et leurs intestins se révèlent plus sensibles, ce qui les rend plus vulnérables aux substances irritantes et aux autres types de stimulation. Les estomacs des femmes se vident plus lentement que ceux des hommes, ce qui peut expliquer en partie des taux plus élevés de symptômes de dyspepsie (nausées, ballonnements, sensations de pesanteurs gastriques et gêne abdominale, par exemple) observés chez les femmes", explique l’UEGF. Par ailleurs, le transit dans le gros intestin est plus long chez les femmes, qui tendent donc à être davantage constipées que les hommes. Des différences physiques qui existent également au niveau du foie et du système biliaire.
Pour le professeur Nurdan Tözün de l’Acibadem University School of Medicine en Turquie, il faut une meilleure éducation sanitaire, un meilleur accès aux soins médicaux et une prise de conscience plus importante du besoin de dépistage et de prévention chez les jeunes femmes. "Car l’amélioration de la santé des femmes contribuera à améliorer celle des générations futures. Nous devons donc concentrer nos efforts sur la promotion de l’hygiène, entre autres mesures, pour éduquer les adolescentes sur les dangers du tabac et de l’alcool et sur l’importance de l’activité physique et d’un régime alimentaire sain."

jeudi 28 juillet 2011

Les femmes sédentaires en danger !

Les femmes qui restent longtemps assises après le travail font plus que doubler leur risque de développer des caillots sanguins dans les poumons, c’est-à-dire une embolie pulmonaire (source Ouest-France) . Le manque d’activité physique est lié depuis longtemps à des maladies comme le diabète, les problèmes cardiaques ou le cholestérol, mais c’est la première fois qu’une étude montre un accroissement du risque de développer une embolie pulmonaire, souvent à l’origine d’attaques cardiaques.

L’embolie pulmonaire intervient quand un caillot sanguin se transporte des veines des jambes jusqu’aux poumons. La personne peut alors avoir des difficultés à respirer, avoir mal à la poitrine et tousser. Elle est à l’origine de décès.
Une équipe conduite par Christopher Kabrhel, du Massachusetts General Hospital de Boston, a rassemblé des détails de la vie quotidienne de 69 950 infirmières, sur une période de 18 ans. Les chercheurs ont constaté que le risque d’embolie pulmonaire faisait plus que doubler chez des femmes qui, en dehors de leur temps de travail, passaient plus de 41 heures par semaine assises, comparées à celles qui le faisaient moins de 10 heures. Ces résultats étaient les mêmes si l’on tenait compte de l’âge, du poids et du tabagisme éventuel.

L’étude, publiée en ligne par le British Medical Journal (BMJ), suggère que l’inactivité physique pourrait être un des mécanismes cachés faisant le lien entre les maladies des artères et celles des veines. Les chercheurs ont souhaité que les recherches soient approfondies, pour établir si ces résultats valaient aussi pour les hommes et pour les personnes d’origine non européenne.(source Ouest-France)

mercredi 27 juillet 2011

Grain de beauté: les Smartphones au service de la Santé

 Un grain de beauté douteux, que faire ? Télécharger l’application Skin Skan sur votre iPhone.
Les Smartphones s’invitent de plus en plus dans l’univers médical … (Source: informationshospitalières)
Développée par Victor Anastasiu, avec l’aide de dermatologues et de mathématiciens, cette dernière permet de photographier les lésions cutanées, de les mesurer, et par de savants calculs, de déterminer si elles peuvent être cancérigènes ou non. En cas de doute, il est impératif de consulter un dermatologue qui sera plus à même de faire un vrai diagnostic.
Quant au Royaume-Uni, une étude vient de montrer que votre téléphone portable peut être un outil de choix pour arrêter de fumer. En effet, les participants à cette recherche ont accepté de recevoir sur leur portable des SMS contenant des messages de soutien et de motivation pour les aider à ne pas reprendre la cigarette. Selon les premières données, la méthode est efficace. En effet, il y a deux fois plus d’arrêts réussis dans le groupe qui a reçu des textos en lien avec le tabac, que dans le groupe témoin.


Alors que les Smartphones ont inondé le marché les fabricants mettent en place des systèmes et des applications spécifiques à chaque profession. Les médecins font parti du lot. Ainsi, Apple, Android, et les autres se sont mis au diapason pour permettre aux praticiens en déplacement d’avoir, grâce à leur Smartphone, accès à des outils de consultation et d’information en ligne. Il devrait même être possible, dans les mois à venir, de synchroniser son téléphone avec l’informatique du cabinet.
Sur la planète iPhone, il existe déjà plus de 240 applications en français dans la rubrique médecine.(Source: informationshospitalières)

62% des femmes affirment avoir une peau sensible ou déshydratée

Plus de la moitié des Européennes (55%) utilisent des soins inadaptés à leur type de peau, qui peut être sensible, déshydratée, grasse ou mixte, selon une étude réalisée par BVA pour Boots Laboratories, présentée lundi 25 juillet. Pourtant, il est désormais démontré que chaque type de peau nécessite des soins spécifiques pour répondre à des besoins particuliers.

D'après le sondage, plus de six Européennes sur dix (62%) affirment avoir une peau sensible ou déshydratée.
Les pays du Sud de l'Europe sont particulièrement touchés par ce problème, soit 70% des femmes en Italie et en Espagne, contre seulement 50% en Allemagne (Source: Le Parisien ) .



Autre enseignement, plus de 80% des sondées déclarent ressentir les conséquences de la déshydratation ou de la sensibilité de la peau. Ainsi, 57% indiquent avoir déjà ressenti des tiraillements, contre 52% des irritations et 43% des démangeaisons.
Pourtant, les femmes interrogées semblent connaître les bons réflexes pour prendre soin de leur peau. Plus de 80% du panel a conscience qu'utiliser un soin intégrant un filtre UV est un bon geste pour les peaux sensibles ou déshydratées, et 71% savent qu'appliquer un sérum est également un bon réflexe.
Sur ce point, les Françaises sont largement en retard. Seules 63% d'entre elles savent qu'appliquer un sérum répond aux besoins des peaux sensibles.
Ce sondage a été réalisé en ligne par BVA, entre le 1er et le 14 juin derniers, auprès d'un échantillon de 2.190 femmes résidant en Angleterre, en Espagne, en Italie, en Allemagne et en France.(Source: Le Parisien )

Femme: hausse du cancer du poumon

Chaque année le tabac tue en moyenne 18.500 personnes dont 4.600 de maladies cardio-vasculaires, 3.300 de maladies broncho-pulmonaires et 8400 de cancer. Il est la cause directe de 95% des cancers du poumon et de la moitié des cancers en général. Le taux brut de Mortalité liée au Cancer du Poumon en Belgique s'est accrue de manière constante chez l'homme jusqu'au début des années 1980 avec stabilisation à 117/100.000 habitants. Chez la femme, la croissance est lente mais a doublé en 30 ans. La valeur qui indique pour la population totale la fraction de Cancer attribuable au Tabagisme est estimée à 80-85% chez l'homme et à 60-80% chez la Femme. Le tabac tue la moitié de ses utilisateurs .  

En France, le nombre de cancers devrait poursuivre sa hausse en 2011. Selon les estimations de l'Institut de veille sanitaire (Invs), 365.500 nouveaux cas vont être enregistrés en France, soit 1.000 par jour (source: TF1). Une hausse de 2,2% par rapport à 2010. Comme chaque année, les hommes vont souffrir davantage que les femmes. Sur l'ensemble, 207.000 nouveaux cas seront diagnostiqués chez des hommes et 158.500 chez des femmes.


Dans une moindre mesure, le nombre de décès lié aux cancers sera également en hausse en 2011, de 0,7%. 147.500 décès sont ainsi à prévoir, soit 84.500 chez l'homme et 63.000 chez la femme. Ce chiffre est stable chez les hommes et en hausse chez les femmes.

Chez les femmes, le cancer du sein - 53.000 nouveaux cas - diminue régulièrement depuis 15 ans. Mais un autre cancer, celui du poumon, inspire la préoccupation. Il enregistre une hausse de 20% par rapport à 2010. La mortalité est en constante augmentation : 8.100 décès en 2011 (+5%).

 
Outre ces cancers, le nombre de cas des cancers les plus fréquents reste stable. Comme en 2010, le cancer de la prostate, avec 71.000 cas, reste de loin le  plus fréquent chez l'homme, devant le cancer du poumon - 27.500 cas - et le cancer colorectal - 21.500 cas -. En termes de mortalité, le cancer du poumon est en tête chez les hommes - 21.000 décès -, devant le cancer colorectal - 9.200 décès - et le cancer de la prostate - 8.700 décès.(source: TF1). 

mardi 26 juillet 2011

Ostéoporose: les femmes à faible revenu sont les plus touchées

Les femmes de 50 ans et plus ayant un faible revenu forment le groupe le plus à risque de recevoir un diagnostic d'ostéoporose, selon une étude de Statistique Canada menée en 2009 et publiée récemment (sources : passeportsanté.net).
Près d'une Canadienne sur cinq de plus de 50 ans interrogée a dit avoir reçu un diagnostic d'ostéoporose, a rapporté Le Devoir. Chez les hommes ayant franchi le cap de la cinquantaine, le taux baisse à 3,4 %.
L'environnement social a un impact sur le développement de cette maladie qui entraîne une fragilisation des os, d'après l'étude de Statistique Canada. La situation financière semble entre autres être un facteur de risque: les femmes faisant partie du quintile le moins favorisé ont dit presque trois fois plus souvent avoir reçu un diagnostic d'ostéoporose que les interviewées du quintile au revenu le plus élevé. Cette variation flagrante s'amenuise toutefois chez les 71 ans et plus. Les autochtones également sont plus à risque de recevoir un diagnostic positif au Canada que les non-autochtones, révèle l'étude.



Les personnes en dessous de leur poids santé ont une cote de risque plus élevée aussi, révèle l'étude de l'agence fédérale. Les bonnes habitudes de vies - activité physique régulière dès l'enfance et alimentation saine -, sont d'ailleurs recommandées par les spécialistes de la santé osseuse.
« On dit en général qu'avec l'ostéoporose, 50 % à 70 %, c'est la génétique, le reste est environnemental, explique la médecin spécialiste au Centre du métabolisme osseux du Centre universitaire de santé McGill, la Dre Suzanne Morin. Il faut donc entretenir son bon bagage génétique en ayant de bonnes habitudes de vie. »
Selon la médecin, la maladie commence à être bien connue auprès des femmes. « Elle est par contre encore très méconnue des hommes, qui ne se croient pas à risque. Des patients que je diagnostique me répondent, "impossible, c'est une maladie de femme". » Néanmoins, les hommes sont à risque, un peu plus s'ils ont une forte consommation d'alcool.
Les recherches sur l'ostéoporose ont déjà révélé que la chute du taux d'oestrogène chez les femmes à la ménopause rend leurs os plus vulnérables. Les os des femmes, plus petits, sont évidemment aussi plus fragiles que ceux des hommes.
Néanmoins, autant les hommes que les femmes manquent de calcium et de vitamine D, rappelle l'étude de Statistique Canada, deux éléments importants dans la prévention de la maladie.
Environ la moitié des personnes de 50 à 70 ans n'atteignent pas les « besoins moyens » de chacun des deux éléments, selon les dernières données sur la nutrition de l'agence, qui datent de 2004. « On le sait, les gens en haut de 50 ans, généralement, ne sont pas de gros buveurs de lait, rappelle la Dre Morin. Je recommande à mes patients de prendre des suppléments en suivant les recommandations. » (sources : passeportsanté.net).

Tabac chez les femmes enceintes



Les dégâts de la cigarette sur les nouveau-nés  sont effroyables. L’UCL a présenté récemment ses résultats  de la recherche sur le tabac, et en particulier ceux  d’une étude qui traite du syndrome de manque développé par les nouveau-nés de mères fumeuses au cours de premiers jours de leur vie. Le Dr Véronique Godin a suivi dix-sept  femmes enceintes fumant plus de dix cigarettes par jour et seize femmes enceintes non fumeuses, ainsi que leurs bébés respectifs jusqu’à cinq jours après leur naissance. Pour le député, André du Bus de Warnaffe, CDH, cette étude a démontré que les nouveau-nés exposés au tabagisme maternel durant la grossesse présentaient des syndromes de sevrage au cours de leurs cinq premiers jours de vie. On doit mettre en place plus de préventions en la matière. »

Fadila Laanan, ministre de la Santé a un avis tranché sur la question : «  Bien qu’il faille favoriser l’arrêt du tabagisme  chez les futures mères, le principe de tolérance zéro n’a guère de sens. Il faut proposer des réponses réalistes qui soient en adéquation avec les décisions des futures mères. Nous savons tous que certaines arrêteront de fumer, d’autres réduiront leur consommation et les troisièmes n’arrêteront pas. Il convient donc d’offrir des structures d’aide et un accompagnement ad hoc aux futures mères. Il existe un programme de prise en charge comprenant huit consultations par grossesse destiné à aider les femmes enceintes à arrêter de fumer. Elles sont assurées par un tabacologue, docteur en médecine ou professionnel de la santé, spécialisé dans le sevrage tabagique. »



Pour la ministre, il suffit que la femme demande une attestation de grossesse au gynécologue  qui la suit afin que ces séances soient remboursées par sa mutualité. Les équipes d’accompagnement des futures mères les incitent à réduire au tant que possible leur consommation. « Il faut garder à l’esprit que de nombreux facteurs influencent la consommation de tabac. La connaissance des risques ne suffit malheureusement pas pour arrêter de fumer, c’est pourquoi il faut accompagner les femmes enceintes dans leur démarche de modification de leur comportement tabagique » ajoute la ministre bruxelloise.
 Le Fares, soutenu par l’Inami et le SPF de la Santé publique, travaille dans ce sens en sensibilisant et en formant des gynécologues,  des médecins généralistes, des sages-femmes et d’autres acteurs de la petite enfance. La Communauté française s’associe aux messages de prévention du tabagisme. Elle est d’ailleurs déjà associée au projet du Fares via l’ONE.
De son côté,
Marie-Dominique Simonet, ministre de l’Enseignement obligatoire, est vigilante aux actions menées dans les écoles contre le tabac : «  Dans la promotion de la santé et l’éducation au bien-être en milieu scolaire, les intervenants sont très nombreux. On observe parfois un encombrement de mesures et de dispositifs, ce qui entraîne paradoxalement un morcellement des actions. Afin d’éviter la multiplication d’interventions de qualité mais non coordonnées, nous avons eu l’idée, avec ma collègue Fadila Laanan, de créer une cellule bien être dans les écoles. Elle serait composée de l’ensemble des acteurs de première ligne qui se concerteraient régulièrement afin d’aider le chef d’établissement scolaire à définir les lignes de force pour son école. »

Polémique sur le prix de l’anti-HPV


Le Vaccin anti-HPV est remboursé à 75% par l’INAMI mais avec  un plafond de 10.8 euros à charge du bénéficiaire. Ce remboursement ne vise cependant que les doses administrées à des jeunes filles âgées de 12 à 18 ans révolus. Actuellement, deux vaccins permettent de se protéger contre certaines formes de ce virus: le Gardasil et le Cervarix. Au Parlement de la Communauté française, les députés Alain Destexhe, Chantal Bertouille, Léon Walry, Jacques Morel ont interpellé la ministre de la santé, Fadila Laanan sur le prix du vaccin anti-HPV. Elle a tenu à nuancer la gratuité flamande : « En Communauté flamande, les filles de 1ère année secondaire, soit de 12-13 ans, peuvent effectivement se faire vacciner gratuitement. Il en coûtera 69,96 euros pour les 3 doses. Par contre, les filles de 14 à 18 ans paieront une quote-part de 32,40 euros et 21,60 pour la catégorie BIM et OMNIO et le prix appliqué dans ce cas, le prix fédéral, soit 339 euros. »



En ce qui concerne les filles de 12 à 18 ans de la Communauté française, elles paieront une quote-part de 32,40 euros et de 21,60 euros pour catégorie BIM et OMNIO. Pour la ministre, il est important de redire à la population que le vaccin n’est pas suffisant pour éviter un cancer du col de l’utérus. « Pour les jeunes filles qui ne sont ni dépistées et ni vaccinées, le risque à vie de cancer du col serait de 1 sur 28. La vaccination sans dépistage et avec une protection à vie du vaccin amènerait ce risque à 1 sur 70. Un dépistage adéquat sans vaccination ramènerait ce risque à 1 sur 217, alors que l'ajout de la vaccination au dépistage le ramènerait à 1 sur 556 dans notre modèle de protection à vie du vaccin. »
Lorsque le député Destexhe, MR, lui demande sur quelle base le montant de 3 millions d'euros de coût d’une telle campagne a été calculé. Elle assène les chiffres : « L’estimation rendue par l’administration se basait sur un prix unitaire de 100 euros et de 3 doses à donner à une cohorte de 25.000 jeunes filles. Il est évidemment possible mais imprévisible qu’un appel d’offre permette de diminuer ce coût. » 
La ministre socialiste a tenu aussi à balayer le propos du député MR qui disait qu’il s’agissait d’un premier cas où l’Inami remboursait un vaccin avant qu’il ne soit retenu dans un programme communautaire. « En réalité, cela s’est déjà produit en 2007 avec le vaccin contre le Rotavirus pour les nourrissons. »
Fadila Laanan a aussi réagi aux propos du député Ecolo, Morel : « Le protocole spécifique qui lie la COCOM et la Communauté française ne concerne que les vaccins repris dans le calendrier vaccinal des communautés ; ce qui n’est pas le cas des vaccins anti-HPV. La COCOM a décidé de ne pas participer aux programmes colorectal et vaccination anti-HPV mais elle aurait pu prendre une autre orientation. »
La ministre bruxelloise trouve pertinent de développer un programme intégré de lutte contre le cancer du col de l’utérus et qui soit soutenu par un programme d’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle. Elle l’a encore rappelé aux députés Walry, PS et  Bertouille, MR. Elle reste aussi vigilante aux évolutions  du sous-groupe de travail chargé de travailler sur le cancer du col de l’utérus : « Il est clairement avéré que la condition  préliminaire à la mise en place d’un programme de dépistage organisé pour le cancer du col de l’utérus concerne la qualité et la standardisation des examens de laboratoire (cyto-pathologie), ainsi que les mécanismes de surveillance de cette qualité qui devront être mis en place. »

Qualité des toilettes dans les écoles : les urologues inquiets



Récemment, une étude de l’Ufapec (Union des fédérations d’associations de parents de l’enseignement catholique) a été réalisée auprès de parents et consacrée aux bâtiments de l’école de leurs enfants. Pour 55 % des parents ayant répondu à l’enquête, les sanitaires figurent en tête de liste des problèmes urgents. Ils dénoncent le nombre insuffisant de toilettes et de lavabos, les mauvaises odeurs, l’absence de papier de toilette et de savon et, dans certains cas, la présence d’essuie-mains en tissu (dont on sait qu’ils sont porteurs de germes), le mauvais fonctionnement des verrous.


En corollaire à ce tableau noir, notons l’apparition de cystites et de problèmes de constipation chez les enfants et adolescents. Au Parlement de la Communauté française, Chantal Bertouille, députée MR,  relève que cette préoccupation des parents n’est pas démentie par l’association française d’urologie selon laquelle « pour éviter que des enfants, et particulièrement les fillettes, ne deviennent de futurs incontinents, il faut exiger des établissements scolaires des toilettes propres ».
Pour Jean-Marc Nollet, ministre de l’Enfance, l’inspection scolaire a notamment pour mission de faire rapport de tout manquement à la ministre de l’Enseignement obligatoire. « Cette dernière établit si l’école concernée répond aux conditions de subvention fixées par la loi. Les écoles du réseau de la Communauté française sont régulièrement inspectées par le service interne de prévention et de protection au travail (SIPPT) et par le service de la médecine du travail. »
Pour rappel, la médecine scolaire fait partie des compétences de la ministre Laanan « qui m’a signalé que dans le cadre de la prophylaxie des maladies transmissibles, les médecins scolaires procèdent à une inspection annuelle des installations sanitaires et scolaires des établissements pour lesquels ils ont été désignés responsables. Le médecin scolaire consigne ses remarques limitées à la salubrité et à l’hygiène des sanitaires dans un rapport qu’il transmet au chef d’établissement ainsi qu’à son Pouvoir Organisateur » précise Nollet.
Le cabinet de la ministre de la Santé précise que ces remarques ne constituent cependant qu’un avis non contraignant.  
En Communauté française, il faut savoir qu’un budget annuel de 33.725.000 euros peut être sollicité par les écoles pour des situations telles que des installations sanitaires insalubres, inadaptées ou insuffisantes. En 2009, l’administration a recensé pour l’enseignement libre vingt-cinq dossiers spécifiquement dédiés à des travaux liés à des installations sanitaires, et vingt-huit en 2010. « Selon mon administration, des subventions ont été octroyées en 2009 pour vingt-deux dossiers portant spécifiquement sur des sanitaires et, en 2010, trente-deux dossiers relatifs à la rénovation ou à la construction de sanitaires dans le réseau officiel subventionné sont repris dans la liste des projets éligibles au programme prioritaire de travaux. » conclut le ministre Nollet.  

Cancer du sein : Laanan veut lutter contre les freins



Améliorer le taux de participation au dépistage du cancer du sein reste un défi qu’aucun ministre n’a relevé avec succès. Au parlement de la Communauté française, pour
Florence Reuter, députée MR, « il est étonnant d’apprendre que seulement 10 % des Bruxelloises et 9 % des Wallonnes ont profité du programme de dépistage  gratuit mis en place par la Communauté française. Le délai entre le mammotest et le bilan sénologique est d’environ quarante jours, alors qu’il devrait être de vingt jours. »  De son côté, André du Bus deWarnaffe, CDH, note que « le taux de couverture est de 23% inférieur  chez les femmes précarisées par rapport au  reste de la population malgré la gratuité du mammotest. Par ailleurs, si 24% des femmes entre 50 et 69 ans n’ont subi aucun dépistage, 15% d’entre elles ne se seraient fait dépister qu’une seule fois sur six ans. »
Pour sa part, Fadila Laanan, ministre de la Santé, met l’accent sur les freins à la participation des femmes au  programme sont connus. « Il s’agit essentiellement de la peur du résultat et des représentations qu’ont  les femmes du cancer et de son traitement. Un autre frein est historique : avant la mise en place  d’un programme organisé par la Communauté française, les femmes pratiquaient le bilan sénologique. Or, nous savons que quand elles entrent dans un programme, elles sont fidèles à leur premier choix. La plupart ne se réorienteront vers un autre programme que si leur médecin les y invite. »
Selon la ministre l
’adhésion des médecins au programme mammotest  n’est pas unanime. « Plusieurs d’entre eux émettent des doutes sur la pertinence scientifique du test et le rapport risquebénéfice pour la patiente. Il est dès lors nécessaire de poursuivre la sensibilisation des médecins aux objectifs, aux méthodes et au bénéfice de santé publique qu’apporte un programme de dépistage collectif. Pour augmenter la participation des femmes, il faut développer des actions locales et améliorer l’implication des médecins de première ligne. »
Afin d’atteindre ces objectifs, il est nécessaire de mieux comprendre les freins et les leviers de leur participation et de celle des médecins. « Dans ce sens, j’ai demandé à mes services d’analyser la possibilité de lancer une recherche sur les représentations  sociales des femmes et des médecins sur le programme mammotest. La recherche porterait une attention particulière aux femmes issues de milieux  défavorisées » ajoute la ministre Bruxelloise.Par ailleurs, la campagne de communication « Des seins animés » continue à être diffusée. « Par des contacts avec des organisations professionnelles  de médecins, nous organisons des séances sur ce thème. La Société scientifique de médecine  générale publie aussi ponctuellement dans sa revue des  articles sur le programme de dépistage du cancer du sein » positive Laanan.
Elle tient aussi à préciser qu’entre le centre de référence et le médecin traitant, le délai n’est pas de quarante jours mais de huit jours. « Si des examens complémentaires sont  nécessaires, la durée peut être plus longue car il  faut souvent patienter pour obtenir un rendez-vous dans un hôpital. Cependant, dans les cliniques du sein, les examens complémentaires sont réalisés rapidement quand ils sont nécessaires. Enfin le centre communautaire de référence et Brumammo se concertent régulièrement pour veiller à la cohérence des grands axes du programme de dépistage. »
Il est certain que l’on reparlera encore de ce sujet…à moins que certaines femmes concernées ne changent en profondeur leur attitude en matière de dépistage.

Centre de bronzage : risque de cancer pour non respect de la loi




De la mi-novembre 2009 à la fin février 2010, la cellule chargée du contrôle, en collaboration avec les directions régionales de la Direction générale de Contrôle et Médiation a mené à nouveau une campagne de contrôles intensive. Lors de cette campagne, elle a distingué les centres qui ont plus de trois bancs solaires ou plus (ce que l'on appelle le groupe 1) qui relèvent du contrôle de la cellule Sécurité du service central, et ceux qui comptent moins de trois bancs (ce que l'on appelle le groupe 2) qui relèvent du contrôle des agents de la direction régionale. En tout, 365 centres ont été contrôlés, ce qui est beaucoup tenant compte du fait qu'organiser ces contrôles prend un temps considérable: 70 contrôles ont été effectués dans le groupe 1 (les grands) et 295 dans le groupe 2 (les petits).
Paul Magnette, ministre fédéral de l’économie est consterné par les résultats : « Sur 365 contrôles, les 268 procès-verbaux dressés se ventilent comme suit: 58 procès-verbaux d'avertissement, 210 procès-verbaux avec proposition de transaction. Trois dossiers ont été transmis au parquet compétent en vue de poursuites. Les irrégularités les plus fréquemment relevées sont les suivantes:  l'absence de panneaux d'information et d'avertissement (60 % des cas);  l'absence de fiches de client signées et indiquant le type de peau (47 % des cas) ; le non-respect des 24 aux 48 heures d'espacement et de la réduction de la moitié du temps d'exposition lors de la première session (43 %) et enfin l'intensité des lampes qui est trop élevée (43 %). »
À la Chambre, ces résultats inquiètent la députée Écolo Thérèse Snoy : “Le manque de respect des mesures peut entraîner une hausse des cancers de la peau. Il est urgent de prendre des sanctions envers les instituts qui ne respectent pas la législation. Nous savons très bien que les cancers de la peau sont de plus en plus fréquents, en raison de l’exposition inconsidérée au soleil. Les bancs solaires n’en ont peut-être pas l’exclusivité, mais il est notoire que le risque augmente, en particulier parmi les jeunes. Il importe aussi de donner la possibilité à l’administration de vérifier la mise en conformité de tous ceux auxquels un avertissement a été envoyé. Plus généralement, il faudrait informer le consommateur. Car lui aussi peut se montrer actif dans la protection de ses propres droits. Il s’agit d’une atteinte aux règles de santé publique.”
Thérèse Snoy entend interpeller la ministre Laurette Onkelinx : “Elle doit demander un avis en la matière au Conseil supérieur de la santé. J’ai conscience que l’on ne peut pas avoir un dermatologue, même si cela serait idéal, dans chaque centre de banc solaire, mais il faudrait au moins obliger les personnes qui s’occupent de recevoir les clients… à suivre une formation pour reconnaître les différents types de peaux.” Dans ce domaine, il est temps que la santé redevienne la préocuppation majeure…sans quoi l’addition payée par le budget des soins de santé, pour manque de prévention sera très lourde dans les années à venir ! 

La Rilatine : « pas pour tous les enfants ! »

La ministre Simonet condamne toute forme de marché noir et l’absence de contrôle médical

Selon le journal « De Gazet van Antwerpen », la saisie de Ritaline par la police semble être de plus en plus courante lors de contrôles à proximité d’écoles secondaires en Flandre.  Au Parlement de la Communauté française, la députée PS, Graziana Trotta, demande une meilleure surveillance de la consommation problématique de rilatine par des élèves en période d’examen : « Ce qui est plus inquiétant, c’est le fait que des adolescents qui ne sont pas atteints d’un trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDA-H) peuvent se procurer de la Rilatine assez facilement grâce à un marché noir qui touche l’enseignement supérieur ou universitaire mais aussi les écoles secondaires. » La ministre de l’enseignement inférieur, Marie-Dominique Simonet, fait un état des lieux francophones de la question : «  Je n’ai pas eu écho de problèmes similaires en Communauté française mais il n’est pas impossible que ce phénomène y soit présent également. Il est clair que cette pratique est non seulement illégale mais dangereuse pour la santé des jeunes qui consomment ce type de médicament sans contrôle médical. Il est donc évident que si de tels faits devaient se présenter au sein d’une école de la Communauté française, il appartiendrait à l’équipe éducative d’interpeller les acteurs du Centre PMS et du service PSE, voire d’autres acteurs extérieurs pour définir les stratégies les plus pertinentes pour lutter contre ce type d’assuétude. Pour rappel,  les élèves atteints de TDA-H sont suivis par un médecin spécialiste qui est le seul habilité à prescrire ce médicament. »
La ministre liégeoise va plus loin dans son analyse : « Le TDA-H fait l’objet de formations. En collaboration avec l’ASBL TDA-H Belgique, un guide à l’attention des enseignants confrontés aux élèves souffrant de ce trouble a été adressé à l’ensemble des équipes éducatives et se trouve sur le site « enseignement.be ». Ce guide à destination des enseignants présente les symptômes et caractéristiques du TDA-H, et aborde la question du diagnostic et des traitements. » Le guide ne fait toutefois pas écho au problème d’assuétude lié à la vente illégale de Rilatine aux abords de l’école. La ministre a promis d’être vigilante à cet aspect de la question.

Avortement : débat dans les écoles


Une circulaire pro-avortement crée la polémique



Une circulaire intitulée "20 ans de droit à l'avortement" a fait polémique la semaine passée tant dans l’enseignement que chez les médecins scolaires. Cette circulaire a été envoyée le 9 février par la Direction générale de l'enseignement à tous les directeurs et tous les pouvoirs organisateurs des établissements secondaires. La circulaire renvoie à un dossier pédagogique et à un documentaire produits par le Centre d'action laïque (CAL), avec l'appui des centres de planning et du Groupement des centres extra hospitaliers pratiquant des avortements (Gacehpa). Elle donne aussi un numéro de téléphone et une référence internet pour obtenir gratuitement des supports pour sensibiliser les jeunes sur les aspects médicaux et pratiques de l'avortement en Belgique.
Marie-Dominique Simonet, Ministre en charge de l’enseignement obligatoire de la Communauté française, a pris connaissance de cette circulaire. « Celle-ci pose problème en ce qu’elle souligne que « l’objectif de ces productions est de sensibiliser les jeunes sur les aspects médicaux et pratiques de l’avortement en Belgique ». Ce faisant, la circulaire ne propose qu’une grille de lecture partielle et élude la complexité de la question des grossesses non désirées, qui recouvre d’autres dimensions que les seuls aspects médicaux et pratiques. Lorsque l’on s’adresse à un public d’adolescents, il est primordial de ne pas se limiter à une transmission d’information, mais plutôt de mener une vraie démarche éducative en contextualisant l’ensemble d’une problématique sous ses différents aspects. S’il relève de la liberté de chacun de construire des outils de sensibilisation – en l’occurrence un dossier pédagogique du CAL –, l’administration a le devoir de veiller au respect de la neutralité. »
Pour rappel, la Ministre souhaite que l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS) soit renforcée dans les écoles. « Le projet de création de « cellules bien-être »  permettra de répondre à cet objectif de renforcer l’EVRAS dans les écoles. D’autres initiatives permettent également d’atteindre ce but (action au quotidien des CPMS, PSE, Centres de Planning familial…) ».
Du côté médical, le Dr Philippe Daumerie, président de l’association des médecins scolaires francophones, rappelle que l’éducation à la vie sexuelle et affective doit être fait « dans le cadre d’une approche globale et surtout dans le cadre de la vie des jeunes et des projets de chaque école. »
Pour lui, la question sous-jacente est celle du droit  à l'information neutre et objective. « Parler d'avortement à de jeunes  adolescentes nécessite de replacer le problème dans un contexte très
large, relevant notamment du sens de la sexualité, du respect de  l'autre, de la place de la femme dans la société ... Toute approche trop sélective risque d'induire des conséquences parfois inattendues auprès des jeunes. On ne peut pas parler comme cela de l’IVG à une jeune fille de 15 ans. »
Dans ce débat, pour le Dr Daumerie, il faut respecter les étapes du processus : « Idéalement, ce type de communication doit d’abord passer par les PSE avant d’aller vers les écoles. Ce sujet devrait être discuté autour du projet d'école à  l'initiative de la direction en partenariat avec les acteurs de santé  privilégiés du milieu scolaire » conclut-il. 
Politiquement, Françoise Bertieaux, chef de groupe MR à la Communauté française ne cache pas son inquiétude :  « Ce qui m’interpelle dans l’envoi de cette circulaire, c’est qu’elle contient de nombreux éléments qui vont à l’encontre de l’article 41 du Pacte scolaire qui interdit toute propagande au sein des établissements scolaires. Et si l’on accepte ceci, c’est la porte ouverte à toutes les dérives. »