A votre santé !

A votre santé !
Nous répondons à toutes vos questions sur la santé des femmes

jeudi 24 novembre 2011

Implants: la prudence

La mort, à Marseille, d'une ancienne porteuse de prothèses mammaires défectueuses suscite un débat sur l'éventuel lien entre son cancer des ganglions et ses implants, un modèle retiré du marché en mars 2010. (source : reuters)

En Belgique, actuellement, il n’existe pas de répertoire référençant les prothèses mammaires implantées. La surveillance du marché des dispositifs médicaux relève de la compétence des États membres de l’Union Européenne. En Belgique, cette surveillance est assurée par les services de l’Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé (AFMPS).

L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), qui a récemment mené des analyses sur le gel de silicone de ces implants mammaires, rappelle que celles-ci ont conclu à des "effets urticants et inflammatoires", mais ont exclu des effets génotoxiques et donc cancérigènes.
"La survenue de ce décès ne remet pas en cause les analyses conduites il y a quelques mois", a dit jeudi à Reuters une responsable de la communication à l'Afssaps.
Ces implants, fabriqués par l'entreprise du Var Poly Implant Prothèse (PIP), avaient été retirés du marché par l'Afssaps en mars 2010 en raison de la non-conformité du gel utilisé.
L'association qui regroupe les victimes des prothèses de PIP établit un lien entre le décès de cette femme, morte lundi d'un lymphome, et la rupture de ses prothèses.
"On a un doute certain entre le décès et la rupture de ses implants. Mais il ne faut pas aller trop vite. Il y aura certainement une expertise qui, je le crains, viendra confirmer nos soupçons", a déclaré jeudi le médecin expert de l'association, Dominique Michel Courtois, sur France Bleu Provence.
Il a indiqué qu'il serait reçu le 14 décembre au ministère de la Santé.

Suite à une augmentation du nombre de ruptures de prothèses mammaires PIP, l'Afssaps a mené une inspection dans les locaux de cette société en mars 2010. Celle-ci a mis en évidence l'utilisation d'un gel de silicone non conforme aux normes en vigueur, poussant l'Afssaps à demander le retrait des implants mammaires pré-remplis de gel de silicone fabriqués par cette compagnie, ainsi que la suspension de leur mise sur le marché, distribution, exportation et utilisation.
L'agence a par ailleurs recommandé aux femmes porteuses de ces prothèses de consulter leur chirurgien, et adressé un courrier à l'ensemble des praticiens concernés.
Le parquet de Marseille a ouvert en mars 2010 une enquête préliminaire pour "faux et usage de faux, publicité mensongère et tromperie sur les qualités substantielles d'un produit, mise en danger de la vie d'autrui".
Quelques jours plus tard, l'entreprise PIP a été mise en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Toulon. L'ex-numéro trois mondial du secteur était en proie depuis plusieurs mois à des difficultés financières et accusait un déficit de 9 millions d'euros au moment de sa liquidation.
Environ 30.000 femmes portent des prothèses PIP en France, soit 6 % des femmes porteuses d'implants mammaires en silicone dans le pays, d'après l'Afssaps.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire