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mardi 5 juin 2012

Numerus clausus : Marcourt donne rendez-vous le 30 juin 2018 à ceux qui ne veulent pas d’une solution





Depuis que son texte est passé, le ministre de l’enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles n’avait pas repris la parole sur le dossier de la réforme de médecine. Il fait donc le point pour le Journal du Médecin de ce mardi a trois mois de la rentrée universitaire: « La première chose a constaté pour les étudiants, c’est le remarquable travail des différentes facultés de médecine. Sur les sites internet de chaque faculté, on peut obtenir tous les renseignements relatifs à la mise en œuvre de la réforme. Ce travail de communication et de pédagogie est essentiel. Je vais, par ailleurs, suivre cette réforme dès le mois de septembre pas à pas. Elle est novatrice dans bien des domaines. »


Cette réforme pour lui va vraiment améliorer la qualité des étudiants en médecine :« Mon objectif est d’assurer des soins de santé encore de meilleure qualité. Au premier quadrimestre de la première année, les prérequis seront encore plus importants qu’avant. Les étudiants devront être mieux préparés pour aborder les études de médecine. Je ne veux toutefois pas d’un système qui ne laisse pas sa chance à un étudiant qui aurait besoin d’un peu plus de temps pour se mettre à niveau. L’étalement sur deux années sera possible. Les étudiants en difficulté, qui accepteront d’être suivis, pourront donc passer le cap. C’est important ! A cela, va s’ajouter la période des examens de janvier qui permettra d’éviter les décrochages trop rapides. »




Pour le ministre, par ailleurs, on ne pourra pas éviter encore bien longtemps le dossier du Numerus Clausus : « Il est indispensable de trouver une solution pour le 30 juin 2018 au plus tard. C’est vraiment la date limite. Il y aura à cette date deux cohortes de médecins auxquels il faudra donner un numéro Inami. La commission de planification devra donc trouver une solution réaliste pour cette date. Par ailleurs, pour cette année-là, il conviendra de recruter des maîtres de stage en suffisance pour pouvoir accueillir ce nombre important d’étudiants ! »

Comment les différents responsables politiques du Nord et du sud n’ont-ils toujours pas trouvé une solution de bon sens dans cette problématique ? La ministre Marcourt nous répond à sa façon : « Il y a un consensus avec les différentes Communautés sur la difficulté de « l’année double » (2018). Il n’y a, par contre, pas d’accord sur la suppression du relèvement du nombre de numéro Inami. C’est véritablement un non-sens lorsque l’on sait qu’on manque de médecin tant dans le curatif, le préventif que dans la recherche. C’est vraiment paradoxal de faire de telles restrictions pendant que nos hôpitaux ouvrent leur porte à de plus en plus de médecins étrangers pour faire face à la pénurie. »

Pour lui la réouverture du Numerus clausus n’est pas une question d’argent : « Le débat ne se situe pas à ce niveau. Je sais que l’on est dans le pays du surréalisme, mais il y a une limite à tout ! Ce qui est vraiment dérangeant, outre la situation intenable des étudiants qui s’inscrivent dans les études de médecine, c’est le pillage que l’on fait de l’élite de certains pays pour recruter des médecins. »

Il s’interroge aussi sur l’avenir des médecins et de la médecine : « Dans les hôpitaux, si on manque de plus en plus de médecins, quel sera le rôle du médecin ? Et celui des infirmières ? Et celui des sages-femmes ? Si on atteint la pénurie de médecins partout, il y aura une modification inévitable du rapport des intervenants de la santé face à la patientelle. Les médecins manqueront de temps et devront faire des choix…parce que les patients devront être soignés. Qui sera amené à poser certains actes médicaux si on manque de médecins ? »

Il entend aussi s’attaquer aux problèmes des étudiants français : « Actuellement, les professionnels français de la santé disent à leur étudiant de faire leur étude en Belgique parce que c’est ce qui se fait de mieux. Ce n’est plus tenable. »

Vincent Lievin

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