A votre santé !

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mardi 8 mai 2012

Anorexie : enfin, un bon choix dans la lutte !

Ce n'est pas la première fois sur ce blog que l'on vous parle de l'anorexie. Le débat avait déjà fait rage autour du top model Amanda Hendrick ! Après avoir posé en bikini pour une marque de vêtements, les clichés de la jeune femme avaient été jugés de "socialement irresponsables". Avec un peu plus d'humour, on avait aussi abordé la question du blog anti-photoshop. Enfin, en janvier, la revue pour les rondes Plus Model Magazine avait publié une série de chiffres et conclusions qui laissent pantois.

Cette fois, c'est le magazine Vogue qui vient d'annoncer qu'il ne travaillerait qu'avec des mannequins en bonne santé et de plus de 16 ans. Le Figaro fait le point sur cette question. Le Dr Jean-Pierre Benoit, psychiatre à la Maison des adolescents de l'hôpital Cochin à Paris, explique comment l'anorexie survient chez les jeunes filles fragiles.

mardi 21 février 2012

Surpoids: un autre suivi

Des chercheurs américains ont développé un modèle de calcul plus réaliste sur le régime à suivre en prenant en compte les différences de métabolisme.(source: dauphiné libéré.com)

Des chercheurs américains ont peut-être découvert une solution pour lutter contre l’obésité et redonner espoir à tous ceux qui sont en surpoids et peinent à retrouver la ligne. Ils ont mis au point un modèle de simulation mathématique plus réaliste sur le régime à suivre pour perdre efficacement du poids.

D’après le système de calcul utilisé depuis 50 ans aux États-Unis, on estimait qu’il suffisait de réduire de 3 500 calories sa consommation par semaine pour perdre 450 grammes. En remplaçant chaque jour par exemple une boisson de lait frappé à la vanille par un simple café noir sans sucre, on vous promettait de perdre 11 kilos au bout d’un an.

Or, ce calcul s’avère inexact, d’après cette étude, présentée dimanche à la conférence de l’Association américaine pour l’avancement de la science. Car ce modèle ne tient pas compte des différences dans le métabolisme. “Au bout d’un moment, le poids du patient se stabilise. Cet effet de plateau le décourage de continuer son régime et il regrossit”, indique Kevin Hall, expert de l’obésité à l’Institut national américain du diabète et des maladies digestives et rénales (NIDDKD).
Le “nouvel outil” proposé tient compte, lui, des différences dans le métabolisme, “selon le sexe, la masse de graisse initiale du corps ou l’âge”, souligne Kevin Hall. Il “permet de simuler les changements à faire dans l’alimentation et dans l’exercice physique pour qu’une personne puisse réaliser ses objectifs de perte de poids” ; “contrairement aux prévisions exagérément optimistes du vieux système général utilisé aux États-Unis”.

Résultat, “pour perdre 4,5 kilos, il suffit de consommer 100 calories de moins par jour”. Mais il faut plus de temps que ne le suggérait le modèle ancien : il faut en effet compter un an pour perdre deux kilos, “avant d’atteindre un plateau après trois ans, des chiffres plutôt réalistes”, selon Kevin Hall. En fait, ajoute Carson Chow, chercheur au laboratoire de modélisation biologique du NIDDKD, un des co-concepteurs du nouveau simulateur, “un biscuit de moins, soit 150 calories par jour, peut conduire à perdre sept kilos”.
L’objectif de ce nouveau calcul est aussi et surtout de stabiliser la personne après la perte de poids : “On peut cliniquement être très efficace pour faire perdre aux gens beaucoup de poids en peu de temps mais ce poids revient.”.(source: dauphiné libéré.com)

mercredi 30 novembre 2011

Surveiller le poids des femmes enceintes

De plus en plus de personnes présentent une surcharge pondérale, en France et dans le monde. Cette situation pose un certain nombre de questions en termes de santé publique, car le surpoids et l'obésité peuvent avoir des conséquences à court et à long terme sur la santé des individus (qui ont plus de risque de développer des pathologies telles que le diabète et l'hypertension). ( Source: le figaro.fr)

Barbara Heude, chargée de recherche Inserm au Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations à Villejuif, fait le point sur la question.
Les femmes enceintes aussi sont concernées : nous avons pu observer, à l'aide des «enquêtes nationales périnatales françaises», que de plus en plus de femmes entament leur grossesse en état de surcharge pondérale, ou même obèses. C'est un constat inquiétant, dans la mesure où nous savons que l'obésité est associée à un risque élevé de complications liées à la grossesse, comme par exemple le diabète gestationnel ou l'hypertension gravidique. Des conséquences peuvent aussi porter sur la santé du fœtus qui dépend de l'environnement nutritionnel intra-utérin dans lequel celui-ci se développe. Par exemple, les enfants nés de mamans obèses ont plus de risques de naître trop gros pour leur âge gestationnel. Ces augmentations de risques ont été observées dans une étude épidémiologique française, l'étude Eden, portant sur 2.000 femmes enceintes et leurs enfants, coordonnée dans notre équipe à l'Inserm.

"Nous avons aussi pu constater dans nos études que les femmes prennent en moyenne plus de poids pendant leur grossesse au début du XXI e siècle que dans les années 1970 ou 1980. Or, une prise de poids excessive pendant la grossesse est, elle aussi, associée à un risque plus important de complications." Il faut toutefois noter que, à l'inverse, les femmes maigres ou qui prennent trop peu de poids pendant la grossesse présentent quant à elles un sur-risque d'accoucher prématurément et/ou que leur enfant présente un retard de croissance intra-utérin.
Ainsi, de plus en plus d'études épidémiologiques, dont les nôtres, mais aussi des études animales, convergent pour souligner à quel point le fœtus a besoin d'un environnement nutritionnel intra-utérin optimal pour se développer. L'état nutritionnel maternel pendant la grossesse représente donc un enjeu majeur de santé publique vis-à-vis de la santé des femmes mais aussi de celle des bébés. Mais l'enjeu pourrait être encore plus vaste et concerner la santé de plusieurs générations futures d'individus.

Doit-on prendre des vitamines pendant la grossesse ?
En effet, actuellement, un pan entier de la recherche en épidémiologie, mais aussi en physiologie animale, s'intéresse aux conséquences à très long terme de conditions nutritionnelles altérées pendant la vie fœtale. Les conditions nutritionnelles et environnementales dans lesquelles le fœtus et le petit enfant se développent pourraient influencer à très long terme la santé de l'individu.
Les mécanismes expliquant ces relations restent encore à élucider. L'une des principales pistes explorée actuellement est celle des phénomènes dits «épigénétiques». Notre génome est constitué de séquences d'ADN mais aussi d'un nombre très important de marques et de molécules qui permettent la régulation de l'expression des gènes. Ces marques «épigénétiques» peuvent être modulées par l'environnement, et inscrire à plus ou moins long terme dans nos cellules de nouveaux «programmes» de fonctionnement, sans que l'ADN lui-même n'ait été modifié.
En épidémiologie, nous n'avons pas encore les moyens techniques d'étudier ces phénomènes épigénétiques dans de grandes populations, mais nous pouvons suivre pendant plusieurs années le développement et la santé d'enfants après avoir mesuré leurs expositions environnementales et nutritionnelles précoces. L'étude Eden a déjà mis en évidence le rôle de l'évolution du poids des mères avant la grossesse et en tout début de grossesse vis-à-vis du déroulement de la grossesse et de la croissance fœtale.

Ces résultats suggèrent qu'une prise en charge nutritionnelle de la mère en tout début de grossesse, voire avant la conception, pourrait contribuer à prévenir les cas de croissance fœtale extrême ; et un changement de régime alimentaire pendant la grossesse seulement ne suffirait pas à renverser la tendance. Il faut à présent connaître les conséquences à plus long terme de ces évolutions pondérales autour de la conception et pendant la grossesse, ce que nous allons faire à l'Inserm dans la cohorte Eden, où les enfants ont maintenant tous 5 ans, mais aussi grâce aux données de la cohorte Elfe qui a débuté cette année et qui suivra presque 20 000 enfants pendant vingt ans.
http://eden.vjf.inserm.fr www.elfe-france.fr

samedi 19 novembre 2011

Amanda Hendrick: le poids de la santé

Il faut une limite à tout en matière de régime... ou d'image que l'on peut donner de la femme aux jeunes filles. Il ne faudrait pas en effet que les plus jeunes perturbent leur alimentation pour ressembler à des filles qui n'existent pas dans la réalité. L'anorexie est un danger mortel !
Le débat fait rage autour du top model Amanda Hendrick qui va devoir prendre du poids ! Après avoir posé en bikini pour une marque de vêtements, les clichés de la jeune femme ont été jugés de "socialement irresponsables". Ces photos qui exposent l'extrême minceur de la jeune femme et ont dû être retirées. Récemment élue femme la plus élégante d'Ecosse, Amanda Hendrick est aujourd'hui vue comme une anorexique qui véhicule une mauvaise image. Ses photos pour la marque Drop dead clothing ont dû être retirées de leur site internet. (source: newsdestars.com)


La jeune femme pose en maillot de bain et n'a vraiment que la peau sur les os. Suite aux plaintes reçues par l'Advertising Standars Agency qui contrôle les publicités en Angleterre, l'agence a jugé le top model trop maigre et les clichés de "socialement irresponsables". Pourtant, à 21 ans, la jeune femme a déjà posé pour Elle, Glamour, Vogue, a été mannequin pour Valentino, Cartier, a défilé pour Dior à Milan et sera le nouveau visage de Topshop ! L'agence de mannequin d'Amanda affirme dans un communiqué que la jeune femme n'a aucun trouble alimentaire et la directrice déclare : "Nous connaissons bien Amanda, elle a un régime alimentaire très sain, elle n'est pas anorexique, juste mince. Elle est mannequin depuis trois ans et nous n'avons jamais eu de plainte ! Elle porte des vêtements de taille 36/38. C'est une très belle personne, qui gagne 600£ par jour, elle a une carrière couronnée de succès et aucun problème de santé mentale !" (source: newsdestars.com)

mardi 18 octobre 2011

Arrêter de fumer sans grossir !

Arrêter de fumer fait grossir. Tout le monde le dit...et pourtant ce n'est pas toujours le cas, loin de là ! "Les fumeurs qui veulent arrêter sont souvent refroidis...par le risque de prendre du poids. On ne le sait pas assez, mais 30% des personnes qui arrêtent de fumer ne prennent pas un kilo" note le Dr Pierre Nys Tabacologue qui fait le point dans le Journal du Médecin, sur le tabac et la santé en Belgique. "Evidemment, 12% des gens prennent plus de 15 Kg."

La proportion des fumeurs est en hausse, particulièrement chez les femmes. Selon une enquête de l’association Droit des non-fumeurs, en France, 36 % des femmes débutant une grossesse seraient fumeuses et 22 % le seraient encore au moment de l’accouchement. (source : carevox.fr)
La nicotine, en plus de ses effets collatéraux, dont la dépendance qui fait absorber à grandes inspirations les 4 000 composés toxiques de la cigarette… permet de brûler quotidiennement 200 petites calories supplémentaires si l’on fume 24 cigarettes par jour. Fumer ne fait donc pas vraiment maigrir : la cigarette limite juste la prise de poids consécutive à un minuscule faux-pas alimentaire ou à une certaine inertie physique.
À l’inverse, arrêter de fumer peut faire grossir, environ une femme sur quatre, souvent mince, peu sportive et qui se prive plutôt à mauvais escient.
Sans tabac, on retrouve le plaisir de la table, les parfums, les goûts, les textures… Facteur de risque aussi de prise de poids, la survenue de pulsions alimentaires pour le sucre surtout. Il s’agit par conséquent de ne pas remplacer les cigarettes savourées au moment du café (d’autant plus apprécié par les fumeurs qu’il potentialise l’effet psychostimulant de la cigarette) ou grillées lors d’un stress, par un en-cas superflu, gras et/ou sucré, aussi rapidement satisfaisant que la cigarette d’autrefois.
 

dimanche 16 octobre 2011

Femme: le danger des régimes !

Les régimes amaigrissants et leurs effets yo-yo néfastes ne sont pas la solution face à l'excès de poids qui touche un adulte sur deux et un enfant sur cinq, souligne la Haute autorité de santé qui déconseille également tout traitement médicamenteux.
"L'obésité est un fléau à l'origine de 40 fois plus de morts subites, de 6 fois plus de maladies cardiovasculaires et de dix fois plus de diabète", souligne le Dr Cédric Grouchka de la Haute autorité de santé (HAS) qui a publié jeudi des recommandations et fiches pratiques pour mieux dépister et prendre en charge de l'embonpoint.
En France, un adulte sur deux et un enfant sur cinq est en excès de poids (surpoids ou obésité). L'obésité touche 15 % des adultes et 3,5 % des enfants.
Plutôt que rechercher à faire maigrir à tout prix, l'objectif est de changer durablement les habitudes (alimentation variée, plus d'activité physique, moins de TV, de jeux vidéo, etc.).
L'activité physique ne se limite pas au sport : "30 minutes de marche rapide (6 km/h) ou de danse de salon, équivalent à 20 minutes de jogging", assure le Dr Grouchka. Jouer à la pétanque, au billard, passer l'aspirateur ou se balader tranquillement (4km/h) pendant 45 minutes aboutissent au même résultat.

Une heure de marche par jour, cinq jours par semaine, permet de perdre 12 kg dans l'année et 12 cm de tour de taille, renchérit le Dr Philippe Zerr, médecin généraliste, président du groupe de travail "surpoids et obésité de l'adulte".
Mais "on peut fractionner", encourage-t-il. "80% reprennent du poids après"
L'enfant lui a besoin d'au moins une heure par jour d'activité physique.
"Nous ne recommandons aucun régime amaigrissant, ni aucun médicament", insiste le Dr Grouchka en rappelant qu'"il n'y a pas de solution miracle".
Les médicaments comme Alli (orlistat), en vente libre en pharmacie, n'ont qu'une efficacité modérée et les effets yo-yo des régimes à la mode sont nocifs et inefficaces à long terme, ajoute-t-il.
"Le top 15 des régimes en librairie sont des machines à fabriquer de l'obésité", lance Anne-Sophie Joly, présidente du collectif national des associations d'obèse (CNAO). "80% reprennent du poids après, avec un bonus en plus".
"L'obésité est une maladie et je n'ai jamais vu que l'on soigne les maladies en achetant un livre", ajoute Mme Joly qui se dit victime de ces régimes à répétition.
Chez les enfants, si l'excès de poids est installé à la puberté, le risque de rester en surpoids ou obèse est élevé (entre 20 et 50% avant la puberté et entre 50 et 70% après la puberté), note l'HAS qui recommande une mesure régulière (deux à trois fois par an) de la taille et du poids de l'enfant dès les premiers mois de la vie afin de réagir à temps.