A votre santé !

A votre santé !
Nous répondons à toutes vos questions sur la santé des femmes
Affichage des articles dont le libellé est lutgen. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est lutgen. Afficher tous les articles

lundi 23 juillet 2012

Vote et don d'organes : Dimanche 14/10, votez pour la vie

En 2011, l'âge du donneur d'organes était de 50 ans. Le plus jeune donneur n'avait que 4 mois et le plus âgé 83 ans. Fin 2011, 1.174 patients étaient encore en liste d'attente pour recevoir un organe: 837 patients en attente d'un rein, 147 d'un foie, 118 d'un poumon, 53 d'un coeur et 19 d'un pancréas.


Benoît Lutgen, le Président du cdH, a demandé à ses membres et aux autres formations politiques de tout mettre en œuvre pour augmenter le nombre de donneurs d’organes déclarés. Près de 1250 personnes sont en attente d’un organe actuellement en Belgique. 1250 personnes qui pourraient être sauvées si un plus grand nombre de citoyens s’inscrivaient comme donneur d’organes.
1. Un bureau de l’état civil à proximité du bureau de vote principal
Depuis la loi de 1986, tout citoyen belge ou étranger domicilié depuis au moins six mois en Belgique est considéré comme donneur d’organes, sauf s’il s’y est opposé de son vivant ou si sa famille proche le refuse lors de son décès. Pour éviter aux proches de prendre une décision difficile dans un moment douloureux, chaque citoyen peut remplir un formulaire de consentement afin d’autoriser le prélèvement de ses organes à sa mort. Depuis 1986, seulement 128.000 personnes ont rempli ce formulaire positivement, soit à peine plus d’1 % de la population belge ! Un pourcentage très faible qui est largement dû à deux freins : la non connaissance de l’existence de ce formulaire et la nécessité de se rendre à sa maison communale pour qu’un agent du service population puisse valider ce formulaire et inscrire le donneur au registre national.
Afin de faciliter l’inscription de tous les citoyens comme donneurs d’organes au registre national, Benoît Lutgen a écrit à aux Bourgmestres cdH pour qu’ils mettent en place un bureau de l’état civil à proximité du bureau de vote principal le jour des élections communales et provinciales. Il a également sollicité l’ensemble de ses mandataires pour qu’ils incitent leurs autorités locales à en faire de même.
L’agent communal présent pourra y proposer à tous les électeurs de s’inscrire comme donneur d’organe et valider directement le formulaire de consentement. Les citoyens pourront dès lors être informés et s’enregistrer comme donneurs officiels sur le lieu du bureau de vote sans devoir se rendre à leur maison communale. Chaque personne pourra remplir son devoir civique tout en réalisant un geste humain, un geste qui peut sauver des vies.
2. Sensibilisation via des supports électoraux
Le Président du cdH a également invité tous les candidats cdH aux élections communales et provinciales d’octobre à utiliser la mention suivante sur des supports électoraux :
« Dimanche 14/10, votez pour la vie !
Inscrivez-vous pour devenir donneur d’organes ! »
3. Une sensibilisation qui rassemble
Benoît Lutgen a écrit aux Présidents de partis francophones pour qu’ils invitent leurs candidats à participer à une campagne de sensibilisation identique.

jeudi 7 juin 2012

Sensibilisation aux dons d'organes

Près de 1250 personnes sont en attente d’un organe actuellement en Belgique. 1250 personnes qui pourraient être sauvées si un plus grand nombre de citoyens s’inscrivaient comme donneur d’organes.
Depuis la loi de 1986, tout citoyen belge ou étranger domicilié depuis au moins six mois en Belgique est considéré comme donneur d’organe, sauf s’il s’y est opposé de son vivant ou si sa famille proche le refuse lors de son décès.
Pour éviter aux proches de prendre une décision difficile dans un moment douloureux, chaque citoyen peut remplir un formulaire de consentement afin d’autoriser le prélèvement de ses organes à sa mort. Depuis 1986, seulement 128.000 personnes ont rempli ce formulaire positivement, soit à peine plus d’1 % de la population belge ! Un pourcentage très faible qui est largement dû à deux freins : la non connaissance de l’existence de ce formulaire et la nécessité de se rendre à sa maison communale pour qu’un agent du service population puisse le valider.

jeudi 9 février 2012

Lutgen : « Être créatif pour lutter contre la pénurie de médecins »


Cette interview de Benoît Lutgen, président du CDH, clôture notre rendez-vous avec les quatre présidents de parti (voir Journal Du Médecin précédents) sur les accords du gouvernement fédéral et la réforme des institutions en matière de soins de santé. Cette rencontre a eu lieu le jour de la polémique sur la délivrance des médicaments génériques.  « Je comprends le débat actuel sur les médicaments génériques délivrés par les pharmaciens qui pourront donner un autre médicament que celui prescrit par le médecin. Toutefois, je rappelle que le patient aura toujours la possibilité de garder le médicament prescrit par le médecin. L’objectif n’est pas d’avoir une médecine de moins bonne qualité. On veut la meilleure médecine pour tous les Belges mais en fonction des moyens budgétaires de l’Etat. On tient plus que jamais à notre système de soins de santé ! »

Pour lui, la pénurie de médecin est un vrai problème : « A court terme, nous allons devoir être très créatif. Evidemment le Plan Impulséo 3 va apporter un soutien, mais cela ne suffira pas. A Bastogne, et dans d’autres endroits de la province du Luxembourg, nous avons des maisons médicales où des médecins se sont associés en asbl. La Province y apporte un soutien administratif et des locaux. Cela permet de mieux gérer les gardes des médecins. Ils sont aidés par un système de taxi avec chauffeur ou de taxi social qui amène les patients suivant les cas. »

Il appelle tous les responsables politiques et les médecins à être créatifs : « Je réfléchis aussi à la possibilité d’utiliser des moyens en Wallonie de l’enveloppe prévue pour les PCDR, plan communal de développement. A l’origine, cette enveloppe de 20 millions d’€ est prévue pour redynamiser les cœurs de village. Toutefois avoir des soins de santé accessible est important pour le dynamisme d’un village. On pourrait donc en utiliser une partie pour aménager des maisons médicales ou des points de garde pour des médecins dans des endroits en pénurie. » 
Benoît Lutgen constate aussi que le métier de médecins a fortement changé : « Avant, on remarquait une vraie concurrence entre les médecins généralistes. On voit, avec la pénurie notamment, une évolution des mentalités. Il y a plus d’entraide et de solidarité entre les médecins sur le terrain à présent. Les médecins sont aussi de plus en plus demandeurs d’une certaine qualité de vie et surtout d’une diminution des charges administratives. Nos décisions doivent donc aller en ce sens. A ce niveau, la globalisation des dossiers médicaux et le suivi du patient devraient réduire cette charge. »
Le patron du CDH prendra ses responsabilités : « Le numerus clausus est un vrai problème. C’est une faute politique d’avoir limité le nombre de médecin. Pendant les négociations au niveau fédéral, il y a eu autour de la table la volonté de discuter des numéros Inami. Il est indispensable d’avancer en la matière. Tant pour les médecins généralistes que pour l’industrie et les hôpitaux, le manque de médecins va devenir un problème de santé publique. On doit pouvoir corriger ce problème ! »
Il entend aussi mieux entourer les jeunes étudiants : « On peut encourager les médecins stagiaires à pratiquer dans les zones en pénurie. Je pense notamment à un système de primes pour les inciter à le faire. Par ailleurs, dans leur cursus, les étudiants devraient rencontrer plus souvent des médecins généralistes. La passion du métier, cela se transmet. Notre défi est double : on doit booster les vocations des jeunes médecins et apporter tout notre soutien aux médecins actuels pour améliorer leur condition de travail. »
Enfin, Benoît Lutgen combat la solitude de certains médecins : « Le rôle du médecin généraliste doit être publiquement revalorisé. Mais je crois que pour les soutenir, on doit aussi repenser le lien entre les médecins généralistes et les hôpitaux. Il doit être optimal. Souvent, les médecins éloignés des hôpitaux éprouvent plus de difficultés dans le suivi de leur patient. »
Vincent Lievin


« Repenser les gardes des médecins à l’hôpital »

« L’avenir de notre santé n’est pas l’apanage d’un seul parti »


Les accords institutionnels ont permis d’améliorer la cohérence en matière de soins de santé et particulièrement dans la prévention selon le président du CDH. «  A présent, il va falloir traduire ses avancées concrètement sur le terrain. Il est indispensable que les médecins, les mutuelles et les associations soient concernés par la dynamisation des futures compétences. C’est un travail que nous devons mener avec tous les acteurs politiques de la majorité et de l’opposition. L’avenir de la prévention, des maisons de repos ou d’autres thématiques n’est pas l’apanage d’un seul parti ! Ce sont des dossiers-clefs de la société de demain. »
Ces responsables politiques devront protéger l’enveloppe budgétaire : « La santé aura toujours droit à plus de moyens que les autres compétences. On ne peut en effet pas réaliser les mêmes efforts budgétaires dans ce domaine qu’ailleurs. » 
Avec un budget où chaque euro compte, les hôpitaux vont évoluer : « L’avenir des hôpitaux est au centre des débats. Nous allons devoir regrouper les spécialisations et les meilleures technologies dans certains hôpitaux. Chaque zone devra avoir un centre de qualité entouré d’hôpitaux moins spécialisés. Il est aussi urgent de mettre fin à la concurrence entre les hôpitaux publics et aussi entre les hôpitaux publics et privés. Nous n’avons plus les moyens budgétaires pour ce genre de polémique. »
Le travail des médecins dans les hôpitaux changera selon Benoît Lutgen : « Les hôpitaux devront garder une certaine proximité pour gérer au mieux l’urgence. La qualité des soins de santé doit rester une priorité. Toutefois, je ne crois pas que nous pourrons encore garder pendant des années nos normes d’urgence actuelles. Il est difficile à imaginer que 7 jours sur 7 et 24 h sur 24 des médecins spécialistes de garde soient disponibles dans chaque hôpital et pour chaque spécialité. Nous allons sans doute, comme au Luxembourg, par exemple, devoir élargir les zones couvertes par les gardes des médecins spécialistes.  Je le répète, face aux pénuries à venir, nous allons devoir être créatif. »
Pour le président du CDH, il faut aussi optimaliser les moyens disponibles et les médecins ont un rôle à jouer: « La population ne répond pas assez bien à la prévention actuellement. Dépistage du cancer du sein, de la prostate, détartrage chez les dentistes…de manière générale, les gens ne profitent pas assez des actes gratuits de prévention. On doit donc mieux les sensibiliser. Les médecins ont un rôle en la matière. Je crois aussi que les écoles seront un vecteur important pour l’avenir. Si nous optimalisons cette démarche vers les plus jeunes, nous réduirons le nombre de malades et nous réduirons les coûts pour la sécurité sociale. Notre bénéfice est donc double. »
La santé des personnes âgées demandera une prise en charge multiple, pour lui : « Nous devons privilégier le maintien à domicile. Dans ce contexte, la collaboration des médecins généralistes sera essentielle. On doit tout mettre en œuvre pour faire reculer le moment où une personne poursuit sa vie en maison de repos. A titre personnel, je crois beaucoup aussi au projet transgénérationnel. Nous ferons tout pour augmenter ce type de prise en charge du côté francophone. »
Enfin, il demande aux autres responsables politiques un effort : « Il est temps que nous ayons un seul ministre francophone de la santé. On doit aussi garantir le lien très fort entre la Wallonie et Bruxelles en matière de santé. C’est un aspect que l’on n’évoque pas assez. Il y a pourtant déjà tellement de partenariat entre les médecins ou entre les hôpitaux sur le terrain. »
L’âge des médecins est aussi au centre des débats. « Face aux défis des pensions, les médecins généralistes qui le souhaitent pourront travailler plus tard. C’est important à deux titres : ils pourront continuer à gagner leur vie et nous garderons sur le terrain des médecins avec un savoir précieux et disponible. »
Vincent Lievin