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mardi 10 juillet 2012

Contrôle anti-dopage : « La prévention est importante » selon le Dr Thote.


Quinze médecins supplémentaires dans la cellule anti-dopage et d’autres arriveront en fin d’année. « Nous avons modifié le système de recrutement des médecins contrôleurs » précise le ministre Antoine dans le Journal du médecin.
Le 27 octobre 2011 dernier, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé, de désigner pour l’analyse des échantillons des sportifs francophones le laboratoire de l’Université de Gand pour une période de cinq ans prenant cours le 1er janvier 2012 pour se terminer le 31 décembre 2016. Ce marché s’est élevé à 380 000 euros. Le ministre francophone des sports André Antoine a rappelé que « 954 contrôles ont été pratiqués en 2011 qui ont donné lieu à autant d’échantillons soumis à analyse. En 2012, plus de 350 contrôles ont déjà été effectués. »
Dans ce dossier, un effort particulier est fait dans le recrutement des médecins : « Nous avons modifié le système de recrutement des médecins contrôleurs. L’appel à candidature lancé dans la presse nous a permis de désigner quinze nouveaux médecins le 9 mars 2012. Ces derniers sont entrés en fonction le 1er avril 2012. La répartition s’est faite de manière homogène puisque quatre médecins sont originaires du Hainaut, quatre de la province de Liège, deux de Bruxelles, deux du Brabant wallon et un de la province de Namur. Deux candidats habitent en Flandre, mais comme ils s’expriment parfaitement en français, ils peuvent être actifs en Fédération Wallonie-Bruxelles. Ces médecins contrôleurs sont dorénavant rétribués à l’acte et non plus au forfait d’un cinquième-temps, soit un jour par semaine, qui n’intéressait personne. Aujourd’hui, nous possédons un laboratoire agréé, quinze médecins supplémentaires et le nombre de contrôles augmentera tout au long de l’année. »

vendredi 6 juillet 2012

Les revenus des généralistes

Dans son rapport du mois de mai, le KCE a calculé ce que touchent les médecins hospitaliers, mais n'a pas abordé la rémunération des généralistes.

L'Absym a dès lors décidé de réaliser une estimation des revenus annuels des MG sur la base du rapport relatif aux dépenses de l’année 2011, afin de les pouvoir situer dans le classement parmi les autres spécialités.
"Il ressort de l’analyse globale que les dépenses de l’Inami pour la médecine générale ont progressé de 68,2 % en dix ans, et même de 80,61 % en douze ans (entre 2000 et 2011) : tandis que ce poste ne représentait encore que € 625,221 en 2000, il atteignait € 1.129,188 million en 2011, ce qui correspond à une augmentation moyenne et cumulative de 5,05 % par an. En tenant compte de l’inflation intervenue entre janvier 2000 et décembre 2011 (f = 0,7662, base 1996), l’augmentation réelle (à prix constants) des dépenses de l’Inami en médecine générale s’est élevée à 61,67 % au cours de cette période, ce qui correspond à une augmentation moyenne et cumulative de 4,09 % par an", révèle l'Absym dans un communiqué.

mercredi 4 juillet 2012

Mieux contrôler les médecins non-résidents

Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté en 2ème lecture jeudi dernier , un projet de décret intégrant les cursus de médecine et de sciences dentaires dans le dispositif mis en place par le décret du 16 juin 2006 régulant le nombre d’étudiants dans certains cursus de premier cycle de l’enseignement supérieur, appelé plus communément« décret non résidents ».
Dès les débats menés à l’occasion de la Table ronde de l’Enseignement supérieur, il était apparu que les facultés en charge de la formation des futurs médecins et dentistes connaissaient des situations similaires à celles subies par le passé par les facultés en charge de la formation des vétérinaires et des kinésithérapeutes.

mardi 12 juin 2012

Visite chez le médecin de famille en hausse

L'année dernière, les médecins de famille se sont rendus au domicile de leurs patients 13,6 millions de fois. Il y a dix ans, en 2002, ce chiffre s'élevait à 19,1 millions de visites, dévoile le Journal du médecin aujourd'hui sur base des chiffres de l'Inami. Si l'on compte 5,5 millions de visites à domicile en moins (soit -29%), l'on dénombre néanmoins 4 millions de consultations en plus.
La tendance la plus flagrante se situe au niveau des visites habituelles (-32,7%) par rapport à celles dont le tarif est plus élevé, comme de nuit ou durant les week-ends, avec -20%.
Alors qu'en 2002 les médecins généralistes belges ont facturé 28,1 millions de consultations, 32,1 millions (+14,2%) l'ont été dix ans plus tard.
L'on enregistre également davantage d'honoraires liés au dossier médical global (DMG), passant d'un peu plus de 2 millions en 2002 à 3,8 millions en 2011. Le nombre de renouvellements administratifs du DMG a quant à lui plus que doublé depuis 2004.
En dix ans, le nombre total de prestations cumulées a ainsi augmenté de 11%, à 56 millions

vendredi 8 juin 2012

Etudes de Médecine : limitation à 30%

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé jeudi une note du ministre de l'Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt (PS) qui étend aux filières de médecine et de dentisterie la limitation à 30 pc du contingent d'étudiants non-résidents en première année.
Le texte a été envoyé au conseil d'Etat. L'objectif est une entrée en vigueur à la rentrée 2012, a précisé le cabinet du ministre, confirmant une information de La Libre.
Les études médicales et paramédicales en Communauté française sont très prisées par les étudiants français qui, dans leur pays, doivent passer des examens d'entrée pour y accéder.
Cela peut générer un problème de santé publique, les étudiants étrangers retournant souvent travailler dans leur pays après avoir parfois "pris la place" d'étudiants belges. La Cour européenne de justice avait déjà approuvé ce raisonnement, qui a servi à la Cour constitutionnelle pour approuver les plafonds de 30 pc d'étudiants non-résidents imposés dès 2006 en Communauté française pour les filières de médecine vétérinaire et kinésithérapie.
De 2005 à 2010, le nombre d'étudiants étrangers en Fédération Wallonie-Bruxelles a quintuplé en bac 1 dentisterie et triplé en bac 1 médecine, faisant passer la proportion de non-résidents à 45 pc en science dentaire et à 26 pc en médecine, note La Libre.
Le gouvernement va donc étendre les plafonds de 30 pc à ces deux filières.

mardi 5 juin 2012

Numerus clausus : Marcourt donne rendez-vous le 30 juin 2018 à ceux qui ne veulent pas d’une solution





Depuis que son texte est passé, le ministre de l’enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles n’avait pas repris la parole sur le dossier de la réforme de médecine. Il fait donc le point pour le Journal du Médecin de ce mardi a trois mois de la rentrée universitaire: « La première chose a constaté pour les étudiants, c’est le remarquable travail des différentes facultés de médecine. Sur les sites internet de chaque faculté, on peut obtenir tous les renseignements relatifs à la mise en œuvre de la réforme. Ce travail de communication et de pédagogie est essentiel. Je vais, par ailleurs, suivre cette réforme dès le mois de septembre pas à pas. Elle est novatrice dans bien des domaines. »


Cette réforme pour lui va vraiment améliorer la qualité des étudiants en médecine :« Mon objectif est d’assurer des soins de santé encore de meilleure qualité. Au premier quadrimestre de la première année, les prérequis seront encore plus importants qu’avant. Les étudiants devront être mieux préparés pour aborder les études de médecine. Je ne veux toutefois pas d’un système qui ne laisse pas sa chance à un étudiant qui aurait besoin d’un peu plus de temps pour se mettre à niveau. L’étalement sur deux années sera possible. Les étudiants en difficulté, qui accepteront d’être suivis, pourront donc passer le cap. C’est important ! A cela, va s’ajouter la période des examens de janvier qui permettra d’éviter les décrochages trop rapides. »

dimanche 3 juin 2012

De nombreux enfants hopitalisés scolarisés


305 élèves du primaire et 168 élèves du secondaire concernés l'année passée. Le coût moyen de la scolarité d’un élève dans l’enseignement spécialisé s’élève à 13 941 euros selon le journal du Médecin.
L’offre d’enseignement aux enfants et adolescents hospitalisés pour une longue durée est souvent méconnue du monde médical et/ou scolaire. Pourtant elle existe. Pour le député Ecolo, Matthieu Daele, l’enseignement de type 5 est un acteur du monde scolaire dont on parle trop peu : « Les enfants doivent faire face à l’école et à tous les soins qui leur sont dispensés. Le lien et la qualité des relations des écoles d’origine avec les enfants hospitalisés, leurs familles et les enseignants du type 5 tout au long de l’hospitalisation, qu’elle soit de longue durée ou répétitive sont donc essentielles. Il ne faut pas oublier non plus que les liens établis en début d’hospitalisation ont tendance à se déliter sur la durée. »

Pour Marie-Dominique Simonet, ministre de l’Enseignement obligatoire, le rôle de l’enseignement spécialisé de type 5 dédié aux élèves hospitalisés malades ou convalescents est d’entretenir ou de développer les acquis et d’atténuer des traitements parfois très lourds ou invalidants en apportant une présence sans connotation médicale. « En 2010-2011, l’enseignement de type 5 a scolarisé 305 élèves du primaire et 168 élèves du secondaire. Ces chiffres sont ceux d’une fréquentation moyenne calculée en date du 15 janvier et sur la base de la durée de l’hospitalisation. »

mardi 29 mai 2012

Fonck veut un paquet de cigarette neutre en 2013


Dans le contexte de la journée mondiale contre le Tabac, il est important de rappeler la sensibilisation à l'arrêt de la cigarette; Pour connaître votre degré de dépendance au tabac, faites le fameux test du Dr Fagerström (sur www.tabacstop.be par exemple ou demandez-le à votre médecin ou pharmacien). Si votre dépendance est faible, arrêter de fumer sera beaucoup plus facile que vous ne le pensez. Si au contraire vous atteignez un score qui vous classe comme fortement dépendant, vous avez tout intérêt à être soutenu dans votre démarche. Demandez conseil à votre pharmacien ou à votre médecin et accordez-vous le temps de la réflexion avant de vous lancer. Si vous échouez, ne vous découragez pas. Il faut parfois 3 ou 4 essais avant de réussir.
Il faut aussi tout mettre en oeuvre pour diminuer la consommation des accros. De son côté, la Députée Catherine Fonck souhaite que sa proposition de loi visant à imposer un paquet de cigarettes neutre soit examinée sans tarder au Parlement.  A deux jours de la journée mondiale sans tabac, la Coalition Nationale contre le Tabac - regroupant douze organisations actives dans le domaine de la prévention du tabagisme - demande au gouvernement belge d’imposer, à partir de 2014, des emballages neutres pour les produits de tabac. La proposition déposée en mai 2011 par la Députée répond pleinement à cet appel: elle souhaite appliquer cette mesure pour le 1er janvier 2013 au plus tard.

samedi 12 mai 2012

Journée mondiale de l'infirmière : débat sur les accidents de piquûre


La Journée internationale de l'infirmière est célébrée dans le monde entier demain le 12 mai, jour anniversaire de la naissance de Florence Nightingale.

A ce jour notre pays a encore exactement un an pour transposer la Directive Européenne relative à la  prévention « des blessures par objets tranchants dans le secteur hospitalier et sanitaire » (2010/32/EU) en droit belge. Avec les 11.300 accidents par piqûre, avec ou sans exposition au sang, par an nous nous situons dans la lignée des autres pays européens, mais en ce qui concerne l’application des mesures adéquates nous avons malheureusement un certain retard. Pourtant, UNAMEC, entant que fédération belge de l’industrie des technologies médicales a démontré, il y a déjà 5 ans, lors d’une journée parlementaire, que le secteur dispose bien de tous les produits pour améliorer considérablement la sécurité des travailleurs de la santé.  De plus l’analyse coût-efficacité de l’utilisation des ces ‘produits safety’(*) est bénéfique pour les pouvoirs publics.

Pour rappel, l'Unamec est la fédération belge de l’industrie des technologies médicales et compte plus de 200 sociétés. Les membres sont subdivisés en 4 groupes de produits: le diagnostic in-vitro, les consommables, les implants et les biens d’investissements médicaux. Ils représentent 1,5 millions de références pour un chiffre d’affaires de 3,4 milliard euro et environ 18.000 emplois en Belgique.

mardi 8 mai 2012

Médicaments : 66 millions d’euros d’économies

Depuis le 1er janvier 2012, 6 nouveaux médicaments génériques ont permis de réaliser des économies supplémentaires, en déclenchant le remboursement de référence. Parmi ceux-ci, 4 médicaments (olanzapine comprimés, latanoprost collyre, valsartan comprimés et valsartan + hydrochlorothiazide comprimés) sont principalement dispensés via l’officine publique, et 2 médicaments sont principalement dispensés à l’hôpital (gentamicine injectable et topotecan injectable). C'est le site Mediquality et Febelgen qui l'annoncent.

En officines publiques, plus de 160.000 patients par an sont potentiellement concernés1. Par exemple, 82.000 patients par an pourront bénéficier de l’antihypertenseur valsartan + hydrochlorothiazide générique ou encore 26.000 patients par an de l’antipsychotique générique olanzapine.

Pour l’assurance maladie, l’arrivée de ces 6 médicaments génériques génère au total une économie structurelle de près de 23 millions d’euros par an, grâce à l’entrée en vigueur du remboursement de référence. De même, ces nouveaux médicaments génériques augmentent à nouveau les possibilités pour les médecins de prescrire « bon marché », tout en gardant le même traitement thérapeutique. En effet, le médecin peut sans problème continuer à prescrire la même molécule que par le passé, mais en optant simplement pour une version bon marché.

Ces nouvelles possibilités d'économies se rajoutent à celles générées suite à l’arrivée de 24 nouveaux médicaments génériques en 2011, qui ont permis de réaliser plus de 66 millions d’euros d’économies pour l’INAMI sur base annuelle.
Joris Van Assche, Administrateur Délégué de FeBelGen: "Pour maintenir les dépenses en médicaments sous contrôle, il est essentiel que de nouveaux médicaments génériques puissent continuer à arriver sur le marché. En 2012, outre les 6 nouveaux médicaments génériques qui sont déjà arrivés sur le marché, un nombre important de molécules génériques permettront de déclencher le remboursement de référence. En outre, nous faisons aussi des efforts de baisses de prix importants en 2012 sur nos produits existants ; ceux-ci livreront 30 millions d’euros d'économies additionnelles pour l'INAMI, ce qui représente 10% de notre chiffre d’affaires."

lundi 7 mai 2012

250.000 patients ne prennent qu’une seule boîte d’antidépresseurs


L’augmentation de consommation d’antidépresseurs n’est pas propre à la Belgique. Ce phénomène se retrouve dans le monde occidental. On assiste d’ailleurs à une augmentation du même ordre et tout aussi inquiétante en ce qui concerne les calmants et anxiolytiques. Pour essayer de contrer la  surconsommation de psychotropes de façon générale, différentes mesures ont été prises par le Fédéral. Pour la ministre wallonne de la santé, Eliane Tillieux, comme il s’agit de substances qui nécessitent une prescription, la Ministre fédérale a organisé une table ronde avec les médecins. "Pour les médecins de première ligne, il est prévu de renforcer les informations, formations et concertations avec d’autres professionnels dont les psychiatres. Il est aussi prévu de fixer un cadre pour la psychothérapie qui, pour l’instant, fait défaut" précise-t-elle au Parlement wallon.

Elle va plus loin : "En ce qui concerne les antidépresseurs, le traitement ne sert à rien pour les 250 000 patients qui ne prennent qu’une seule boîte d’antidépresseurs dans l’année car il faut 6 à 8 semaines de traitement pour avoir de l’effet sur une dépression. Non seulement ce n’est pas une solution à leur problème mais c’est du gaspillage pour le patient et pour la collectivité.  A contrario, les patients dépressifs sévères qui ne se soignent pas doivent être détectés et pris en charge correctement.

lundi 16 avril 2012

Aide à la création de nouvelles maisons médicales

Créer une maison médicale ou association santé intégrée aujourd'hui fait encore partie du parcours du combattant. La Fédération des maisons médicales a créé un service spécifique d'aide au développement comme le précise le Journal du Médecin ce matin. Ce service qui appuie l'élaboration et la concrétisation des projets locaux a explosé ces dernières années tant les demandes sont importantes.

Au Parlement wallon, la députée Sophie Pécriaux, PS, rappelle que leur utilité n'est plus à démontrer : « L’un des buts de la Fédération est d'étendre le nombre de structures afin de permettre à l'ensemble de la population et, plus particulièrement, les Wallonnes et les Wallons de pouvoir choisir d'être soignés par une maison médicale. Les services d'une nouvelle maison médicale sont aujourd'hui saturés dans les trois à cinq ans. Chacun le sait, les deniers de la Wallonie ne sont pas illimités et il serait nécessaire de pouvoir envisager une programmation pour une nouvelle structure. Aujourd'hui, la plupart des maisons médicales sont implantées dans les zones pauvres, mais aussi les plus denses et les plus peuplées. Pour mettre en oeuvre ces différents critères, il est nécessaire de définir un découpage territorial en veillant à couvrir les zones rurales et à utiliser les données statistiques existantes. »

mercredi 4 avril 2012

Cyberdépendance : le médecin oriente et se forme


Une recherche sur la question de la cyberdépendance a été réalisée par l’Institut Wallon pour la Santé Mentale (IWSM). Elle a permis de former 200 professionnels de la santé mentale. (A lire dans le Journal du médecin)

En Région wallonne, l’IWSM et l’asbl Nadja, service spécialisé en assuétudes, proposent un module de formation sur la question des usages problématiques d’Internet et des jeux vidéo à tous les professionnels susceptibles d’être concernés par la question. Le module de base comporte deux jours de formation. Au total, plus de 200 professionnels ont pu bénéficier d’une formation sur ces questions récemment. De nouvelles sessions sont d’ailleurs programmées. Ces services sont régulièrement sollicités pour des interventions personnalisées dans des services, tels que des C.L.P.S. (Centres Locaux de Promotion de la Santé), des PMS (centres Psycho-Médico-Sociaux), des centres de planning familial, etc. Pour la ministre de la santé, Eliane Tillieux, le rôle du généraliste est fondamental en sa qualité de professionnel de première ligne. « En cas de dépistage d'une difficulté liée à l'usage des technologies de l'information, il pourra notamment orienter vers des professionnels de la santé mentale et des assuétudes. Il a un rôle de relais. Par ailleurs, derrière le phénomène dit de la cyberdépendance se cache souvent d'autres difficultés comme l'état dépressif. Le médecin a, là encore, un rôle essentiel à jouer. »
Pour la ministre, la formation est destinée aux professionnels de la relation d'aide (psy, médecins, éducateurs,...). « Le but est de leur donner des outils pour repérer la difficulté, son intensité et surtout les moyens d'accompagner adéquatement. »

mercredi 21 mars 2012

Test QI des enfants : gratuit ou 150 euros?


Les centres PMS sont fréquemment sollicités pour établir une attestation de QI, qui est obligatoire pour le remboursement d’une rééducation logopédique par l’Inami. L’arrêté royal du 10 janvier 1991 prévoit en effet une intervention de la sécurité sociale dans la rééducation des troubles du développement du langage en l’absence d’un trouble de l’intelligence. La question a fait débat au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. La députée Florence Reuter a rappelé que beaucoup de parents s’adressent au centre PMS pour obtenir ce test afin de l’intégrer dans le dossier à remettre à leur mutuelle. "Effectué par un centre PMS, ce test est gratuit et dispense les parents de se rendre chez un psychologue ou un psychiatre dont les honoraires atteignent parfois 150 euros. De plus, quand il est réalisé par un conseiller PMS au sein même de l’école, l’enfant est en milieu connu et se prête à l’exercice en toute confiance."

La circulaire 3136 du 10 mai 2010 rappelle pourtant aux centres PMS que s’ils sont agréés pour réaliser ces tests, "ils ne peuvent le faire de façon isolée, une analyse globale étant indispensable" précise la députée.


Marie-Dominique Simonet, ministre de l’Enseignement obligatoire a fait le point sur cette question : "La circulaire 3136 n’a pas pour objectif de réduire le champ d’action des professionnels des centres PMS mais au contraire de veiller à ce que ces centres puissent exercer pleinement leurs missions. La législation relative à l’Inami établit la nomenclature des prestations faisant l’objet d’un remboursement. C’est le cas pour la rééducation  par un logopède des troubles du développement du langage en l’absence d’un trouble de l’intelligence. Cette restriction se fonde sur l’idée que si la rééducation logopédique suffit souvent à traiter les troubles du langage oral ou écrit, il n’est pas rare de constater que ces troubles font partie d’un syndrome général qui nécessite une prise en charge pluridisciplinaire. C’est donc pour éviter que l’on soigne mal ou trop vite et non par hasard ou inadvertance que le fédéral a établi ces conditions."



lundi 12 mars 2012

L'Iphone Cardio test

Ce n'est pas le premier sujet de télémédecine dont on vous parle. L'hygiène de vie en Weekmate avait déjà fait l'objet de l'attention du blog.
Cette fois, PARSYS Télémédecine lance l’application iPhone Cardio Test. Disponible gratuitement sur iPhone, iPad et iPod touch, l’application Cardio Test est dédiée à la prévention des risques cardio-vasculaires et aux gestes de premiers secours liés à ces risques. Mise au point par des médecins et des secouristes, l’application Cardio Test est un outil de prévention et de sensibilisation aux affections cardio-vasculaires. (Source: buzz e-santé.com) 



Cette application propose notamment un test d’évaluation personnalisé, des conseils précis et aisément applicables dans la vie quotidienne, et une assistance très utile pour réagir efficacement face à d’éventuelles situations d’urgence cardio-vasculaire. Cardio Test propose également de découvrir des outils de télémédecine innovants permettant le suivi à distance des données vitales par le médecin traitant ou un centre de veille médicalisé.
Il est toutefois important de préciser que rien ne remplace votre visite annuelle chez votre médecin traitent ou votre cariologue !
Télécharger l’application sur iTunes
(Source: buzz e-santé.com)

vendredi 2 mars 2012

Médecins : envie de travailler après 65 ans ?





Que faire après 65 ans lorsqu’on est médecin généraliste ou spécialise en bonne santé ? Ils sont nombreux à vouloir maintenir une activité médicale. Le Journal du Médecin revient sur une initiative originale.



Plusieurs associations de médecins et caritatives œuvrent depuis des années en Asie ou en Afrique bénévolement. Des médecins belges y pratiquent des opérations ou un suivi de la santé d’une population locale tout en apportant leur expérience dans le cadre de formation.


D’autres médecins ne veulent plus du tout entendre parler de médecine et se lancent dans des projets non-médicaux. Ils sont de plus en plus nombreux aussi à créer leur société pour poursuivre une activité médicale après 65 ans tout en gardant de manière optimale leur droit à la pension. Toutefois, la charge administrative d’une telle démarche n’est pas du goût de tous. Une nouvelle alternative se présente donc sur le marché médical du médecin en retraite : la société H3S. « Nous proposons aux médecins seniors de les mettre en relation avec des institutions de soins à la recherche d’un renfort temporaire. On assure évidemment un accompagnement à la fois administratif, juridique et économique. Notre suivi est individualisé au niveau fiscal et financier pour ne pas que le médecin perde les atouts de sa pension » explique Jacques Simon, Partner chez H3S.

Actuellement, sur le marché belge, cette société dit ne pas avoir de concurrent : « Il y a plutôt des chasseurs de tête qui cherchent des médecins pour des institutions. Il n’existe toutefois pas une société spécialisée dans le placement de médecins seniors. »

Ce projet est venu d’une demande de terrain : « Nous connaissions plusieurs hôpitaux qui recherchaient des médecins pour des remplacements temporaires. Nous avons donc développé ce service où les remplacements peuvent aller de 2 semaines à 6 mois ou plus. C’est idéal pour remplacer un médecin en congé de maternité ou qui vient d’avoir un accident. Cela permet parfois à une institution hospitalière de garder son agrément. »

Ce système existe actuellement en Nouvelle Zélande et en Australie. « Nous avons deux médecins dans notre structure pour répondre au mieux à toutes les questions » ajoute François Burhin de la société H3S.

L’inquiétude principale du médecin, c’est le maintien de sa pension : « Pour un indépendant la pension à 65 ans est d’un peu plus de 17.000 euros net et pour les salariés entre 20 et 23.000 euros. Pour beaucoup de médecins, il est donc important de bien penser leur projet financier. Nous avons une cellule qui tient en compte tous les éléments fiscaux. »

Evidemment ce type de service a un coût : « Le médecin placé ne doit pas s’occuper de cet aspect. C’est l’institution médicale qui traite de cette problématique avec nous. Le paiement sera différents pour chaque cas suivant le rôle du médecin dans l’hôpital (forfait, honoraire, pool…)»

C’est un élément qui pourrait froisser ou scandaliser certaines personnes du monde médical : la marchandisation des médecins : « Je comprends que l’on voit notre service sous cet aspect commercial. Ce n’est pas notre volonté. Pour nous, c’est du Win Win. Le médecin est libre de travailler ou non à son rythme (un mois ou plus). De son côté, l’institution peut choisir le médecin qu’elle souhaite parmi les médecins intéressés par notre projet qui ont le profil qu’elle recherche. On n’impose donc rien ni à l’un, ni à l’autre. »



Un médecin n’est pas l’autre. La question de « l’âge limite pour une bonne pratique médicale», différente pour chacun, est aussi au centre du débat : « C’est évidemment un enjeu important. On doit garder des médecins de qualité dans notre organisation. Après chaque mission, l’institution et le médecin réaliseront des rapports séparés d’évaluation. Cela nous permettra de nous rendre compte du travail du médecin dans son environnement. Par ailleurs, nous sommes attentifs à la formation continue de nos membres. C’est essentiel. »



Actuellement, un premier médecin a été placé dans un hôpital de la province du Hainaut depuis le mois d’octobre. D’autres contrats sont en voie de finalisation : « Notre première expérience est positive puisque le contrat de 6 mois a été reconduit 2 mois de plus. »

Christian Denée, président de l’hôpital de Hornu a été le premier a participé au projet de la société H3S «  On avait un besoin d’un médecin chef, d’un médecin d’expérience opérationnel tout de suite. Cela nous a permis de trouver une solution immédiate. Budgétairement, cela n’a rien changé en terme de gestion pour notre institution.» L’avenir dira si cette démarche s’inscrira durablement ou non dans la culture médicale belge.

mercredi 29 février 2012

83 % des médecins belges appliqueront des tarifs fixes en 2012


Les médecins ont le choix d’adhérer ou non à l’accord conclu entre les représentants des médecins et les mutualités. S’ils le font, ils sont obligés de se tenir aux tarifs prévus dans l’accord et ne peuvent en principe pas demander d’honoraires supplémentaires. C’est à la fin de 2011 que l’accord pour 2012 a été conclu.

Il apparaît aujourd’hui que 83 % des médecins appliqueront ces tarifs en 2012. Ce qui représente 87 % des médecins généralistes et 80 % des spécialistes.

Jean Hermesse, Secrétaire général de la MC, se déclare satisfait, tout en précisant : « Nous sommes très heureux de voir que la grosse majorité des médecins appliqueront les tarifs fixes. Le patient est ainsi assuré du montant qu’il paiera chez le médecin. Nous constatons cependant que la situation est problématique chez certains spécialistes tels que les dermatologues, les gynécologues, les ophtalmologues et les chirurgiens esthétiques. Dans ces spécialités, plus de 55 % des médecins pourront déterminer librement leurs tarifs. Le patient sera dès lors très souvent confronté à un spécialiste qui réclamera des suppléments d’honoraires. Ceci augmente la facture du patient ».

samedi 25 février 2012

Certificat médical à 5 euros

Il est donc parfaitement possible de se procurer un certificat médical de complaisance pour la modique somme de 5 euros. Une journaliste de la RTBF s'est rendue au cabinet d'un médecin de Laeken dont le nom circule dans les écoles de la Région bruxelloise et s'est fait passer pour une patiente. Résultat: en deux minutes, elle a obtenu un certificat justifiant une absence de trois jours. (source : 7/7)

jeudi 9 février 2012

Lutgen : « Être créatif pour lutter contre la pénurie de médecins »


Cette interview de Benoît Lutgen, président du CDH, clôture notre rendez-vous avec les quatre présidents de parti (voir Journal Du Médecin précédents) sur les accords du gouvernement fédéral et la réforme des institutions en matière de soins de santé. Cette rencontre a eu lieu le jour de la polémique sur la délivrance des médicaments génériques.  « Je comprends le débat actuel sur les médicaments génériques délivrés par les pharmaciens qui pourront donner un autre médicament que celui prescrit par le médecin. Toutefois, je rappelle que le patient aura toujours la possibilité de garder le médicament prescrit par le médecin. L’objectif n’est pas d’avoir une médecine de moins bonne qualité. On veut la meilleure médecine pour tous les Belges mais en fonction des moyens budgétaires de l’Etat. On tient plus que jamais à notre système de soins de santé ! »

Pour lui, la pénurie de médecin est un vrai problème : « A court terme, nous allons devoir être très créatif. Evidemment le Plan Impulséo 3 va apporter un soutien, mais cela ne suffira pas. A Bastogne, et dans d’autres endroits de la province du Luxembourg, nous avons des maisons médicales où des médecins se sont associés en asbl. La Province y apporte un soutien administratif et des locaux. Cela permet de mieux gérer les gardes des médecins. Ils sont aidés par un système de taxi avec chauffeur ou de taxi social qui amène les patients suivant les cas. »

Il appelle tous les responsables politiques et les médecins à être créatifs : « Je réfléchis aussi à la possibilité d’utiliser des moyens en Wallonie de l’enveloppe prévue pour les PCDR, plan communal de développement. A l’origine, cette enveloppe de 20 millions d’€ est prévue pour redynamiser les cœurs de village. Toutefois avoir des soins de santé accessible est important pour le dynamisme d’un village. On pourrait donc en utiliser une partie pour aménager des maisons médicales ou des points de garde pour des médecins dans des endroits en pénurie. » 
Benoît Lutgen constate aussi que le métier de médecins a fortement changé : « Avant, on remarquait une vraie concurrence entre les médecins généralistes. On voit, avec la pénurie notamment, une évolution des mentalités. Il y a plus d’entraide et de solidarité entre les médecins sur le terrain à présent. Les médecins sont aussi de plus en plus demandeurs d’une certaine qualité de vie et surtout d’une diminution des charges administratives. Nos décisions doivent donc aller en ce sens. A ce niveau, la globalisation des dossiers médicaux et le suivi du patient devraient réduire cette charge. »
Le patron du CDH prendra ses responsabilités : « Le numerus clausus est un vrai problème. C’est une faute politique d’avoir limité le nombre de médecin. Pendant les négociations au niveau fédéral, il y a eu autour de la table la volonté de discuter des numéros Inami. Il est indispensable d’avancer en la matière. Tant pour les médecins généralistes que pour l’industrie et les hôpitaux, le manque de médecins va devenir un problème de santé publique. On doit pouvoir corriger ce problème ! »
Il entend aussi mieux entourer les jeunes étudiants : « On peut encourager les médecins stagiaires à pratiquer dans les zones en pénurie. Je pense notamment à un système de primes pour les inciter à le faire. Par ailleurs, dans leur cursus, les étudiants devraient rencontrer plus souvent des médecins généralistes. La passion du métier, cela se transmet. Notre défi est double : on doit booster les vocations des jeunes médecins et apporter tout notre soutien aux médecins actuels pour améliorer leur condition de travail. »
Enfin, Benoît Lutgen combat la solitude de certains médecins : « Le rôle du médecin généraliste doit être publiquement revalorisé. Mais je crois que pour les soutenir, on doit aussi repenser le lien entre les médecins généralistes et les hôpitaux. Il doit être optimal. Souvent, les médecins éloignés des hôpitaux éprouvent plus de difficultés dans le suivi de leur patient. »
Vincent Lievin


« Repenser les gardes des médecins à l’hôpital »

« L’avenir de notre santé n’est pas l’apanage d’un seul parti »


Les accords institutionnels ont permis d’améliorer la cohérence en matière de soins de santé et particulièrement dans la prévention selon le président du CDH. «  A présent, il va falloir traduire ses avancées concrètement sur le terrain. Il est indispensable que les médecins, les mutuelles et les associations soient concernés par la dynamisation des futures compétences. C’est un travail que nous devons mener avec tous les acteurs politiques de la majorité et de l’opposition. L’avenir de la prévention, des maisons de repos ou d’autres thématiques n’est pas l’apanage d’un seul parti ! Ce sont des dossiers-clefs de la société de demain. »
Ces responsables politiques devront protéger l’enveloppe budgétaire : « La santé aura toujours droit à plus de moyens que les autres compétences. On ne peut en effet pas réaliser les mêmes efforts budgétaires dans ce domaine qu’ailleurs. » 
Avec un budget où chaque euro compte, les hôpitaux vont évoluer : « L’avenir des hôpitaux est au centre des débats. Nous allons devoir regrouper les spécialisations et les meilleures technologies dans certains hôpitaux. Chaque zone devra avoir un centre de qualité entouré d’hôpitaux moins spécialisés. Il est aussi urgent de mettre fin à la concurrence entre les hôpitaux publics et aussi entre les hôpitaux publics et privés. Nous n’avons plus les moyens budgétaires pour ce genre de polémique. »
Le travail des médecins dans les hôpitaux changera selon Benoît Lutgen : « Les hôpitaux devront garder une certaine proximité pour gérer au mieux l’urgence. La qualité des soins de santé doit rester une priorité. Toutefois, je ne crois pas que nous pourrons encore garder pendant des années nos normes d’urgence actuelles. Il est difficile à imaginer que 7 jours sur 7 et 24 h sur 24 des médecins spécialistes de garde soient disponibles dans chaque hôpital et pour chaque spécialité. Nous allons sans doute, comme au Luxembourg, par exemple, devoir élargir les zones couvertes par les gardes des médecins spécialistes.  Je le répète, face aux pénuries à venir, nous allons devoir être créatif. »
Pour le président du CDH, il faut aussi optimaliser les moyens disponibles et les médecins ont un rôle à jouer: « La population ne répond pas assez bien à la prévention actuellement. Dépistage du cancer du sein, de la prostate, détartrage chez les dentistes…de manière générale, les gens ne profitent pas assez des actes gratuits de prévention. On doit donc mieux les sensibiliser. Les médecins ont un rôle en la matière. Je crois aussi que les écoles seront un vecteur important pour l’avenir. Si nous optimalisons cette démarche vers les plus jeunes, nous réduirons le nombre de malades et nous réduirons les coûts pour la sécurité sociale. Notre bénéfice est donc double. »
La santé des personnes âgées demandera une prise en charge multiple, pour lui : « Nous devons privilégier le maintien à domicile. Dans ce contexte, la collaboration des médecins généralistes sera essentielle. On doit tout mettre en œuvre pour faire reculer le moment où une personne poursuit sa vie en maison de repos. A titre personnel, je crois beaucoup aussi au projet transgénérationnel. Nous ferons tout pour augmenter ce type de prise en charge du côté francophone. »
Enfin, il demande aux autres responsables politiques un effort : « Il est temps que nous ayons un seul ministre francophone de la santé. On doit aussi garantir le lien très fort entre la Wallonie et Bruxelles en matière de santé. C’est un aspect que l’on n’évoque pas assez. Il y a pourtant déjà tellement de partenariat entre les médecins ou entre les hôpitaux sur le terrain. »
L’âge des médecins est aussi au centre des débats. « Face aux défis des pensions, les médecins généralistes qui le souhaitent pourront travailler plus tard. C’est important à deux titres : ils pourront continuer à gagner leur vie et nous garderons sur le terrain des médecins avec un savoir précieux et disponible. »
Vincent Lievin





mercredi 11 janvier 2012

Médecins : Les dangers de l'alcool

Un médecin spécialiste sur cinq, âgé de plus de 55 ans, fait face à des problèmes d'alcool, d'après une enquête menée par le professeur Geert Dom (Universiteit Antwerpen) auprès de 1.500 médecins, peut-on lire jeudi dans le quotidien De Morgen. Parmi les médecins de plus de 65 ans, plus de 33% seraient concernés par cette problématique.
"Tout indique que nous sommes confrontés à une génération plus âgée qui est souvent aux prises avec des problèmes d'alcoolisme", a indiqué Geert Dom.
L'âge et la richesse des médecins sont des facteurs qui ont une influence sur cette statistique. "Les enfants du baby boom, qui approchent désormais du troisième âge, ont grandi dans une culture où l'alcool était très présent", a également expliqué le spécialiste.