A votre santé !

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Nous répondons à toutes vos questions sur la santé des femmes

mercredi 29 février 2012

Prothése de la hanche: Onkelinx fait le point à la Chambre

Hier, la ministre de la santé, Laurette Onkelinx a fait le point sur le dossier des prothèses de Hanches à la Chambre. "Le système de matériovigilance est identique pour tous les dispositifs médicaux.  Il est obligatoire de notifier auprès de l’Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé (AFMPS) les incidents. Cette obligation s’applique non seulement aux fabricants, aux distributeurs mais également aux professionnels de la santé. En cas d’action correctrice, la responsabilité d'information des utilisateurs se trouve chez le fabricant. L’AFMPS vérifie que le fabricant a effectivement fourni cette information et que les actions correctrices ont bien été implémentées."



Selon l’AFMPS il n’y a pas d’élément qui pourrait laisser penser qu’il y a eu une sous-notification des incidents rapportés avec ces prothèses.

L’information fournie aux professionnels par la sociéte DePuy peut se résumer comme suit :  
-       Une description de la problématique
-       Les  actions à prendre
-       La procédure de retour des prothèses
-       Le suivi des patients

"Cette information a été fournie à l’ensemble des points de contact (médecins, distributeurs,…) reprise dans la liste de distribution de la firme, liste qui a été fournie à la cellule matériovigilance de l’AFMPS avec les preuves de communication aux points de contact qui y sont repris. Ces données ont été confrontées et vérifiées par l’AFMPS qui a pu constater que la communication avait été faite. Il n’est donc plus nécessaire de procéder à un nouveau rappel puisque les actions nécessaires ont bien été prises par la firme, y compris un rappel des prothèses encore en stock." ajoute la ministre.

"Comme l’a rappelé récemment le scandale de la fraude des implants PIP, la législation relative aux dispositifs médicaux doit incontestablement être revue afin, notamment d’améliorer la sécurité d’utilisation de ces produits. La Commission européenne se penche d’ailleurs actuellement sur la refonte des directives relatives aux dispositifs médicaux. Les obligations des fabricants ainsi que les données devant se trouver dans le dossier technique nécessaire à l’obtention du marquage CE y seront mieux décrites et donc moins sujettes à interprétation.  Les exigences quant aux données cliniques que le fabricant doit collecter avant la mise sur le marché seront plus clairement détaillées ce qui facilitera une harmonisation dans l’évaluation des dossiers techniques."
 
"Il est également nécessaire d’organiser une meilleure surveillance du marché des dispositifs médicaux. Ce marché étant européen, il faut améliorer la coordination entre les différentes autorités en charge de cette surveillance.
Mais comme je l’ai déjà indiqué, je ne compte pas attendre la modification de la règlementation européenne, et l’AFMPS travaille, à ma demande, sur un plan d’action pour rendre cette surveillance du marché et la traçabilité des dispositifs médicaux plus efficace. Des groupes de travail sont en cours, et j’espère recevoir leurs conclusions dans les prochaines semaines."



83 % des médecins belges appliqueront des tarifs fixes en 2012


Les médecins ont le choix d’adhérer ou non à l’accord conclu entre les représentants des médecins et les mutualités. S’ils le font, ils sont obligés de se tenir aux tarifs prévus dans l’accord et ne peuvent en principe pas demander d’honoraires supplémentaires. C’est à la fin de 2011 que l’accord pour 2012 a été conclu.

Il apparaît aujourd’hui que 83 % des médecins appliqueront ces tarifs en 2012. Ce qui représente 87 % des médecins généralistes et 80 % des spécialistes.

Jean Hermesse, Secrétaire général de la MC, se déclare satisfait, tout en précisant : « Nous sommes très heureux de voir que la grosse majorité des médecins appliqueront les tarifs fixes. Le patient est ainsi assuré du montant qu’il paiera chez le médecin. Nous constatons cependant que la situation est problématique chez certains spécialistes tels que les dermatologues, les gynécologues, les ophtalmologues et les chirurgiens esthétiques. Dans ces spécialités, plus de 55 % des médecins pourront déterminer librement leurs tarifs. Le patient sera dès lors très souvent confronté à un spécialiste qui réclamera des suppléments d’honoraires. Ceci augmente la facture du patient ».

mardi 28 février 2012

Les 10 médicaments plus vendus au monde

Que prenez-vous? D'autres dans le monde prennent-ils aussi ce médicament? Voici les 10 médicaments plus vendus au monde en chiffre d’affaires(source: pharmacutua.com)

1) / Tahor (atorvastatine) occupe la première place du classement mondial,  Co marketé dans le monde par Pfizer(US), Astellas, (Japon) et Almirall, (Espagne), traitement de l’hypercholestérolémie a réalisé un chiffre d’affaires mondial de 9,5 milliards de dollars en 2011.

2) Plavix, (clopidogrel), antiagrégant plaquettaire, développé par Sanofi Aventis, (France) et comarketé avec Bristol Myers Squibb, (Etats Unis), a atteint des ventes mondiales de 9 milliards de dollars en 2011.

3) Remicade, (infliximab), traitement indiqué dans la polyarthrite rhumatoïde Co marketé par Johnson & Johnson, Merck & Co, Mitsubishi(Japon) et Tanabe(Japon), arrive en troisième place avec des ventes mondiales de 8,09 milliards de dollars en 2011. Le groupe Johnson & Johnson ayant réalisé 5,49 milliards de dollars de ventes sur et Merck 2,6 milliards de dollars en 2011

4) Advair/Seretide, (fluticasone propionate et salmétérol), traitement de l’asthme de GlaxoSmithKline arrive en quatrième position avec des ventes mondiales de 8 milliards de dollars réalisées en 2011.

5)Humira, (adalimumab), traitement indiqué dans l’arthrite rhumatoïde des laboratoires Abbott Pharmaceuticals  atteint la cinquième position  avec 7,9 milliards de dollars de ventes en 2011.

6) L’anticorps monoclonal , (etanercept), indiqué pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde comarketé par Pfizer et Amgen arrive en sixième position mondiales avec 7,3 milliards de dollars de ventes mondiales.

7) La statine , (rosuvastatine) du groupe Astra Zeneca prend la septième place du classement en 2012 avec 6,6 milliards de dollars de ventes mondiales.

8) Mabthéra/Rituxan, (rituximab), anticorps monoclonal indiqué pour le traitement des lymphomes non Hodgkiniens et la polyarthrite rhumatoïde Co marketé dans le monde par Roche/Genentech a atteint des ventes mondiales de 6,48 milliards de dollars en 2011, en progression de 8 %.

9) Avastin (bevacizumab) de Roche, un anticorps monoclonal humanisé, indiqué pour le cancer colorectal métastasique, cancer du sein métastasique et le cancer bronchique non à petites cellules arrive en neuvième position avec des ventes mondiales de 5,71 milliards de dollars de ventes en 2011.

10) Le traitement de l’asthme Singulair, (montelukast) de Merck & Co prend la dixième place du classement mondial avec 5,7 milliards de dollars de ventes  en 2011  (source: pharmacutua.com)

Allergiques à l'arachide? Un patch !

Allergique? Dans quelques mois, vous aurez peut-être une bonne nouvelle. L’agence américaine Food and Drug Administration (FDA) vient d’admettre, au 28 février, en évaluation prioritaire (ou fast-track), Viaskin® Peanut, un patch conçu pour le traitement par désensibilisation des patients allergiques à l'arachide. Actuellement Viaskin® Arachide est uniquement disponible dans le cadre d’essais cliniques aux États-Unis et en Europe. Son fabricant, DBV Technologies, vient de communiquer les résultats de la phase Ib démontrant l’innocuité du produit. (source: santélog)


lundi 27 février 2012

Après 65 ans, 2/3 des personnes souffrent de maladies chroniques

Trois travailleurs sur quatre arrivent malades à la pension. C'est le résultat d'une étude menée auprès de 2.474 ouvriers et employés de 55 à 64 ans suivis dans les onze mai­sons médicales du réseau Médecine pour le peuple, réseau créé par le Parti du travail de Belgique (Le Soir 8 novembre 2011). Les maisons médicales sont principalement implantées dans des (anciens) quartiers industriels ou défavorisés, comme Deurne, Hoboken, Genk, Herstal, Marcinelle, Schaerbeek ou Molenbeek. De ce fait, il faut être prudent avant de généraliser pour l'ensemble de la population.

dimanche 26 février 2012

Sarkozy-Hollande: La santé des candidats !

 A huit semaines du premier tour, les candidats à l'élection présidentielle se disent en pleine forme, dans Le Quotidien du médecin, à paraître lundi. Le journal spécialisé a interrogé les onze prétendants en lice. Seul Dominique de Villepin (République Solidaire) a refusé de répondre. (source europe 1)

Nicolas Sarkozy. On connaissait la passion du président pour le footing et sa quasi abstinence à l’alcool. "Je me suis toujours tenu à une hygiène de vie assez stricte, je ne sors pas le soir, je ne bois pas, je ne fume pas même si j'ai une faiblesse pour le cigare de temps en temps", déclare le président-candidat.
François Hollande. Après avoir perdu près de 15 kilos, François Hollande est désormais très attentif à ce qu'il mange. Le candidat socialiste fait "du sport très régulièrement, cela fait partie de mon équilibre". Il note que pour obtenir le prêt de financement de sa campagne électorale il a "passé une visite médicale très complète, pour fournir toute garantie". Pareil pour François Bayrou (MoDem), "et les résultats sont bons".

Santé : dimanche, sortez vos baskets pour une bonne cause!


Après le franc succès remporté par sa première édition l’année dernière, La Liégeoise vous donne à nouveau rendez-vous dimanche prochain. Cette année, les bénéfices du jogging seront reversés à l’association Au sein des femmes.

La Liégeoise est un jogging réservé aux femmes. Le départ de la course sera donné au Kiosque d’Avroy à Liège le dimanche 4 mars à 11h. Une course qui se veut à la fois conviviale et ouverte à toutes, avec des parcours de 3, 6 et 9 km.

Comme le veut la tradition, les bénéfices de ce jogging sont toujours versés à une association en rapport avec la lutte contre le cancer du sein. Cette année, l’association choisie est Au sein des femmes.

Au Sein des femmes est une association qui se mobilise pour toutes les personnes concernées par le cancer et principalement par le cancer du sein. Elle propose un accompagnement inédit dans une vision globale et intégrative.

Faites du bien à votre corps et faites un geste pour les femmes autour de vous qui se battent contre ce fléau. Venez nous rejoindre dimanche !

Infos et inscription sur: www.womanrace.be

F.D.

Relais santé : la santé de tous

Les Relais santé ont pour mission, au travers des premiers soins dispensés aux personnes en situation d'exclusion, de faciliter la prise en charge par la première ou la deuxième ligne de soins, l’activation du réseau de soins au niveau local et la collaboration avec celui-ci.  Il ne s’agit donc pas d’assurer un service complet de soins.  Eliane Tillieux, ministre wallone de la santé, a fait le point sur les Relais santé au Parlement wallon.

Par exemple, le Relais santé de Charleroi propose un accueil téléphonique, des permanences sociales et des consultations médicales. Des permanences sont organisées au sein des différents services partenaires et des abris de nuit.

L'équipe du Relais santé est composée de :
·        1 coordinatrice mi-temps ;
·        1 infirmière temps plein ;
·        1 infirmière à quart temps ;
·        1 AS temps plein assurant la charge de responsable administrative ;
·        1 secrétaire – accueillante temps plein
·        1 consultation médicale est organisée par 2 médecins à raison de 2 heures 3 fois par semaine.

"Le travail de réseau initié par le Relais santé a incontestablement eu un impact sur la prise en charge sanitaire des publics les plus précaires en leur offrant un accès aux soins de santé ainsi qu’une ouverture des structures médicales plus classiques" selon la ministre.

Aujourd’hui, le travail en réseau médico-social se consolide grâce à la reconnaissance accordée au Relais santé par les partenaires médicaux et sociaux avec une attention particulière aux problèmes de santé mentale.

Depuis 2010, la subvention octroyée aux Relais sociaux a été insérée dans l’arrêté du 29 janvier 2004 ce qui garantit la récurrence des moyens. Chaque Relais santé recevra en 2012 une enveloppe de 72 828 euros indexée.  La subvention ne tient pas compte de l’importance du Relais social comme c’est le cas pour la subvention de projets.

Outre les 72 828 euros octroyés en 2012 dans le cadre de la réglementation sur les Relais sociaux, les Relais santé bénéficient de plusieurs sources de financement :
·        Des points APE octroyés dans le cadre du PST 3 et reconduits depuis ;
·        L’aide médicale urgente pris en charge par les CPAS ;
·        Le remboursement INAMI.



Génériques et économie

Les médicaments génériques livrent une contribution sans précédent aux efforts d’économies, selon l'association Febelgen.
En 2012, pas moins de cinq nouvelles mesures d’économies visant les médicaments génériques se superposent : une baisse de prix de 1,95% modulable sur l’ensemble des médicaments, la substitution pour les prescriptions de médicaments antibiotiques et les antimycosiques (assimilées à une prescription en Dénomination Commune Internationale - DCI), un plafond de remboursement pour les médicaments antiacides IPP, l’obligation de délivrer le « moins cher » lors d’une prescription en DCI, et des baisses de prix supérieures pour les médicaments de catégorie A (-41% au démarrage et -7% après 4 ans). En s’appuyant sur les calculs techniques utilisés lors de la confection du budget 2012, FeBelGen estime l’ensemble des efforts demandés au secteur des médicaments génériques à plus 33 millions € en base annuelle.

Mesures d’économies 2012Impact pour le secteur des médicaments génériques - Millions €/base annuelle
Baisse de prix 1,95 % modulableMIN. 6,95
Substitution antibiotique/antimycosique ("DCI automatique")MIN. 2,6
Plafond de remboursement IPP14,5
Le "moins cher" lors d’une prescription en DCIMIN. 7,95
Baisse supplémentaire catégorie A1,3
TOTALMIN. 33 Mio


Les molécules les plus impactées (inhibiteurs de la pompe à protons ou IPP, les antibiotiques et les antimycosiques) par les mesures d’économies 2012 forment de surcroît une partie importante du moteur économique du secteur. En effet, ces molécules représentent pas moins d’un tiers du chiffre d’affaires du secteur des médicaments génériques en Belgique. Le socle financier de plusieurs entreprises se voit donc fortement fragilisé.

samedi 25 février 2012

Santé des handicapés français : Accord politique Wallonie-France.

Si la France et la Région wallone ont signé fin décembre un accord sur l'accueil des personnes handicapées, il vient en fait encadrer et optimiser des pratiques et des échanges qui remontent à plus d'un siècle. (source: nord éclair.fr )

Au début du XXe siècle, en France, la loi de 1905 sépare l'Église de l'État. « Un certain nombre de congrégations religieuses françaises quittent le territoire français et s'établissent à proximité de la frontière française avec leurs oeuvres sociales, médicales ou éducatives », rappelle Éliane Tillieux, ministre wallone de la Santé. Puis, avec le déclin des vocations, beaucoup de ces structures ferment, d'autres sont reprises par des associations belges, qui continuent alors à bénéficier des subsides français.


Aujourd'hui encore, ce sont ces financements (60 millions d'euros), issus des Départements et de l'Assurance maladie, qui permettent à 746 adultes handicapés français d'être hébergés en Wallonie, et à 1 850 enfants français d'être accueillis dans les 25 établissements belges conventionnés. Parmi eux, plus de la moitié viennent de la région Nord - Pas-de-Calais.
Avec cet accord, il s'agit donc d'officialiser cette « tradition » qui, selon la secrétaire d'État française auprès de la ministre des Solidarités, Marie-Anne Montchamp, s'explique également « par la proximité géographique et linguistique des deux pays qui permet aux familles de trouver des solutions près de chez elles, dans un environnement "culturel" partagé et rassurant pour leurs proches ».

Côté belge, on va même plus loin pour expliquer ce phénomène. Éliane Tillieux pointe également « le manque de solution de places en France » ou encore « la qualité des services reconnue par les familles et le modèle socio-éducatif wallon » et la « plus grande tolérance » des services vis-à-vis des troubles du comportement. La question de l'autisme en particulier est concernée. Ce que reconnaît Marie-Anne Montchamp, pour qui, malgré le « plan autisme » instauré en France, « certaines familles françaises semblent préférer les méthodes de prise en charge existantes en Belgique », ce pays « ayant développé une approche éducative et pédagogique dans ce domaine ».
Pour ces raisons, cet accord fait ressurgir des questions quant à la prise en charge du handicap en France. Le Collectif des démocrates handicapés (CDH) dénonce ainsi pour sa part un accord signé « en catimini », « entérinant de ce fait l'exil français en Belgique, et donc le désengagement de la France ». (source: nord éclair.fr )

Cancer et méditation : une réflexion

La technique repose sur la méditation, inspirée notamment de philosophie bouddhique et associée à des exercices corporels comme le yoga. Près de 250 hôpitaux américains proposent ce type de programme. En France, elle est également pratiquée mais de façon plus confidentielle.

Le Dr Claude Penet, psychiatre à Châteauroux et fondateur de l'Association pour le Développement de la Mindfulness (pleine conscience en Français) l'utilise par exemple depuis plusieurs années pour traiter des dépressions chroniques et les troubles anxieux et commence à former des groupes de patients atteints de cancer. Mais elle se pratique également à l'hôpital.  (source: lefigaro.fr)


Certificat médical à 5 euros

Il est donc parfaitement possible de se procurer un certificat médical de complaisance pour la modique somme de 5 euros. Une journaliste de la RTBF s'est rendue au cabinet d'un médecin de Laeken dont le nom circule dans les écoles de la Région bruxelloise et s'est fait passer pour une patiente. Résultat: en deux minutes, elle a obtenu un certificat justifiant une absence de trois jours. (source : 7/7)

vendredi 24 février 2012

Grippe : en hausse !

La Belgique doit actuellement faire face à une sérieuse épidémine de grippe. Le nombre de patients ayant consulté un médecin pour des symptômes grippaux a fortement augmenté cette semaine. Ils ont été quasi 65.000. Plus d'infos sur Topicsanté sur le vrai et le faux à propos de la grippe !

jeudi 23 février 2012

Antipsychotiques : 11.008 jeunes en consomment !

Les enfants et les jeunes qui se font prescrire des antipsychotiques sont de plus en plus nombreux. En 2010, quelque 11.000 mineurs ont consommé ce type de médicaments, 485 consommateurs étaient par ailleurs âgés de moins de 6 ans, peut-on lire vendredi dans De Morgen.
La consommation d'antipsychotiques atteint des pics dans les catégories des jeunes entre 6 et 12 ans (4.380 patients) et dans celle des 12-15 ans (4.581 patients), d'après des chiffres de l'Institut national d'assurance maladie-invalidité (Inami).
Les antipsychotiques consommés sont l'olanzapine, la quetiapine, le risperidon et l'aripiprazol. Les deux derniers cités sont souvent prescrits aux jeunes patients. Ils sont notamment responsables de la hausse du nombre de mineurs d'âge consommant des antipsychotiques. En 2007, 9.066 mineurs avaient recours à ces produits contre 11.008 en 2010.
Officiellement, ces médicaments sont prescrits pour les troubles schizophrénique et bipolaire mais aussi pour d'autres types de psychoses. Le risperidon est également employé pour traiter l'agressivité des patients atteints de la maladie d'Alzheimer ainsi que pour «les enfants, à partir de 5 ans, et les adultes qui présentent un retard intellectuel».

mercredi 22 février 2012

Femme battue : plus de moyens

La lutte contre les violences conjugales est un combat important en Fédération Wallonie Bruxelles. La campagne récemment entendue sur les ondes radio ou vue à la télévision est un des résultats les plus visibles de cette coopération.
Dans ce travail, la Fédération Wallonie-Bruxelles prend en charge la sensibilisation et la prévention en menant diverses campagnes auprès des plus jeunes notamment.
En Wallonie, un dispositif coordonné de lutte contre les violences a été mis en place.  Ainsi, au sein de chaque arrondissement judiciaire, il existe une plateforme d’échanges et de concertations qui réunit les services en charge de l’accueil et de l’accompagnement des acteurs de la lutte contre la violence entre partenaires.

Grossesse : vive le sport !

L’info, parue sur Santé Log, est sympa et est reprise par le blog Walea. ! Les femmes enceintes possédant des chiens ont plus de chances d’atteindre les recommandations d’activité physique pour rester en forme : 3 heures de sport par semaine, ce qui représente environ 30 mn par jour de sport.

Une étude menée sur 11 446 femmes britanniques enceintes possédant un chien, publiée dans la PLos One, montre qu’elles ont 50 % de chances de plus de pratiquer ces 30 mn de sport quotidienne. Ben oui parce que mine de rien, promener son chien, c’est du sport ! Et c’est une façon anodine, pratique, simple et peu onéreuse de rester en forme, et de mieux gérer son poids pendant la grossesse. Vous le savez peut-être, les professionnels de la santé recommandent une prise de poids de 10 à 14 kilos. 


Selon les chercheurs qui ont mené ce travail, un des risques majeurs lors d’une grossesse est la prise de poids excessive qui peut avoir des conséquences négatives sur la santé de la mère et du bébé.
 Une activité physique douce, modérée est parfaitement adaptée à la physiologie des femmes enceintes. Elle aide à mieux vivre sa grossesse, à soulager les petits bobos (jambes lourdes, dos douloureux, constipation…).
Cette étude n’est pas la première à recommander une activité physique légère pendant la grossesse. Le Dr Carole Maitre, du département médical de l’Insep revient sur l’activité physique pendant la grossesse. Elle rappelle aussi que pratiquer 30 mn de marche rapide par jour est une bonne pratique sportive car la sédentarité favorise une prise de poids trop importante et le diabète gestationnel. Cette prise de poids pourra s’accompagner par un risque excessif de surpoids après la grossesse, voire d’obésité. Le Collège Américain de Gynécologie Obstétriques et de la Société Canadienne de Gynécologie obstétrique font les mêmes recommandations que vous retrouverez ici. Évidement comme il est précisé, il faut que votre grossesse se déroule dans de bonnes conditions et que vous ayez obtenu un avis médical positif.
Mais la gestion du poids ne doit pas être votre unique objectif. C’est aussi un sentiment de bien-être physique et mental que vous devez rechercher en pratiquant une activité physique sécurisée enceinte. Plus d'infos sur  le blog Walea

mardi 21 février 2012

Surpoids: un autre suivi

Des chercheurs américains ont développé un modèle de calcul plus réaliste sur le régime à suivre en prenant en compte les différences de métabolisme.(source: dauphiné libéré.com)

Des chercheurs américains ont peut-être découvert une solution pour lutter contre l’obésité et redonner espoir à tous ceux qui sont en surpoids et peinent à retrouver la ligne. Ils ont mis au point un modèle de simulation mathématique plus réaliste sur le régime à suivre pour perdre efficacement du poids.

D’après le système de calcul utilisé depuis 50 ans aux États-Unis, on estimait qu’il suffisait de réduire de 3 500 calories sa consommation par semaine pour perdre 450 grammes. En remplaçant chaque jour par exemple une boisson de lait frappé à la vanille par un simple café noir sans sucre, on vous promettait de perdre 11 kilos au bout d’un an.

Or, ce calcul s’avère inexact, d’après cette étude, présentée dimanche à la conférence de l’Association américaine pour l’avancement de la science. Car ce modèle ne tient pas compte des différences dans le métabolisme. “Au bout d’un moment, le poids du patient se stabilise. Cet effet de plateau le décourage de continuer son régime et il regrossit”, indique Kevin Hall, expert de l’obésité à l’Institut national américain du diabète et des maladies digestives et rénales (NIDDKD).
Le “nouvel outil” proposé tient compte, lui, des différences dans le métabolisme, “selon le sexe, la masse de graisse initiale du corps ou l’âge”, souligne Kevin Hall. Il “permet de simuler les changements à faire dans l’alimentation et dans l’exercice physique pour qu’une personne puisse réaliser ses objectifs de perte de poids” ; “contrairement aux prévisions exagérément optimistes du vieux système général utilisé aux États-Unis”.

Résultat, “pour perdre 4,5 kilos, il suffit de consommer 100 calories de moins par jour”. Mais il faut plus de temps que ne le suggérait le modèle ancien : il faut en effet compter un an pour perdre deux kilos, “avant d’atteindre un plateau après trois ans, des chiffres plutôt réalistes”, selon Kevin Hall. En fait, ajoute Carson Chow, chercheur au laboratoire de modélisation biologique du NIDDKD, un des co-concepteurs du nouveau simulateur, “un biscuit de moins, soit 150 calories par jour, peut conduire à perdre sept kilos”.
L’objectif de ce nouveau calcul est aussi et surtout de stabiliser la personne après la perte de poids : “On peut cliniquement être très efficace pour faire perdre aux gens beaucoup de poids en peu de temps mais ce poids revient.”.(source: dauphiné libéré.com)

Pas de grossesse 6 mois après l'arrêt de la contraception?

En 2003, Près d'un couple sur deux (46%) n'attendait pas d'enfant, six mois après le début d'une période sans contraception, selon les résultats de plusieurs études, analysées dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l'Institut de veille sanitaire (InVS), publié mardi 21 février. Près d'un quart des couples (24%) n'était pas parvenu à faire un enfant 12 mois après le début d'une période sans contraception, et 11% deux ans après. (Source: courrier picard.fr)
D'après les études présentées ce jour, 9,6% des femmes ayant des rapports sans contraception ont consulté un médecin pour infertilité après une année de "recherche infructueuse".

Ultime constat : près d'un couple sur quatre à six, selon les différentes enquêtes analysées, qui arrête d'utiliser un moyen de contraception est touché par une infécondité involontaire d'un an.
Ces chiffres sont issus de deux études : l'Enquête nationale périnatale (ENP), réalisée en 2003 auprès d'un échantillon de 14.187 femmes venant d'accoucher, et l'Observatoire épidémiologique de la fertilité en France (Obseff), réalisé entre 2007 et 2008, auprès de 867 couples n'utilisant pas de contraception. (Source: courrier picard.fr)

lundi 20 février 2012

Les femmes vivent mieux seules que les hommes?

Dans son nouveau livre, Going Solo, le sociologue Eric Klinenberg se penche sur la question. En début d'année, une femme divorcée, Dominique Browning, a publié une tribune dans le New York Times dans laquelle elle souligne l’existence d’une différence de genre au niveau de l’aptitude à vivre seul. Elle et ses voisines célibataires, écrivait-elle, savouraient la liberté de manger à pas d’heure et d’occuper toute la place dans le lit, tandis que les hommes seraient peu sensibles à ce genre de considérations. Elle en vint à affirmer qu'à l’abri chez elles, les femmes se sentent en sécurité. (source: slate.fr)

Ces généralités ont provoqué l’ire des commentateurs et des blogueurs, l’un d’entre eux livrant ce résumé: «Les distinctions binaires entre les sexes sont bien vivaces, sauf que les rôles se sont inversés (plus ou moins).» Mais l’état actuel de la recherche en sociologie confirme que Browning n’est pas tout à fait à côté de la plaque.

En moyenne, les femmes sont plus adaptées que les hommes à la vie en solitaire, au moins à partir d’un certain âge. Cependant, ce n’est pas parce que les hommes n’aimeraient pas se goinfrer de Cheerios au dîner et s’étaler dans le lit, ni parce que les femmes seraient plus autonomes ou enclines à la solitude. Bien au contraire: les femmes sont plus susceptibles de nouer un solide réseau de relations sociales, ce qui leur permet de vivre seules sans se sentir seules. Les hommes risquent davantage de se replier dans l’isolement qui, dans les cas extrêmes, peut être sordide voire dangereux.

Le contraste se dégage clairement dans le dernier livre d’Eric Klinenberg, Going Solo, The Extraordinary Rise and Surprising Appeal of Living Alone (L’Essor extraordinaire et l’attrait surprenant de la vie en solo). Et c’est important parce que les populations en question sont loin d’être numériquement négligeables. Même si elles ne s’en rendent pas compte, elles participent d’une évolution sociale majeure. En 1950, note Eric Klinenberg, 4 millions d’Américains adultes vivaient seuls, ce qui représentait 9% des foyers. Aujourd’hui, ce nombre atteint 31 millions, soit le chiffre exorbitant de 28% des foyers.
Eric Klinenberg, sociologue à l’université de New York, retrace le développement de cette cohorte hétérogène, qui croît à vue d’œil. Il y a soixante ans, l’archétype du célibataire était un travailleur migrant en transit vers l’Ouest. Maintenant, il existe plusieurs espèces dans cette catégorie. (source: slate.fr)

16 mars, colloque sur le cancer du sein !

Le vendredi 16 mars  l'association « Au sein des femmes .be» organise son premier colloque sous la présidence du Dr Thierry Janssen à Louvain-la-Neuve sur le thème : "Notre défi positif: un autre regard sur le cancer. Il est grand temps de faire  bouger les choses!"

De plus en plus de personnes sont confrontées au cancer: patients, proches, soignants... Cette pathologie devient la maladie du siècle, devançant en mortalité les maladies cardiovasculaires. Il est urgent d'agir face à un problème de santé publique : y a-t-il moyen de prévenir son apparition, peut-on changer son image, son vécu, briser les tabous qui s'y attachent, diminuer les récidives?


Autant de questions auxquelles l'association « Au sein des femmes .be» veut apporter des pistes de réponses concrètes lors de ce premier colloque qui se tiendra le vendredi 16 mars  de 13h30 à 17h30,  à Auditoire 11, UCL, Place de l'Agora, Louvain-la-Neuve.

Homme parfait? Femme parfaite?

Les vacances de Carnaval. En cette première journée, il faut se détendre. Un peu de santé... pour rire donc. On sait comme l'amour peut avoir un impact important sur la santé des hommes et des femmes. Alors si on peut vous aider à découvrir la personne de vos rêves. Une enquête récente a été réalisée sur l'homme parfait et la femme parfaite. Vous y croyez? En tout cas, il y a une enquête. ( à découvrir sur le site bestof rencontre.fr)

Deux enquêtes récentes ont permis de déterminer le profil type de l’homme idéal et de dessiner la femme parfaite. La première étude, d’origine britannique, a été réalisée sur un échantillon de 2000 personnes de sexe féminin. La seconde, a été menée auprès de 9350 internautes sur le site « feelunique.com ». Les résultats sont peu surprenants, mais ils vous permettront peut-être de vous améliorer, et de trouver plus facilement l’Amour !

En 2012, à quoi ressemble exactement le « Prince Charmant » de ces dames ? Beaucoup d’hommes aimeraient connaître la réponse à cette question ! Sachez messieurs que, selon l’étude britannique menée récemment à ce sujet, l’homme idéal n’est qu’un mythe ! C’est en effet le triste constat réalisé par les trois quarts des femmes interrogées. Bien conscientes des défauts de leurs conjoints, elles ne les ont estimés irréprochables qu’à 69 % !


dimanche 19 février 2012

Croix-Rouge belge : manque de sang !

La Croix-Rouge de Belgique lance ce dimanche un appel aux dons de sang, indique-t-elle dans un communiqué. Ses stocks de sang des groupes O positif et A positif sont extrêmement faibles. La Croix-Rouge appelle aux dons de sang  "Nous observons une diminution très importante des dons de sang", indique la Croix-Rouge, qui suppose que le froid et les maladies de l'hiver ont empêché un grand nombre de donneurs de se déplacer. Les donneurs peuvent se présenter à partir de lundi dans les sites de prélèvements ou dans les collectes mobiles. Toutes les informations sont disponibles sur le site transfusion.be. L'appel s'adresse à tous les donneurs potentiels, quel que soit leur groupe sanguin, insiste la Croix-Rouge.

samedi 18 février 2012

Pollution : un risque en hausse d'AVC.

Deux études publiées simultanément montrent que la pollution atmosphérique augmente le risque d'attaques cérébrales et favorise le vieillissement cérébral. (source: le figaro.fr)
 

Les recherches s'accumulent et le constat se renforce: la pollution atmosphérique représente un danger pour la santé. Deux études publiées conjointement dans le dernier numéro des Archives of Internal Medecine s'en font l'écho. La première souligne ainsi que l'exposition aux fines particules atmosphériques (PM 2,5) «augmente le risque d'attaques cérébrales dans les heures qui suivent l'inhalation, et ce même à des niveaux généralement considérés comme sûrs par l'agence de protection de l'environnement américaine (EPA)». L'autre met en évidence un lien entre la pollution de l'air et le vieillissement cérébral chez la femme.

Dans le premier cas, les chercheurs qui ont étudiés plus de 1700 cas d'attaques cérébrales sur dix ans (entre 1999 et 2008) dans la région de Boston (USA) ont montré qu'il y avait un risque significativement plus important lorsque la qualité de l'air était classée dans une zone orange plutôt que verte. «Dans la mesure où presque tout le monde est exposé à la pollution de l'air et soumis à un risque, c'est un phénomène important», commente Gregory Wiellenius, l'un des auteurs (université de Brown).

L'importance du temps d'exposition

Les scientifiques ont été capables de montrer que le risque intervenait entre 12 et 14 heures après l'exposition d'une personne au pic le plus élevé de la pollution. Cette information peut permettre de tracer la façon dont les microparticules agissent dans le corps. L'attaque cérébrale est la troisième plus grande cause de décès aux États-Unis, rappellent les auteurs. Ils estiment qu'avec une réduction de 20 % de la pollution atmosphérique, on aurait pu réduire d'environ 6000 le nombre d'attaques cérébrales en 2007 (184.000 hospitalisations dans le Nord-Est des États-Unis).
La deuxième étude, qui a porté sur 19.500 femmes âgées de 70 à 81 ans entre 1995 et 2005, montre de la même manière un impact de la pollution atmosphérique sur le vieillissement cérébral. Les tests (connaissances générales, mémoires, attention…) ont été effectués par téléphone à raison de trois appels environ tous les deux ans. Les chercheurs ont ensuite comparés ces résultats à l'exposition des personnes aux microparticules (grossières ou inférieures aux PM 2,5).
Les résultats montrent un lien significatif entre le vieillissement cérébral et une exposition élevée et au long cours à la pollution atmosphérique. A l'instar de leurs collègues de Brown, les chercheurs dont l'auteur principal, Jennifer Weuve, travaille au centre médical de l'université Rush, rappellent que si leurs travaux sont bien confirmés, «la réduction de la pollution atmosphérique a une vraie raison d'être si l'on veut réduire le fardeau du vieillissement cérébral chez les personnes âgées et éventuellement pour la démence».  (source: le figaro.fr)

vendredi 17 février 2012

Mieux dépister l'osteoporse

L'ostéoporose est une maladie silencieuse, sans symptôme ni douleur jusqu'à la survenue d'une fracture, parfois gravissime, due à une fragilité anormale de l'os.(source : le figaro.fr) Elle concerne principalement les femmes ménopausées mais n'épargne pas non plus les hommes. Après 50 ans, elle touche près de 20 % des premières et 8 % des seconds.Pour diagnostiquer une ostéoporose, l'ostéodensitométrie est l'examen de référence. Elle mesure la densité minérale de l'os (DMO) déterminé par le T-score, soit la différence entre la mesure réalisée et la moyenne dans une population de jeunes adultes. En dessous de 2,5 écarts-types, il y a une ostéoporose. Entre 1 et 2,5 c'est le stade de l'ostéopénie (perte osseuse débutante). Alors quand et à quels intervalles faut-il réaliser ces mesures de la densité minérale osseuse?
Chez les plus de 67 ans, le délai entre deux examens de dépistage doit être guidé par les résultats des mesures antérieures, selon une étude américaine, publiée sur le site du New England Journal of Medicine, le 19 janvier dernier. Lorsque la densité minérale de l'os est bonne ou montre une ostéopénie légère, un intervalle de 15 ans suffit avant le prochain examen. Si cette densité évoque une perte osseuse modérée, un nouvel examen est recommandé au bout de 5 ans. L'intervalle est réduit à un an si l'examen initial constate une atteinte osseuse avancée. «Cette étude valide ce qui se pratique déjà peu ou prou en France même si on est plutôt sur des intervalles de 10 ans que de 15», constate le Pr Valérie Bousson, radiologue à l'hôpital Lariboisière, à Paris.( source : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/02/15/17332-regles-pour-mieux-depister-losteoporose)

jeudi 16 février 2012

Danger dans les pressings : un produit de nettoyage inquiète

Le perchloroéthylène, produit interdit dans les nouvelles installations au Danemark et aux Etats-Unis, est un solvant utilisé pour le nettoyage à sec. (source: France-Soir.fr)
Classé depuis 1995 par l'Organisation mondiale de la santé comme cancérigène probable, il peut avoir des effets neurologiques et un impact sur les reins et le foie. José-Anne Bernard, une septuagénaire de Nice qui habitait juste au-dessus d'un pressing, est morte en décembre 2009.

Selon son fils Frédéric Bernard, une autopsie a montré qu'il y avait du perchloroéthylène dans tous ses organes sauf l'estomac, ce qui exclut l'ingestion. Le gérant du pressing a été mis en examen en septembre pour « homicide involontaire » et « poursuite de l'exploitation d'une installation classée non conforme à la mise en demeure ». L'instruction est toujours en cours.
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mercredi 15 février 2012

Rilatine : "Pas de surprescription" selon la ministre.

Selon le quotidien De Tijd qui a obtenu les chiffres de vente, enregistrés par l’Inami entre 2006 et fin 2010, dans les pharmacies, le nombre de doses quotidiennes de Rilatine vendues pour les jeunes âgés de moins de dix-huit ans aurait pratiquement doublé. Les frais de remboursement pour la sécurité sociale ont quant à eux plus que doublé, passant de 2,2 millions d’euros à 5,1 millions d’euros durant cette période.
Ce médicament est de plus en plus prescrit aux enfants chez qui on diagnostique un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité.
Un débat a eu lieu sur cette question au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, mené par la députée PS,Graziana Trotta : " La ministre de la Santé, Mme Laanan, m’indiquait en effet que « depuis quelques années, il semble effectivement que le diagnostic de TDA/H soit très rapidement posé, peut-être trop vite. » L’une des conséquences étant l’augmentation du nombre d’enfants traités par médication. Or nombreux sont ceux qui sont convaincus que seule une partie infime de ces enfants a réellement besoin de ce médicament. Dans tous les autres cas, cela ne se justifie pas, et d’autres traitements non médicamenteux devraient être privilégiés."

Grippe : le seuil épidémique dépassé

 Les critères permettant de parler d'une épidémie de grippe en Belgique sont désormais remplis, annonce mercredi l'Institut Scientifique de Santé Publique (ISP).

L'institut indique dans son bulletin hebdomadaire que le chiffre de 246 consultations pour des symptômes grippaux par 100.000 habitants a été atteint, le seuil épidémique se situant à 138 consultations par 100.000 habitants.
L'ISP souligne par ailleurs que les symptômes grippaux augmentent dans tous les groupes d'âge. Environ la moitié (51%) des échantillons respiratoires sont positifs à l'influenza A, ce qui indique une circulation du virus de la grippe dans la population.

Dans ce contexte, l'ISP recommande de se laver les mains régulièrement, de se couvrir la bouche et le nez avec un mouchoir lors des éternuements et de rester la maison en cas de maladie.

mardi 14 février 2012

Prévention cancer du col de l'uterus

En Belgique, le cancer du col de l'uterus fait l'objet de l'attention des pouvoirs publics. En France surviennent chaque année près de 3 000 nouveaux cas de cancers du col de l'utérus responsables de près de 900 décès. Il s'agit de la deuxième cause de mortalité par cancer chez les femmes âgées de moins de 45 ans. Pourtant, il existe contre ce cancer des mesures de préventions primaire et secondaire très efficaces.(source: le figaro.fr)

D'une part, l'évolution des lésions précancéreuses vers la lésion invasive est généralement longue, permettant d'envisager la répétition des examens de dépistage pour découvrir et traiter efficacement ces lésions afin de prévenir le cancer. D'autre part, il existe une vaccination prophylactique qui prévient efficacement l'infection à papillomavirus (HPV) et ses conséquences et évite ainsi 70% de ces cancers. L'absence de dépistage constitue le facteur de risque majeur de cancer du col de l'utérus dans l'ensemble des pays développés.

Le frottis cervical reste la méthode de référence pour le dépistage du cancer du col utérin. Il s'agit d'un examen simple, peu onéreux, sans risque, et dont le très faible nombre de tests faussement positifs constitue le point fort, en évitant les explorations diagnostiques dispendieuses et anxiogènes, voire les surtraitements. Ce frottis est recommandé chez les femmes de 25 à 65 ans selon un rythme triennal, après deux frottis négatifs à un an d'intervalle. Malgré sa large diffusion en France (plus de 6 millions de frottis par an), une proportion non négligeable de femmes ne se soumet qu'occasionnellement, voire jamais, à ce dépistage. Le taux de couverture global par frottis, estimé à 58,7%, chute en dessous de 50% après 55 ans.

lundi 13 février 2012

Conseils beauté à la St Valentin !

Que faire en cette Saint-Valentin? Femme...de santé donne quelques conseils beauté grâce à l'article de Grazia.fr.

A proscrire : trop frotter son visage lors du démaquillage
Pourquoi ? Rougeurs, boutons, démaquiller son visage peut parfois tourner à la torture, quand on s'acharne à faire disparaître la moindre imperfection. Mais frotter, ou gratter son visage frénétiquement ne sert à rien, à part le tirailler dans tous les sens.
Le bon réflexe: gel, mousse, huile, lait, quelque soit la texture du démaquillant, ce qui importe, c'est qu'il soit très doux. On le manipule alors avec des doigts propres, avec des gestes massants et circulaires. Puis on rince à l'eau tiède.

A proscrire : Ne pas changer de shampooing

Pourquoi ? Au bout d'un moment, la fibre capillaire s'habitue au shampooing. Le soin ne fait alors plus grand effet.
Le bon réflexe : Selon l'état de santé du cheveu, on alterne entre shampooing normal ou traitement pour cheveux colorés, puis on passe à un shampooing boosteur de volume. Et vice versa.On troque donc son shampooing habituel contre des soins plus nutritifs. En particulier en hiver, une période où les cheveux ont besoin d'un petit coup de pouce pour conserver leur éclat. Mais aussi à la fin de l'été, pour nourrir une chevelure abîmée et asséchée par la soleil et le sel de mer.

A proscrire : Trop s'épiler les sourcils

Pourquoi ? On arrête de s'acharner car les sourcils extra fins, c'est out. On les préfère naturels, voire un peu broussailleux.
Le bon réflexe : on respecte au maximum la forme naturelle des sourcils. Et surtout, on ne s'épile jamais au-dessus au risque de casser la ligne naturelle des sourcils. On affine donc toujours légèrement en dessous de la ligne directrice, juste pour retirer les petits poils disgracieux. Car des sourcils trop épilés sont très longs à rattraper. On met ainsi un sourcil épais et fournis en valeur pour encadrer le regard. Et si on a peur de se rater, on se rend chez une esthéticienne pour qu'elle nous apprenne à correctement dessiner cette ligne qui sublimera le regard. Plus d'infos sur l'article de Grazia.fr.

Une angine...n'est pas l'autre !

Un peu d'information au coeur de l'hiver. Une angine n'est pas l'autre. L'angine de poitrine (que les médecins dénomment aussi angor) est le terme qui désigne la douleur ressentie dans la poitrine par les malades atteints d'insuffisance coronarienne. Cette douleur correspond à une plainte du coeur.  Elle apparaît lorsque le coeur ne reçoit plus suffisamment d'oxygène pour faire face aux tâches qui lui sont demandées. Ce manque d'oxygène s'appelle ischémie comme nous l'explique la ligue cardiologique belge.
 
On peut en visualiser les conséquences au niveau cardiaque sur les tracès électrocardiographiques.  L'analyse de ces tracés, obtenus au repos et/ou à l'effort permet au médecin de se faire une idée de l'endroit où l'ischémie est présente et donc de localiser l'artère coronaire qui est responsable.  Elle permet aussi d'évaluer grossièrement l'importance de cette ischémie.  Par la suite, de nombreux autres examens permettent de préciser tout cela.
 
Le symptôme habituel de l'angine de poitrine est une sensation de serrement, de lourdeur ou d'oppression dans la poitrine qui peut se propager vers le cou, la mâchoire ou les bras, en particulier le bras gauche.  Cette douleur s'accompagne souvent d'une sensation de courtesse d'haleine, de malaise, de suées ou de nausées.

En simplifiant on peut dire que l'angine de poitrine est le plus souvent en rapport avec le rétrécissement d'une artère coronaire par la saillie d'une ou plusieurs plaques dans la zone où circule le sang.  Quand le coeur travaille plus, lors d'un effort physique par exemple, la quantité de sang qui peut passer par le conduit rétréci se révèle insuffisante pour nourrir le muscle cardiaque, lequel le manifeste sous la forme d'une douleur dans la poitrine.  Quand l'angine de poitrine apparaît à l'effort, elle disparaît en général en quelques minutes lorsque le sujet interrompt cet effort.  La trinitrine, un médicament qui dilate les vaisseaux et en particulier les coronaires de façon extrêmement importante et rapide permet de calmer la douleur de l'angine de poitrine.

Lorsque le rétrécissement de l'artère coronaire est déjà très important, les mêmes douleurs caractéristiques peuvent se manifester même au repos.

Bisphenol et diabète : effets négatifs

Trois études récentes montreraient que le Bisphénol A favoriserait le diabète de type 2 chez les hommes. Ce composé chimique découvert au XIXe siècle et présent dans les plastiques et les résines accumule les effets négatifs sur la santé. (plus d infos sur http://www.francesoir.fr/actualite/sante/bisphenol-a-et-diabete-un-effet-toxique-de-plus-183723.html)

dimanche 12 février 2012

Prothèses PIP: ministère de la santé attaqué

Faute de bénéficier d'un fonds d'indemnisation, comme les victimes du Mediator, la principale association de porteuses de prothèses mammaires PIP va attaquer le ministère de la santé devant la justice administrative pour inégalité de traitement, a-t-elle annoncé. "L'association PPP par le biais de ses avocats entend déposer dans les prochains jours une requête devant le tribunal administratif de Paris à l'encontre du ministre de la santé, Xavier Bertrand. En effet, nous nous trouvons face une discrimination dans le traitement des victimes de produits de santé", affirme l'association dans un communiqué. (Plus d'infos sur lemonde.fr)

Mieux conserver vos aliments? C'est possible.

Ils sont nombreux les Belges à jeter plus de 30% de leur achat de nourriture… Mais que faire? Les deux principales causes de détériorations des aliments frais sont l’eau contenue dans les aliments et l’air ambiant qui provoque l’oxydation de ceux-ci. Comment éviter ce gaspillage avec belles salades, légumes, fruits, volailles, poissons bio et que l'on cuisine légumineuses, céréales complètes, alors que l'on est tout seul ?
Comment s'organiser pour préparer d'avance les repas de la semaine pour la famille, malgré le travail, en conservant qualité gustative, vitamines, sels minéraux et enzymes ?
Sandrine Malice, veut apporter une solution à ces problèmes. Elle a décidé de se lancer dans la vente de produits Foody-Food: "Je crois que l'on peut vraiment consommer autrement. Evidemment, cela demande que l'on change nos habitudes au quotidien. Ce n'est pas nécessairement facile à faire. Mais c'est possible. C'est pour cela notamment que je propose un produit comme Foody-Food. Les aliments y restent frais jusqu'à 5 fois plus longtemps."
Mais pourquoi ce récipient est-il meilleur qu'un autre? "Il utilise la conservation sous vide qui préserve les aliments. En éliminant 80% de l'air que contiennenty les récipients avec une simple pompe manuelle, on préserve la saveur, et la valeur nutritive."
Ces récipients ne sont pas nicofs pour notre santé? "Nos produits ne contiennent pas de phtalates ou de Bisphénol A."
Et autre atout? "Cela permet de faire de vraies économies. On jète moins. Suivant les familles, on peut faire jusqu'à 700 euros d'économies annuelles."
Vous avez des preuves de ce que vous dites? "Regardez le tableau de conservation !  "

samedi 11 février 2012

Fermer les écoles... contre la grippe?

La grippe poursuit son chemin dans la population. Il y a différents moyens de la combattre. La fermeture des écoles permet de limiter la propagation de la grippe. Cette mesure devrait être prise en période d'épidémie et s'appliquer aussi bien aux petites classes qu'aux collèges. C'est la recommandation que font des chercheurs canadiens dans le dernier numéro des Annals of Internal Medicine. (source: le figaro.fr)

«Notre étude montre qu'en 2009, les enfants d'âge scolaire ont été des agents importants de la diffusion du virus H1N1 dans l'Alberta», souligne David Earn, statisticien à l'université McMaster, et premier auteur de l'étude. Dans cet état situé à l'est du Canada, le dépistage du virus a été fait de manière systématique sur une très longue période au cours de l'année 2009. Or, dès la fermeture des établissements scolaires au moment des vacances, la maladie a marqué nettement le pas. La transmission du virus H1N1a été réduite de moitié. Les variations météo ont elles aussi eu un impact marqué.

«La fermeture des écoles comme mesure préventive contre la grippe est une stratégie à laquelle il faut penser sérieusement, insiste David Earn. La prochaine fois qu'une maladie comme le Sras ou la grippe de 1918 se déclarera, notre article devrait fournir aux politiciens des arguments pour fermer les écoles afin de réduire le taux de transmission».
«L'étude canadienne est excellente et elle confirme ce dont on avait l'intuition, souligne Antoine Falhaut, épidémiologiste et directeur de l'École des hautes études en santé publique (EHESP). Grâce aux données du réseau Sentinelles, nous avions déjà constaté en France que la fermeture des écoles au moment des vacances de février avait coïncidé avec un fléchissement de l'épidémie (Nature, 10 avril 2008). Si nous avions eu plus de moyens, on aurait peut-être pu montrer que moins de personnes âgées meurent de la grippe grâce à la fermeture des écoles». Avant de prendre ce type de décision, il faudrait toutefois savoir combien de temps les écoles devraient être fermées et à quelle période, ajoute Antoine Flahaut. Il regrette le déficit de la recherche en santé publique. «On a beaucoup de beaux essais sur le Tamiflu ou le vaccin mais on n'a rien sur les écoles».
Cette année, l'épidémie devrait bientôt atteindre son pic dans notre pays, au moment des vacances de février. Cette coïncidence pourrait limiter à elle seule l'incidence de la maladie.

jeudi 9 février 2012

Cancer des ovaires : on avance !

Surprise dans la recherche contre le cancer de l'ovaire : la forme la plus mortelle de la maladie commence le plus souvent à l'extérieur de l'ovaire, dans les trompes de Fallope. (source: radio canada)
Cette découverte a été réalisée dans le cadre de l'étude DOvE (Diagnosing Ovarian Cancer Early) menée au Centre universitaire de santé McGill (CUSM).
Selon les chercheurs, la meilleure connaissance de la genèse du cancer permettra de revoir les techniques de dépistage et les stratégies de traitement de cette maladie qui frappe annuellement 216 000 femmes dans le monde, dont 2600 au Canada. Environ 70 % d'entre elles en mourront.
La forme en question est le cancer séreux de haut grade à l'origine de 90 % des décès attribuables à cette maladie.
« Le type de cancer des ovaires mortel n'est pas vraiment le cancer des ovaires tel qu'on le connaît actuellement; nous devons donc repenser les tests diagnostiques, sinon ces cancers vont nous échapper. » - Dre Lucy Gilbert
Ainsi, à ce jour, les oncologues ne définissaient pas correctement ce type de cancer et ne pouvaient donc pas le dépister au bon stade. Un dépistage précoce du cancer de l'ovaire augmentera les chances de guérison, estiment les auteurs de ces travaux publiés dans The Lancet Oncology.
Les femmes âgées de plus de 50 ans présentant des symptômes vagues (tels que ballonnements, fréquence urinaire accrue, inconfort abdominal ou dans la région pelvienne) courent dix fois plus de risques d'avoir le cancer de l'ovaire que celles sans symptôme. (source: radio canada)

Lutgen : « Être créatif pour lutter contre la pénurie de médecins »


Cette interview de Benoît Lutgen, président du CDH, clôture notre rendez-vous avec les quatre présidents de parti (voir Journal Du Médecin précédents) sur les accords du gouvernement fédéral et la réforme des institutions en matière de soins de santé. Cette rencontre a eu lieu le jour de la polémique sur la délivrance des médicaments génériques.  « Je comprends le débat actuel sur les médicaments génériques délivrés par les pharmaciens qui pourront donner un autre médicament que celui prescrit par le médecin. Toutefois, je rappelle que le patient aura toujours la possibilité de garder le médicament prescrit par le médecin. L’objectif n’est pas d’avoir une médecine de moins bonne qualité. On veut la meilleure médecine pour tous les Belges mais en fonction des moyens budgétaires de l’Etat. On tient plus que jamais à notre système de soins de santé ! »

Pour lui, la pénurie de médecin est un vrai problème : « A court terme, nous allons devoir être très créatif. Evidemment le Plan Impulséo 3 va apporter un soutien, mais cela ne suffira pas. A Bastogne, et dans d’autres endroits de la province du Luxembourg, nous avons des maisons médicales où des médecins se sont associés en asbl. La Province y apporte un soutien administratif et des locaux. Cela permet de mieux gérer les gardes des médecins. Ils sont aidés par un système de taxi avec chauffeur ou de taxi social qui amène les patients suivant les cas. »

Il appelle tous les responsables politiques et les médecins à être créatifs : « Je réfléchis aussi à la possibilité d’utiliser des moyens en Wallonie de l’enveloppe prévue pour les PCDR, plan communal de développement. A l’origine, cette enveloppe de 20 millions d’€ est prévue pour redynamiser les cœurs de village. Toutefois avoir des soins de santé accessible est important pour le dynamisme d’un village. On pourrait donc en utiliser une partie pour aménager des maisons médicales ou des points de garde pour des médecins dans des endroits en pénurie. » 
Benoît Lutgen constate aussi que le métier de médecins a fortement changé : « Avant, on remarquait une vraie concurrence entre les médecins généralistes. On voit, avec la pénurie notamment, une évolution des mentalités. Il y a plus d’entraide et de solidarité entre les médecins sur le terrain à présent. Les médecins sont aussi de plus en plus demandeurs d’une certaine qualité de vie et surtout d’une diminution des charges administratives. Nos décisions doivent donc aller en ce sens. A ce niveau, la globalisation des dossiers médicaux et le suivi du patient devraient réduire cette charge. »
Le patron du CDH prendra ses responsabilités : « Le numerus clausus est un vrai problème. C’est une faute politique d’avoir limité le nombre de médecin. Pendant les négociations au niveau fédéral, il y a eu autour de la table la volonté de discuter des numéros Inami. Il est indispensable d’avancer en la matière. Tant pour les médecins généralistes que pour l’industrie et les hôpitaux, le manque de médecins va devenir un problème de santé publique. On doit pouvoir corriger ce problème ! »
Il entend aussi mieux entourer les jeunes étudiants : « On peut encourager les médecins stagiaires à pratiquer dans les zones en pénurie. Je pense notamment à un système de primes pour les inciter à le faire. Par ailleurs, dans leur cursus, les étudiants devraient rencontrer plus souvent des médecins généralistes. La passion du métier, cela se transmet. Notre défi est double : on doit booster les vocations des jeunes médecins et apporter tout notre soutien aux médecins actuels pour améliorer leur condition de travail. »
Enfin, Benoît Lutgen combat la solitude de certains médecins : « Le rôle du médecin généraliste doit être publiquement revalorisé. Mais je crois que pour les soutenir, on doit aussi repenser le lien entre les médecins généralistes et les hôpitaux. Il doit être optimal. Souvent, les médecins éloignés des hôpitaux éprouvent plus de difficultés dans le suivi de leur patient. »
Vincent Lievin


« Repenser les gardes des médecins à l’hôpital »

« L’avenir de notre santé n’est pas l’apanage d’un seul parti »


Les accords institutionnels ont permis d’améliorer la cohérence en matière de soins de santé et particulièrement dans la prévention selon le président du CDH. «  A présent, il va falloir traduire ses avancées concrètement sur le terrain. Il est indispensable que les médecins, les mutuelles et les associations soient concernés par la dynamisation des futures compétences. C’est un travail que nous devons mener avec tous les acteurs politiques de la majorité et de l’opposition. L’avenir de la prévention, des maisons de repos ou d’autres thématiques n’est pas l’apanage d’un seul parti ! Ce sont des dossiers-clefs de la société de demain. »
Ces responsables politiques devront protéger l’enveloppe budgétaire : « La santé aura toujours droit à plus de moyens que les autres compétences. On ne peut en effet pas réaliser les mêmes efforts budgétaires dans ce domaine qu’ailleurs. » 
Avec un budget où chaque euro compte, les hôpitaux vont évoluer : « L’avenir des hôpitaux est au centre des débats. Nous allons devoir regrouper les spécialisations et les meilleures technologies dans certains hôpitaux. Chaque zone devra avoir un centre de qualité entouré d’hôpitaux moins spécialisés. Il est aussi urgent de mettre fin à la concurrence entre les hôpitaux publics et aussi entre les hôpitaux publics et privés. Nous n’avons plus les moyens budgétaires pour ce genre de polémique. »
Le travail des médecins dans les hôpitaux changera selon Benoît Lutgen : « Les hôpitaux devront garder une certaine proximité pour gérer au mieux l’urgence. La qualité des soins de santé doit rester une priorité. Toutefois, je ne crois pas que nous pourrons encore garder pendant des années nos normes d’urgence actuelles. Il est difficile à imaginer que 7 jours sur 7 et 24 h sur 24 des médecins spécialistes de garde soient disponibles dans chaque hôpital et pour chaque spécialité. Nous allons sans doute, comme au Luxembourg, par exemple, devoir élargir les zones couvertes par les gardes des médecins spécialistes.  Je le répète, face aux pénuries à venir, nous allons devoir être créatif. »
Pour le président du CDH, il faut aussi optimaliser les moyens disponibles et les médecins ont un rôle à jouer: « La population ne répond pas assez bien à la prévention actuellement. Dépistage du cancer du sein, de la prostate, détartrage chez les dentistes…de manière générale, les gens ne profitent pas assez des actes gratuits de prévention. On doit donc mieux les sensibiliser. Les médecins ont un rôle en la matière. Je crois aussi que les écoles seront un vecteur important pour l’avenir. Si nous optimalisons cette démarche vers les plus jeunes, nous réduirons le nombre de malades et nous réduirons les coûts pour la sécurité sociale. Notre bénéfice est donc double. »
La santé des personnes âgées demandera une prise en charge multiple, pour lui : « Nous devons privilégier le maintien à domicile. Dans ce contexte, la collaboration des médecins généralistes sera essentielle. On doit tout mettre en œuvre pour faire reculer le moment où une personne poursuit sa vie en maison de repos. A titre personnel, je crois beaucoup aussi au projet transgénérationnel. Nous ferons tout pour augmenter ce type de prise en charge du côté francophone. »
Enfin, il demande aux autres responsables politiques un effort : « Il est temps que nous ayons un seul ministre francophone de la santé. On doit aussi garantir le lien très fort entre la Wallonie et Bruxelles en matière de santé. C’est un aspect que l’on n’évoque pas assez. Il y a pourtant déjà tellement de partenariat entre les médecins ou entre les hôpitaux sur le terrain. »
L’âge des médecins est aussi au centre des débats. « Face aux défis des pensions, les médecins généralistes qui le souhaitent pourront travailler plus tard. C’est important à deux titres : ils pourront continuer à gagner leur vie et nous garderons sur le terrain des médecins avec un savoir précieux et disponible. »
Vincent Lievin