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jeudi 26 avril 2012

Sensibiliser les familles défavorisées à l’allaitement maternel


L’ONE veut travailler avec les médecins et les pédiatres et les TMS
L’allaitement maternel constitue la référence pour l’alimentation du nourrisson pendant les premiers mois de la vie. L’Office de la naissance et de l’enfance, ONE, s’est penché récemment sur les inégalités sociales de santé dès la petite enfance. Pour la députée PS, Sophie Pécriaux, en termes d’allaitement maternel, le statut social de la famille dont est issu l’enfant n’est pas sans incidence. « En effet, les études montrent que les femmes qui allaitent sont plus souvent issues de milieux socioculturels plus favorisés et sont plus à l’écoute des recommandations de santé. Les arrêts précoces de l’allaitement sont souvent provoqués par le manque d’information ou le manque de soutien. Il est donc essentiel de prendre des mesures, sociales et politiques, visant à l’information des familles mais aussi des professionnels. »

Afin de développer une méthodologie susceptible d’améliorer le taux d’allaitement maternel dans les familles défavorisées, la Fondation Roi Baudouin co-finance, en Fédération Wallonie Bruxelles, une action-recherche de l’ONE sur la promotion de la santé auprès des groupes précarisés. Initialement prévu pour se dérouler de janvier 2010 à juin 2011, ce projet a été prolongé jusqu’en juin 2012.

vendredi 14 octobre 2011

Allaitement: la Grande Tétée organisée par une française

De plus en plus de personnes du monde médical et scientifique sont convaincues (étude à l'appui) par l'allaitement maternel et de son bénéfice pour la santé à long terme des enfants. Pour les personnes qui seraient encore sceptiques, des initiatives originales sont menées comme celle-ci en France. (source: sud-ouest.com)

Floriane Goualch a deux enfants de 5 et 2 ans. Une mère « élevée dans la culture biberon », qui s'est investie crescendo depuis six ans dans la promotion de l'allaitement maternel. C'est elle qui organise cette année à Dax la Grande Tétée, ce rendez-vous, que d'aucuns jugent incongru, de mères allaitantes pour une photo souvenir entre proches et professionnels de santé. « Le but, c'est d'abord d'être vues, des gens, des passants. Et que les femmes qui allaitent ou souhaitent le faire puissent échanger et poser des questions. »

Il y a cinq ans, quand Floriane a décidé de tenter l'expérience, ses arguments étaient… économiques : « Le côté pratique me séduisait. Je ne me voyais pas passer ma journée à laver des biberons. Et puis pourquoi acheter une boîte de lait en poudre à 15-20 euros quand ça peut être gratuit ? Ce n'est qu'après que j'ai découvert combien c'est agréable, génial, irremplaçable ! Les bénéfices en matière de santé ne sont plus à prouver, surtout pour tout ce qui est infections gastro-intestinales. »
Une sage-femme la rassure : oui, elle aura du lait, et non, ses mamelons ne sont pas inaptes à l'opération. Son mari aussi joue son rôle : « Quand Frank a eu 3 semaines, je n'en pouvais plus. J'avais l'impression de l'avoir tout le temps au sein. J'ai voulu arrêter. Il m'a proposé d'attendre 24 heures. Et c'est en effet passé ! C'est important d'avoir un soutien extérieur. J'entends aussi beaucoup de mamans dire qu'elles arrêtent au bout de trois mois parce qu'elles n'en peuvent plus d'être cloîtrées. Mais ce n'est pas parce qu'on allaite qu'on est obligé de rester chez soi ! »

Pourtant pas facile de braver le regard des autres et de s'exhiber sur un banc public ou soudain, au supermarché, quand bébé se met à pleurer : « Personnellement, je n'avais presque jamais vu une femme allaiter avant de le faire moi-même. Pourtant, il y en a plein ! Mais où sont-elles ? Comment font-elles ? Ce sont les questions que je me suis posées et c'est en me baladant sur les forums Internet que j'ai découvert la Grande Tétée. » À Bordeaux à l'époque, puis à Bayonne et, depuis trois ans donc, à Dax. Histoire d'aller au-delà du préjugé et faire son choix, en toute liberté et connaissance de cause.
La Grande Tétée, dimanche à 11 heures dans le square Max-Moras (de la mairie). Informations et échanges sur l'allaitement maternel.(source: sud-ouest.com)

mardi 11 octobre 2011

Les femmes de rang social élevé allaitent plus longtemps

Dans les pays développés, l'allaitement était jusqu'à il y a peu un mode d'alimentation indispensable pour l'enfant, lui apportant tous les éléments nutritifs et anti-infectieux dont il a besoin pour se développer et être protégé des agressions extérieures. Les choses ont changé dans la seconde

partie du XXème siècle à partir de la mise sur le marché de laits artificiels censés apporter globalement les mêmes éléments à l'enfant que le lait maternel.

Cette étude de 666 femmes étant pour la première fois mère entre les années 60 et 90 en Espagne a d'abord montré que le temps d'allaitement moyen par femme a évolué au cours de cette période. En particulier, l'allaitement était plus long dans les années 60 (61,3% de plus de six mois) et les années 90 (29% de plus de six mois) que dans les années 70 et 80 (14,4% et 19,2% de plus de six mois, respectivement). Aussi, les femmes ayant réalisé des études intermédiaires ou longues allaitaient beaucoup moins longtemps au début des années 70. Ce taux est d'ailleurs comparable à celui correspondant aux périodes d'allaitement des femmes ayant un faible niveau d'éducation dans les années 70 et 80. Cependant, les scientifiques ont observé ensuite une augmentation stable de 3,4% par an jusqu'à la fin des années 90 pour les femmes avec un plus haut niveau d'éducation.

Ces résultats peuvent être attribués au fait que les femmes les plus éduquées suivent plus facilement les conseils des médecins qui favorisent l'allaitement maternel. Ces femmes ayant plus aisément accès aux professionnels de santé du fait de leur situation économique et de leurs conditions de travail vont donc favoriser l'allaitement. Cette évolution semble également liée à la progressive intégration des femmes dans le monde du travail, l'apparition des congés maternité ainsi que divers facteurs socioculturels influençant les femmes avant leur première grossesse. Enfin, cette évolution correspond également aux recommandations des médecins dans les années 70 et 80 qui préconisaient d'utiliser le lait artificiel pour les nouveaux-nés à la place du lait maternel. A l'heure actuelle, l'Organisation Mondiale pour la Santé recommande l'allaitement du nouveau-né durant une période d'au moins 6 mois. (source : technoscience.net)

vendredi 7 octobre 2011

Femme enceinte : Moins de tabac, plus de poids

Où en est la santé des femmes, la santé des nouveau-nés ? Quelles sont les pratiques médicales concernant la grossesse et l’accouchement ? En France, l'enquête nationale périnatale  du ministère de la Santé est la quatrième menée en 15 ans.
Première tendance observée depuis la dernière enquête, réalisée sept ans plus tôt : le profil des mères évolue. Elles sont plus diplômées et occupent des postes plus qualifiés. Ce qui s'explique par le fait qu'elles accouchent plus tard, mais aussi par l'allongement de la durée d'études chez les femmes. En 2003 le pourcentage de femmes ayant un niveau supérieur au baccalauréat était de 42,6%.  

En terme de santé, une évolution positive : les femmes fument moins pendant la grossesse. En 2010, elles étaient 17,1 % à avoir fumé au moins une cigarette par jour au troisième trimestre de la grossesse, contre 21,8 % en 2003.
D'autres chiffres, en revanche, montrent « une évolution moins favorable pour la santé de la mère et le déroulement de la grossesse » : 17,3 % des femmes interrogées en 2010 étaient en surpoids et 9,9 % obèses. Deux points de plus que les pourcentages de 2003, respectivement de 15,4 % et 7,5 %.
Point noir également d'après cette enquête : le pourcentage des femmes ayant déclaré leur grossesse après le premier trimestre a augmenté, de 4,9% à 7,8%. Cela « constitue un signal d’alerte pour les professionnels, témoignant d’éventuelles difficultés rencontrées par la femme (situations de vulnérabilité et de précarité psychosociale, grossesse chez une adolescente, difficulté d’acceptation de la grossesse…). »


jeudi 1 septembre 2011

La pause d’allaitement rémunérée?

Le débat fait rage en Suisse. La pause d’allaitement sera-t-elle bientôt rémunérée?
"J’avais calculé que chaque biberon de lait tiré dans les toilettes de mon entreprise me coûtait 12 francs sur mon salaire de 34 francs l’heure», raconte, dépitée, une Genevoise de 29 ans. C’est la seule femme en Suisse qui soit allée jusqu’aux prud’hommes pour pointer une lacune législative de taille: si l’ordonnance de la loi sur le travail prévoit que «l’intégralité du temps consacré à l’allaitement est réputée temps de travail lorsque la travailleuse allaite son enfant dans l’entreprise» (art. 35 a), et moitié moins si l’allaitement a lieu à l’extérieur (art 35 b), rien n’oblige néanmoins à rémunérer ce laps de temps. Or, c’est précisément ce flou-là qui doit être levé pour que la Suisse puisse ratifier la Convention sur la protection de la maternité de l’Organisation internationale du travail (OIT). Si la procédure de consultation s’achève actuellement, les Chambres ne se prononceront pas, elles, avant des mois. (source:  tribune de Genève)
La fillette de la plaignante genevoise a aujourd’hui 2 ans. Mais le litige n’a pas beaucoup avancé. La jeune femme a été déboutée l’hiver dernier et son recours est en cours. La procédure pourrait encore durer des années. L’enjeu? Une poignée de francs. «Je me suis absentée deux fois vingt minutes par jour durant trois ou quatre mois. Je devais pointer mes pauses. Mon employeur a systématiquement défalqué de mon salaire ces 40 minutes quotidiennes.» En l’occurrence, sur son salaire à temps partiel (60%), cela représente 170 francs mensuels durant trois ou quatre mois. Son employeur, une filiale de la SSR, a dû dépenser bien davantage en engageant une pointure pour avocat.
«C’est un mauvais calcul!» s’étrangle la conseillère aux Etats Liliane Maury Pasquier (PS/GE), à l’origine de l’initiative parlementaire qui demande la ratification de la Convention de l’OIT. «Les conséquences économiques pour l’entreprise sont une goutte d’eau dans la mer.» Et d’ajouter: «Sans parler de la relation entre santé publique et productivité! Officiellement, on recommande d’allaiter son enfant durant les six premiers mois. Officieusement, on n’en donne pas – ou peu – les moyens aux mères. Cela influence la décision d’arrêter l’allaitement. Or la santé pèse sur l’entreprise de manière indirecte.»
Pourtant, pour le patronat, c’est niet. «C’est à chaque entreprise de régler cette question», explique Ruth Derrer Balladore, responsable du droit du travail à l’Union patronale suisse. A l’UPS, la règle est simple: «Si une modification de la loi est nécessaire, nous sommes contre la ratification d’une Convention. Mais nous sommes pour quand il ne faut pas retoucher la législation.»
Le projet d’arrêté fédéral pour modifier la loi devrait être prêt pour le printemps. S’il passait la rampe devant les Chambres, la Suisse pourrait ratifier la Convention de l’OIT qui a fait peau neuve en… 1985. (source:  tribune de Genève)