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mercredi 7 décembre 2011

Un espoir pour les diabétiques et les maladies auto-immunes

David Klatzmann est un chercheur élégant. Et il l’est à tout point de vue, bien connu pour ses magnifiques chemises comme pour son talent d’immunologiste. Au tout début des années 80, il avait été de l’équipe qui allait isoler le virus du sida, avant de montrer comment ce satané virus s’attaquait aux cellules de l’immunité, les fameuses CD4. Trente ans plus tard, le voilà de nouveau en pointe, avec un large sourire : «C’est génial, je ne plaisante pas, c’est une révolution thérapeutique.» (Source : libération.fr)

La semaine dernière, il a publié dans la très prestigieuse revue The New England Journal of Medicine  un article qui fait sensation sur le traitement des maladies auto-immunes. Qu’est-ce qu’une maladie auto-immune ? Ce sont des affections fréquentes que l’on définit par une autodestruction de tissus pourtant sains. L’organisme se mettant à fabriquer des cellules et des anticorps contre ses propres composants. C’est le cas du diabète de type 1 où les cellules du pancréas sont progressivement détruites, ou encore de la sclérose en plaques due à une autodestruction des gaines de myéline.
«L’histoire commence en 1995, nous raconte David Klatzmann, quand un scientifique japonais découvre un nouveau type de globules blancs, les lymphocytes T régulateurs, dont l’absence semble provoquer des maladies auto-immunes chez la souris.» Voyant cela, David Klatzmann généralise. Et fait l’hypothèse qu’une grande partie des maladies auto-immunes pourraient être caractérisées par des mécanismes immunologiques communs, et notamment une insuffisance de ces lymphocytes T régulateurs. Il se dit qu’un traitement par un médicament, l’interleukine-2, pourrait normaliser ces lymphocytes. D’autant que d’autres chercheurs ont noté que des souris dénuées du gène de l’interleukine-2 souffraient, elles aussi, de maladies auto-immunes. Et si tout se tenait ? En 2004, David Klatzmann montre que les patients souffrant d’une forme rare de vascularité auto-immune associée à l’hépatite C présentent un déficit en T régulateurs. Peut-on faire régresser, alors, la vascularité chez les malades atteints d’hépatite C résistante aux antiviraux, en augmentant les T régulateurs ?
Un essai est lancé : 10 malades atteints de la vascularité liée à l’hépatite C vont être traités grâce à des petites doses d’interleukine-2. Le résultat ? «Génial, époustouflant !» lâche David Klatzmann. «Chez tous les malades, on a assisté à une remontée spectaculaire des T régulateurs. Tous les malades sans exception ont répondu au traitement. Aucun effet secondaire notable n’a été observé.» Et il insiste : «Si nous sommes si enthousiastes, c’est surtout parce que nos travaux ouvrent une voie thérapeutique prometteuse dans toutes les maladies auto-immunes.»  Et il vient de lancer un essai sur le diabète de type 1. Résultats au printemps 2012.(Source : libération.fr)

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