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vendredi 23 mars 2012

Test-Achat en débat avec les pharmaciens

Test-Achats vient de sortir une nouvelle enquête sur les pharmaciens et les pharmacie. Selon l'association, près de trois pharmaciens sur cinq vendent des remèdes qui ne peuvent pas être administrés en même temps et la majorité d'entre eux ne posent pas assez de questions aux patients. Avant de vendre, les priorités du pharmacien sont avant tout le patient et la santé, a rappelé vendredi Test-Achats, lors d'une conférence de presse. La dernière enquête de l'organisation de consommateurs menée dans 55 pharmacies du pays entre octobre et novembre 2011, dans le but de tester la connaissance des pharmaciens en matière de contre-indication des médicaments, démontre le fait que la majorité de ceux-ci ne remplissent pas leur mission médicale.

Après avoir proposé deux scénarios basiques présentant deux médicaments ne pouvant pas être administrés en même temps, Test-Achats déplore les résultats "lamentables" obtenus par les pharmaciens. Dans un cas, le patient demandait un anticoagulant avec une boîte d'aspirine, ce qui augmente les risques d'hémorragies, mais 26 des 55 pharmacies visitées ont délivré les deux médicaments sans poser de question.

Dans l'autre scénario, une jeune femme demandait une pilule contraceptive ainsi qu'une boîte de millepertuis, un complément alimentaire contre la dépression. Ces deux médicaments pris ensemble pourraient provoquer un risque de grossesse non désirée ainsi que des saignements entre les règles. Pourtant, 36 des 55 pharmaciens sondés ont administré les deux médicaments.
Dans les deux cas, seuls 8 pharmaciens ont réagi correctement, précise Test-Achats, qui souligne que le pharmacien se doit d'instaurer une relation de confiance avec le consommateur. "Les autorités doivent rappeler aux pharmaciens qu'ils ne sont pas que des vendeurs et qu'ils doivent prendre leur rôle de conseiller et de prestataire de soins au sérieux", selon l'organisation.

De son côté, l'APB, association belge des pharmaciens a réagi : "Selon l’association des consommateurs, il reste beaucoup de pain sur la planche. L’APB tient à signaler qu’une grande partie des pharmaciens fait de la formation continue sur une base volontaire, mais constate aussi avec regret qu’il y a encore beaucoup de pharmaciens qui ne se recyclent pas."


Enfin, de son côté, la Ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, Laurette Onkelinx, a souhaité réagir aux résultats de l’enquête réalisée par Test-Achat à propos de la mission de conseil du pharmacien à l’égard du patient.
Pour Laurette Onkelinx, ces résultats vont totalement à l’encontre des efforts entrepris ces dernières années afin de préserver la spécificité de la profession. La délivrance de médicaments ne se résume pas à un simple commerce.

La Ministre tient à rappeler que l’obligation de conseil du pharmacien est fondamentale : il agit en tant que prestataire de soins et doit veiller à la qualité des soins pharmaceutiques qu’il délivre au patient. S'il s’agit d’une obligation déontologique, le pharmacien est aussi spécifiquement rémunéré pour cette prestation de conseil.
La Ministre rencontrera les organisations professionnelles afin d’examiner avec elles les actions à entreprendre pour garantir au patient le service de qualité qu'il est en droit d'attendre de son pharmacien. Une concertation aura également lieu avec l’ordre des pharmaciens.

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