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dimanche 29 avril 2012

Le KCE fera plus attention au patient

Les études du KCE, centre fédéral d'expertise, ont pour objectif d’aider à la décision en matière d’organisation et de financement de soins de santé de qualité et efficaces. Elles n’auront cependant que peu d’impact si leurs résultats ne prennent pas suffisamment en compte les réalités du terrain. C’est la raison pour laquelle le KCE souhaite impliquer encore plus systématiquement ceux qui sont directement concernés par son travail, c'est-à-dire les stakeholders. Ce ‘stakeholder involvement’ est le fil conducteur du rapport annuel 2011 du KCE.

Un bon avis ne pourra certes jamais être une simple émanation 'démocratique' de toutes les parties prenantes. Pour un organisme scientifique comme le KCE, qui place l’indépendance au sommet des ses valeurs, une implication poussée à l’extrême de parties porteuses d’intérêts particuliers, peut aussi comporter un risque.

C’est la raison pour laquelle le KCE a développé des méthodes de concertation précisant de manière claire pour tout le monde, les règles du jeu et les résultats qui peuvent en être attendus. Pour ce faire, il s’est inspiré de pays voisins: la France, l’Allemagne et la Grande Bretagne, où des agences comparables impliquent les stakeholders, dont les citoyens-patients, dans la rédaction de leurs recommandations de politique.
"La consultation des patients est une idée assez neuve chez nous. En Belgique, nous n’avons pas les moyens de mettre en place des processus aussi complexes. Néanmoins, nous sommes conscients que nous devrons, à l’avenir, aller beaucoup plus loin que ce que nous faisons à l’heure actuelle", a commenté Raf Mertens, directeur général du KCE.
La réaction des ministres compétents Onkelinx (fédéral), Tillieux et Vandeurzen (Régions), qui sont interviewés dans le rapport annuel, a été immédiatement positive. La ministre Onkelinx a ainsi déclaré: "On avait pris l’habitude de considérer les organisations mutuellistes comme des syndicats des patients. Mais ces organisations sont des généralistes en la matière. La collaboration avec des associations de patients est une nouvelle manière de dialoguer dont je n’ai qu’à me réjouir."
"Lorsque nous envisageons de modifier une politique ou d’en introduire une nouvelle, nous consultons déjà régulièrement les patients et les organisations qui les représentent, et en particulier la Vlaams Patiëntenplatform. Pourtant , nous remarquons encore très souvent que la représentation des patients doit être renforcée pour leur permettre d’assumer pleinement leur rôle de nouveau partenaire dans la politique de santé", a, quant à lui, indiqué le ministre Vandeurzen.

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