Le rôle des pharmaciens était au centre d’un débat à la Chambre récemment. Pour Thérèse Snoy, députée Ecolo, la profession entière semble sous pression, tant administrativement qu'économiquement. «On estime à 20 % seulement le nombre de pharmaciens qui vivent bien; les autres seraient "asphyxiés".» Elle attend que la ministre de la Santé publique améliore l’avenir de cette profession selon le site Mediquality.
Cette dernière rappelle qu’il y a trop de pharmacies en Belgique. «C'est une réalité, mais il y a un moratoire. C'est un des pays où il y en a le plus par habitant.» La députée souligne qu’elle ignore s'il faut diminuer le nombre d'officines. «Je pense qu'il y a une obligation de proximité aussi par rapport aux patients. En effet, il y a des villages et des communes où il y en a très peu. Dans le sud de la Belgique, il n'est pas évident de trouver une pharmacie dans chaque village.»
Plus globalement, Laurette Onkelinx, rappelle que le pharmacien a une obligation de conseil: «Il doit veiller à la qualité du soin pharmaceutique qu'il délivre au patient. Il est clair que, même si beaucoup d'efforts ont déjà été fournis au niveau de la formation permanente, des améliorations doivent encore être apportées. Il est important de se tenir continuellement au courant des connaissances scientifiques, mais la mise en pratique de ces connaissances théoriques est aussi une partie importante de l'activité pharmaceutique.»
La ministre annonce qu’en concertation avec les associations professionnelles, l'Agence fédérale des Médicaments et des Produits de Santé (AFMPS) procédera, au cours des prochaines semaines, à une évaluation des outils d'aide à la délivrance de médicaments à disposition des pharmaciens et des assistants pharmaceutico-techniques.
«L'accent sera mis sur la délivrance de médicaments incompatibles. L'étape suivante consistera à réaliser une enquête thématique sur l'état des lieux de la mise en œuvre par les pharmaciens du dossier de suivi de soins pharmaceutiques. Dans le même contexte, l'Agence s'attachera également, au second semestre de cette année, à vérifier les obligations de formation permanente de l'équipe officinale, également imposées par arrêté royal», annonce Laurette Onkelinx.
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lundi 21 mai 2012
Débat sur l'avenir de la pharmacie
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mercredi 28 mars 2012
Pharmacien et maison de repos : changement au 1er juillet 2012 !

La distribution de médicaments en maison de repos est
au cœur d’une vastre réflexion politique et économique. La députée, Elke Sleurs, N-VA, rappelle
que la note de politique générale Santé publique mentionne le recours au
pharmacien hospitalier pour la délivrance des médicaments dans les maisons de
repos et maisons de repos et de soins. Selon elle, la note dit que cela
générera une économie. « Sur le terrain, beaucoup s'interrogent sur le
contenu précis de cette mesure. »
La
ministre de la santé, Laurette Onkelinx, a fait le point sur cette question :
« La mesure décidée par le gouvernement en matière de délivrance de
médicaments en maisons de repos est la suivante : les maisons de repos pourront
s’approvisionner, soit via la pharmacie d’un hôpital, soit via une officine
ouverte au public, mais le coût pour l’assurance maladie doit être identique.
Rien ne change donc pour la maison de repos. Par contre, en ce qui concerne la
facturation par l’Institut national d'assurance maladie-invalidité (INAMI), je
suis en train de travailler à une nouvelle rémunération du pharmacien qui donne
les résultats budgétaires attendus, mais qui tienne également mieux compte des
spécificités du travail du pharmacien qui délivre dans une maison de repos. »
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vendredi 23 mars 2012
Test-Achat en débat avec les pharmaciens
Test-Achats vient de sortir une nouvelle enquête sur les pharmaciens et les pharmacie. Selon l'association, près de trois pharmaciens sur cinq vendent des remèdes qui ne peuvent pas être administrés en même temps et la majorité d'entre eux ne posent pas assez de questions aux patients. Avant de vendre, les priorités du pharmacien sont avant tout le patient et la santé, a rappelé vendredi Test-Achats, lors d'une conférence de presse. La dernière enquête de l'organisation de consommateurs menée dans 55 pharmacies du pays entre octobre et novembre 2011, dans le but de tester la connaissance des pharmaciens en matière de contre-indication des médicaments, démontre le fait que la majorité de ceux-ci ne remplissent pas leur mission médicale.
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jeudi 8 mars 2012
Pharmacie belge : Polémique sur certaines ristournes !
En Belgique, la fourniture de médicaments est soumise à la loi du 24 décembre 1993 relative à l'exécution des marchés publics prescrivant la mise en concurrence, d'où la "ristourne" appliquée par certains pharmaciens lors de la délivrance de médicaments.
A La Chambre, la députée Catherine Fonck, CDH, s'inquiète de certaines ristournes au quotidien : "Alors que l'arrêté royal du 21 janvier 2009 portant instructions pour les pharmaciens interdit toute ristourne à un mandataire de patients vivant en communauté, il semble que certains grands groupes pharmaceutiques, en plus d'offrir des ristournes très importantes sur le prix des médicaments lors d’achats par des maisons de repos, en offrent également aux membres du personnel et à leur famille. Avez-vous été informée de telles pratiques? Quelles dispositions comptez-vous prendre au vu d'une situation de surenchère commerciale illicite? Une concurrence malsaine entre certains types de pharmacie serait inacceptable. Cela mettrait à mal la place de l'ensemble des pharmaciens en tant qu'acteurs de la santé. "
Pour Laurette Onkelinx, ministre de la santé, est consciente de ce problème : "Les membres du personnel des maisons de repos et leurs familles ne peuvent être considérés comme des résidents vivant en communauté, et le pharmacien ne peut leur délivrer de médicaments via un mandataire. Je charge mon administration, et plus particulièrement l'Agence fédérale des médicaments, de vérifier si, dans certains cas de délivrance de médicaments aux maisons de repos, il en serait distribué au personnel via le même mandataire que pour les autres patients.
Une concurrence déloyale entre pharmacies peut faire l'objet de mesures disciplinaires de l'Ordre des pharmaciens. Je vais interroger son Conseil national à ce propos."
Le débat sur cette question n'est pas terminé.
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jeudi 20 octobre 2011
Triez votre pharmacie...pour éviter des problèmes de santé !
L'hiver arrive, avant tous les rhumes...un peu de rangement dans votre pharmacie ! On a tous dans notre armoire à pharmacie des antalgiques et anti-inflammatoires, sans compter tous les médicaments accumulés au rythme des grippes et autres gastros…(source : marie claire)
Cachet esseulé sur une plaquette, fond de sirop pour la toux, pansement abandonné… Si l’on ne fait pas régulièrement le tri dans notre armoire à pharmacie, celle-ci a rapidement tendance à déborder. Or garder tous ses médicaments peut inciter à l’auto-prescription, et avoir de graves conséquences sur la santé.
Tous les médicaments prescrits sur ordonnance, s’ils ne sont pas tous consommés, doivent être rapportés à un pharmacien afin d’être recyclés. Même si vos symptômes semblent être les mêmes que lors d’une précédente maladie, mieux vaut consulter un médecin plutôt que d’utiliser des restes de médicaments, qui pourraient très bien ne plus être adaptés. Pensez également à vérifier les dates de péremption de vos médicaments, afin de ne pas garder de substances inaptes à la consommation.
Enfin, ne conservez que les médicaments qui sont dans leur emballage d’origine, notice comprise. Ces deux éléments vous permettent d’avoir des informations sur la composition du médicament, ainsi que sur son dosage (qui peut différer selon l’âge, le sexe, le poids…), mais également tous les effets secondaires ou contre-indications possibles !
Pratique : combien de temps puis-je conserver mes médicaments ?
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mardi 26 juillet 2011
Le lait première âge seulement en pharmacie
Une proposition de résolution est débattue au Parlement fédéral
Pour l'instant, aucune loi belge ne règle la vente exclusive des préparations pour nourrissons parce que celles-ci ne constituent pas des médicaments et que la législation n'impose donc aucun mode de distribution particulier. Louis Ide, docteur en médecine et député NVA a déposé une proposition de résolution, relative à la vente exclusive en pharmacie des préparations pour nourrissons. Selon lui, dans la grande distribution, les parents ne disposent pas de la possibilité de recueillir un avis qualifié les aidant à faire un choix. « Une étude récente de la Food and Drug Administration (FDA) montre qu'un grand nombre de mères ne préparent pas toujours les aliments pour nourrissons conformément aux instructions. Plus de 30 % d'entre elles ne lisent pas les instructions sur l'emballage et 32 % des personnes interrogées n'accordent aucune importance particulière au nettoyage et à la désinfection des tétines. L'étude relève qu'environ 38 % des consommateurs ne se soucient pas des risques éventuels liés à un mode de préparation ou de conservation inadéquat. »
Pour lui, à titre d’exemple, certaines préparations pour nourrissons sont fortement épaissies à l'aide de féculents. « Une collaboration intensive entre les médecins et les pharmaciens, telle qu'elle existe aujourd'hui, est donc fondamentale pour garantir que les parents reçoivent les conseils adéquats. En maintenant l'exclusivité de la vente de préparations pour nourrissons en pharmacie, le pharmacien contribue lui aussi à orienter les mères qui se posent des questions sur l'allaitement maternel » détaille Louis Ide dans sa proposition.
La résolution entend donc valoriser également le pharmacien dans son rôle d'acteur de la santé. « De nombreuses directives vont dans le bon sens, mais elles ne suffisent pas à offrir une garantie maximale. Actuellement, la vente exclusive des préparations pour nourrissons n'émane pas d'une obligation légale mais d'un « gentlemen's agreement ». En raison de modifications de l'offre et de la demande, le marché compte déjà de nouveaux producteurs qui veulent proposer les préparations pour nourrissons en dehors du canal des pharmacies » explique Louis Ide.
Selon le député, les arguments en faveur de la vente exclusive en pharmacie ne manquent pas. « Au cours de sa première année, les aspects qualitatifs et quantitatifs de l’alimentation de l’enfant sont déterminants. Les pharmaciens constituent un groupe-cible restreint qui suivent régulièrement des recyclages sur « les préparations pour nourrissons appropriées ». L'atopie et la prévention de l'allergie peuvent servir d'exemple à cet égard. En cas d'atopie familiale chez l'un des parents, il convient d'utiliser un hydrolysat pour prévenir l'allergie au lait de vache. Or, les avis en matière de lait antireflux, de transition progressive de l'allaitement maternel aux préparations pour nourrissons, ..., sont des points essentiels liés au produit. » précise le député NVA dans son texte.
Chaque médecin et chaque professionnel de la santé s'efforce aussi d'informer le public de ce que le lait de vache ordinaire n'est pas approprié pour les bébés. « Par ailleurs, la diminution du volume des ventes sous une valeur seuil complique la gestion du stock de la pharmacie. En d'autres termes, une diminution des ventes dans la pharmacie se traduira par une réduction de la disponibilité de la gamme dans l'officine. Des ventes marginales dans la pharmacie auront pour conséquence que le pharmacien sera moins disposé à se recycler dans cette matière complexe. Ce dernier ne pourra dès lors plus fournir d'avis qualifié » conclut le député dans sa résolution.
Enfin, dans cette polémique, le Conseil supérieur de la santé, CSS, a rendu l'avis suivant: « Comme la Société belge de pédiatrie (SBP) et l'Académie belge de pédiatrie (ABP), le CSS pense que la distribution des PPN premier âge en officine est de nature à présenter un maximum de garanties, y compris en ce qui concerne le conseil éclairé d'un universitaire sensibilisé et formé aux problèmes de santé et de nutrition, ce que ne peut nécessairement garantir une « grande surface » qui permettrait à une mère « d'associer cet achat à ses courses de ménage. » Le débat est ouvert.
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