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lundi 9 janvier 2012

Obésité : la chirurgie avance en Belgique


La recherche médicale en chirurgie ne cesse d’améliorer les techniques permettant d’opérer en toute sécurité tout en diminuant la taille des incisions abdominales. (Source: chr citadelle)
Dans cette optique, depuis les années 90, la chirurgie par laparoscopie ou minimale invasive est devenue un standard. Les opérations par voie laparoscopique permettent une meilleure visualisation des structures et facilitent l’accès. Grâce à une caméra introduite – par de petites incisions - dans l’abdomen gonflé au CO², le chirurgien observe et contrôle les gestes opératoires sur un moniteur. Cette approche est considérée comme moins invasive que les interventions par voie ouverte nécessitant de grandes incisions.

mercredi 30 novembre 2011

Surveiller le poids des femmes enceintes

De plus en plus de personnes présentent une surcharge pondérale, en France et dans le monde. Cette situation pose un certain nombre de questions en termes de santé publique, car le surpoids et l'obésité peuvent avoir des conséquences à court et à long terme sur la santé des individus (qui ont plus de risque de développer des pathologies telles que le diabète et l'hypertension). ( Source: le figaro.fr)

Barbara Heude, chargée de recherche Inserm au Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations à Villejuif, fait le point sur la question.
Les femmes enceintes aussi sont concernées : nous avons pu observer, à l'aide des «enquêtes nationales périnatales françaises», que de plus en plus de femmes entament leur grossesse en état de surcharge pondérale, ou même obèses. C'est un constat inquiétant, dans la mesure où nous savons que l'obésité est associée à un risque élevé de complications liées à la grossesse, comme par exemple le diabète gestationnel ou l'hypertension gravidique. Des conséquences peuvent aussi porter sur la santé du fœtus qui dépend de l'environnement nutritionnel intra-utérin dans lequel celui-ci se développe. Par exemple, les enfants nés de mamans obèses ont plus de risques de naître trop gros pour leur âge gestationnel. Ces augmentations de risques ont été observées dans une étude épidémiologique française, l'étude Eden, portant sur 2.000 femmes enceintes et leurs enfants, coordonnée dans notre équipe à l'Inserm.

"Nous avons aussi pu constater dans nos études que les femmes prennent en moyenne plus de poids pendant leur grossesse au début du XXI e siècle que dans les années 1970 ou 1980. Or, une prise de poids excessive pendant la grossesse est, elle aussi, associée à un risque plus important de complications." Il faut toutefois noter que, à l'inverse, les femmes maigres ou qui prennent trop peu de poids pendant la grossesse présentent quant à elles un sur-risque d'accoucher prématurément et/ou que leur enfant présente un retard de croissance intra-utérin.
Ainsi, de plus en plus d'études épidémiologiques, dont les nôtres, mais aussi des études animales, convergent pour souligner à quel point le fœtus a besoin d'un environnement nutritionnel intra-utérin optimal pour se développer. L'état nutritionnel maternel pendant la grossesse représente donc un enjeu majeur de santé publique vis-à-vis de la santé des femmes mais aussi de celle des bébés. Mais l'enjeu pourrait être encore plus vaste et concerner la santé de plusieurs générations futures d'individus.

Doit-on prendre des vitamines pendant la grossesse ?
En effet, actuellement, un pan entier de la recherche en épidémiologie, mais aussi en physiologie animale, s'intéresse aux conséquences à très long terme de conditions nutritionnelles altérées pendant la vie fœtale. Les conditions nutritionnelles et environnementales dans lesquelles le fœtus et le petit enfant se développent pourraient influencer à très long terme la santé de l'individu.
Les mécanismes expliquant ces relations restent encore à élucider. L'une des principales pistes explorée actuellement est celle des phénomènes dits «épigénétiques». Notre génome est constitué de séquences d'ADN mais aussi d'un nombre très important de marques et de molécules qui permettent la régulation de l'expression des gènes. Ces marques «épigénétiques» peuvent être modulées par l'environnement, et inscrire à plus ou moins long terme dans nos cellules de nouveaux «programmes» de fonctionnement, sans que l'ADN lui-même n'ait été modifié.
En épidémiologie, nous n'avons pas encore les moyens techniques d'étudier ces phénomènes épigénétiques dans de grandes populations, mais nous pouvons suivre pendant plusieurs années le développement et la santé d'enfants après avoir mesuré leurs expositions environnementales et nutritionnelles précoces. L'étude Eden a déjà mis en évidence le rôle de l'évolution du poids des mères avant la grossesse et en tout début de grossesse vis-à-vis du déroulement de la grossesse et de la croissance fœtale.

Ces résultats suggèrent qu'une prise en charge nutritionnelle de la mère en tout début de grossesse, voire avant la conception, pourrait contribuer à prévenir les cas de croissance fœtale extrême ; et un changement de régime alimentaire pendant la grossesse seulement ne suffirait pas à renverser la tendance. Il faut à présent connaître les conséquences à plus long terme de ces évolutions pondérales autour de la conception et pendant la grossesse, ce que nous allons faire à l'Inserm dans la cohorte Eden, où les enfants ont maintenant tous 5 ans, mais aussi grâce aux données de la cohorte Elfe qui a débuté cette année et qui suivra presque 20 000 enfants pendant vingt ans.
http://eden.vjf.inserm.fr www.elfe-france.fr

jeudi 24 novembre 2011

Moins d'éducation, plus de risques d'obésité

La proportion de personnes obèses varie également selon le niveau d’éducation. Chez les femmes, là encore, la tendance est nette: dans tous les États membres, la proportion de femmes obèses diminue lorsque le niveau d’éducation augmente. Les différences les plus importantes entre les femmes ayant un niveau d’éducation inférieur et celles ayant un niveau d’éducation supérieur sont observées en Slovaquie, à Malte, en Pologne et en Grèce.(source: enquête Eurostat, toulouse7.com)
Chez les hommes, dans onze États membres pour lesquels les données sont disponibles, la plus forte proportion de personnes obèses est observée parmi ceux ayant un niveau d’éducation inférieur, dans cinq autres États membres parmi ceux ayant un niveau d’éducation moyen, tandis qu’en Bulgarie et en Estonie, la proportion est la plus forte parmi ceux ayant un niveau d’éducation supérieur.

dimanche 16 octobre 2011

Femme: le danger des régimes !

Les régimes amaigrissants et leurs effets yo-yo néfastes ne sont pas la solution face à l'excès de poids qui touche un adulte sur deux et un enfant sur cinq, souligne la Haute autorité de santé qui déconseille également tout traitement médicamenteux.
"L'obésité est un fléau à l'origine de 40 fois plus de morts subites, de 6 fois plus de maladies cardiovasculaires et de dix fois plus de diabète", souligne le Dr Cédric Grouchka de la Haute autorité de santé (HAS) qui a publié jeudi des recommandations et fiches pratiques pour mieux dépister et prendre en charge de l'embonpoint.
En France, un adulte sur deux et un enfant sur cinq est en excès de poids (surpoids ou obésité). L'obésité touche 15 % des adultes et 3,5 % des enfants.
Plutôt que rechercher à faire maigrir à tout prix, l'objectif est de changer durablement les habitudes (alimentation variée, plus d'activité physique, moins de TV, de jeux vidéo, etc.).
L'activité physique ne se limite pas au sport : "30 minutes de marche rapide (6 km/h) ou de danse de salon, équivalent à 20 minutes de jogging", assure le Dr Grouchka. Jouer à la pétanque, au billard, passer l'aspirateur ou se balader tranquillement (4km/h) pendant 45 minutes aboutissent au même résultat.

Une heure de marche par jour, cinq jours par semaine, permet de perdre 12 kg dans l'année et 12 cm de tour de taille, renchérit le Dr Philippe Zerr, médecin généraliste, président du groupe de travail "surpoids et obésité de l'adulte".
Mais "on peut fractionner", encourage-t-il. "80% reprennent du poids après"
L'enfant lui a besoin d'au moins une heure par jour d'activité physique.
"Nous ne recommandons aucun régime amaigrissant, ni aucun médicament", insiste le Dr Grouchka en rappelant qu'"il n'y a pas de solution miracle".
Les médicaments comme Alli (orlistat), en vente libre en pharmacie, n'ont qu'une efficacité modérée et les effets yo-yo des régimes à la mode sont nocifs et inefficaces à long terme, ajoute-t-il.
"Le top 15 des régimes en librairie sont des machines à fabriquer de l'obésité", lance Anne-Sophie Joly, présidente du collectif national des associations d'obèse (CNAO). "80% reprennent du poids après, avec un bonus en plus".
"L'obésité est une maladie et je n'ai jamais vu que l'on soigne les maladies en achetant un livre", ajoute Mme Joly qui se dit victime de ces régimes à répétition.
Chez les enfants, si l'excès de poids est installé à la puberté, le risque de rester en surpoids ou obèse est élevé (entre 20 et 50% avant la puberté et entre 50 et 70% après la puberté), note l'HAS qui recommande une mesure régulière (deux à trois fois par an) de la taille et du poids de l'enfant dès les premiers mois de la vie afin de réagir à temps.

lundi 5 septembre 2011

Aspartame : prudence pour les femmes enceintes


En Belgique, des enquêtes sont en cours sur les habitudes des consommateurs adultes belges qui prennent de l'Aspartame. Pour rappel, de récentes études semblaient montrer que les adultes qui consomment régulièrement des produits contenant de l'aspartame ingèrent au maximum 5% de la dose journalière admissible.  (source: crioc)

En France, le député-médecin PS Gérard Bapt (Haute-Garonne) ,  dans l’attente en 2012 des résultats de la nouvelle étude de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) sur l’aspartame, estime que « des précautions de consommation s’imposent ». Selon lui, « il apparaît urgent que les consommateurs soient mis en garde et notamment la femme enceinte ». Le député réclame par ailleurs la « mise en œuvre sans délai » d’une campagne d’information vers les milieux professionnels concernés par la maternité, la petite enfance et la nutrition, annoncée par le précédent directeur général de la Santé, Didier Houssin. (source: quotidien du médecin)




Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a indiqué dimanche avoir demandé à l'Anses, l'agence nationale de sécurité sanitaire, une "réponse précise" sur les éventuelles difficultés que poserait l'aspartame après une mise en garde récente d'un député PS. "J'ai demandé à l'Anses, qui est l'agence qui s'occupe de ces questions d'alimentation, de santé et d'environnement, de nous faire une réponse précise: "Est-ce que oui ou non l'aspartame pose des difficultés?", a-t-il indiqué au micro du Grand rendez-vous Europe 1/i-Télé/Aujourd'hui en France. "Si c'est le cas il faudra que, au niveau européen, on prenne des mesures draconiennes, soit de meilleures informations ou de meilleures précautions", a-t-il ajouté.

Pour rappel, l'aspartame est l'un des édulcorants les plus consommés, notamment chez les femmes enceintes.


"Il faut qu'on ait des études sérieuses pour en avoir le coeur net", a admis dimanche Xavier Bertrand, précisant avoir demandé à l'Anses de "réunir un groupe de travail sur cette question dès le mois de septembre". Le ministre a toutefois justifié le bien-fondé d'une taxation des boissons sucrées: "La question, c'est la question de la lutte contre l'obésité." La taxation des boissons à sucres ajoutés, annoncée dans le plan visant à réduire la dette de la France, doit entrer en vigueur début 2012 et rapporter 120 millions d'euros à l'Etat. (source: tf1.fr)